John Harrison Levee (1924-2017) un peintre insuffisamment reconnu - Un texte par Martine Manfré Itzinger

Le Musée Privé Magazine d'Art Moderne et Contemporain

John Harrison Levee devant une technique mixte sur panneau dimensions 185 x 120 cm signée en bas à droite et datée 2000A quand une exposition consacrée à John Levee dans nos institutions, qui pourrait être comprise comme un réveil ou, tout du moins,comme la réparation d'une injustice tardive faite à une grande figure de l'abstraction. La question est : pourquoi sa fortune critique n'est elle toujours pas à la hauteur de celle de ses contemporains? La reconnaissance de cet artiste majeur de l'abstraction semble toujours aussi discrète, bien en deçà de la renommée des artistes américains de sa génération tels que Rothko,Stella, de Kooning et consorts.
Pourtant, bon nombre de ses oeuvres figurent sur les cimaises des musées et galeries nationaux et internationaux (1) et il a été invité à plusieurs reprises à enseigner dans de nombreuses universités américaines (2) . C'est dire si sa réputation n'est plus à faire.

Il serait peut être temps de rendre hommage à un artiste qui est venu et a vécu en France et dont les qualités créatrices, jamais remises en cause, justifieraient largement qu'une rétrospective lui soit consacrée en France et pourquoi pas à Paris dans sa ville d'adoption.
Nous nous sommes donc posé cette question : pourquoi John Levee n'est-il pas sollicité à la hauteur de ses contemporains? Reconnu aujourd'hui aux Etats unis, et ce n'est qu'un juste retour des choses, il n'a pourtant pas la notoriété des Pollock, De Kooning, Stella, Sam Francis, et autres grandes figures de l'abstraction américaine après 45. Les institutions françaises ne l'ont pas mieux traité. Bien que vivant et travaillant dans ce pays jusqu'à son décès en 2017, son nom n'apparait que très peu dans la littérature spécialisée (3)

Il semblerait que son indépendance d'esprit l'ait desservi car il est resté fidèle à une forme de liberté artistique jugée rebelle et a accordé plus d'importance à son art qu'au marché de l'art. Les protagonistes du théâtre artistique international lui en ont a apparemment tenu rigueur.
Les raisons de sa visibilité discrète sont également liées au contexte international difficile de l'immédiate après guerre et de ses conséquences inévitables, et malheureusement toujours d'actualité, sur sa fortune critique mais aussi sur le paysage artistique français et international. Il nous faut donc revenir sur le parcours de John Levee et sur le contexte artistique lié au contexte géo politique de son époque qui expliqueront en partie son succès modéré auprès des institutions et du public français.


(1) - https://www.le-musee-prive.com/211-vente-art/catalogue-raisonne-john-harrison-levee/musees/731
https://www.le-musee-prive.com/catalogue-raisonne-john-levee/65-expositions-particulieres.html

(2) - New York University, University of Southern California de Los Angeles, Washington University

(3) - Patrick Reynolds, L'Expressionnisme Abstrait, Editions Le Musée Privé, 2007
Site Internet : www.le-musee-prive.com
https://www.le-musee-prive.com/catalogue-raisonne-john-levee/66-presse.html

 John Levee dessin vers 1950 dimensions 42 x 27 cm signé en bas à gaucheJohn Levee, né en 1924 à Los Angeles, est Américain,d’origine lituanienne. Il prend part à la Seconde Guerre Mondiale pour défendre les valeurs qui sont les siennes et s’enrôle comme jeune officier pilote dans la United States Air Force. A son retour, diplômé en art et en philosophie à l’Université de Los Angeles (UCLA), il obtient une bourse du gouvernement américain qui lui permet de se rendre à Paris où il intègre l’Académie Julian en 1950 (c'est là qu'il rencontre Sam Francis à son arrivée Paris en 1950).
L'Académie Julian dispense alors des cours dans les ateliers de Nus et de Natures mortes. Rien qui n'indique alors à John Levee qu'il sera un peintre abstrait. Mais au lieu de retourner aux Etats Unis, qui sont devenus entre temps le nouveau lieu des avant gardes, il décide de rester à Paris car pour lui, comme pour beaucoup d'autres encore, c'est là qu'il faut être pour devenir peintre (4) .

Il se fait rapidement remarquer et la Galerie Huit (5)  qui expose les artistes américains à Paris, lui offre sa première exposition personnelle en 1951 tandis qu'il s'expose au Salon de Mai de cette même année.
D'autres expositions dans le monde vont suivre (6) ainsi que dans des galeries parisiennes dynamiques et avant gardistes où il est représenté aux côtés de Hartung, Soulages, Vieira da Silva, de Staël et bien d'autres. On remarque à ce titre la Galerie Craven (7) qui lui donne une visibilité parmi ‘’Les peintres Américains en France ‘’ en 1953, la Galerie de France (8) qui le situe comme peintre de la Nouvelle École de Paris en 1956 lors d'une exposition intitulée "Dix jeunes peintres de l’École de Paris", le Musée des Arts Décoratifs en 1960 qui lui offre une visibilité dans une exposition intitulée ‘’Antagonismes’’ et la fameuse exposition annuelle ‘’L’École de Paris’’ à la galerie Charpentier de 1958 à 1961.

 

(4) - http://www.dailymotion.com/video/x1ssjh1_extrait-interview-john-levee_creation

(5) -  Galerie Huit, Rue saint julien le pauvre, Cf : Exposition American artists, 1950-1952, Du 2 Nov au 28 Déc 2002, Studio 18 Gallery, 18 Warren street, NY.

(6) -  S'enchainent ensuite des expositions à Londres et dans de nombreux pays d'Europe, jusqu'en Israel et aux Etats Unis. II est aujourd'hui représenté dans les musées américains les plus prestigieux dont le MOMA et le Solomon R. Guggenheim, mais aussi aux Musées d'Amsterdam, de Bâle, de Paris (Beaubourg et Saint-Lô qui célébra le soixantième anniversaire du débarquement auquel participèrent John Levee, John Franklin Koenig et Joe Downing, avec une importante exposition rétrospective collective).

(7) - John Craven, de son vrai nom Louis Conte, 1912-1981, ouvre une galerie d’art au 5 rue des Beaux-Arts où sont présentés de jeunes peintres abstraits comme Hartung, Poliakoff, Wols…

(8) - La Galerie de France, créée en 1942 fut dans les années 1950 et 1960, sous l'impulsion de Myriam Prévot et Gildo Caputo, l'une des plus importantes galeries parisiennes.Présentant la plus large part des peintres de la non figuration et de l'abstraction lyrique, elle devient dans les années 1950 et 1960 l'une des plus importantes galeries d'art parisiennes. "La Galerie de France était alors une véritable institution, elle dominait la vie artistique internationale et était devenue le lieu d'exposition obligatoire de tout artiste venant du monde entier qui recherchait la consécration de Paris, pour quelque temps encore capitale mondiale de l'art.

Enfin, dans les années 80, il expose à la Closerie des Lilas, lieu emblématique des artistes et intellectuels de Montparnasse. Ces expositions sont donc très significatives car elle définissent l'artiste, non comme un artiste américain à Paris, mais comme artiste de la nouvelle École de Paris.
Tout d'abord ces expositions mettent en évidence la personnalité très indépendante de l'artiste qui, il nous faut le rappeler, vient à Paris après avoir obtenu une bourse des Etats Unis mais fait le choix de ne pas y retourner. Or, New York est alors incontournable pour les jeunes artistes américains (mais pas seulement) qui désirent construire leur avenir dans le monde de l'art pendant et après guerre. New York est devenue la première plaque tournante du marché de l'art international depuis que les artistes qui ont quitté la France pour fuir le nazisme se sont exilés aux Etats Unis et, de ce fait, ont déplacé l'activité artistique parisienne bouillonnante à New York. En même temps, le dynamisme économique américain, la participation à la libération de la vieille Europe et la confrontation avec les artistes parisiens avant gardistes aux Etats Unis ont entrainé une prise de conscience des artistes américains de leurs propres qualités, de leur singularité et de leur nouveauté qui pouvait éclipser ou au moins rivaliser avec les européens. Ainsi nait l’École de New York et l’expressionnisme abstrait au détriment de Paris et de ses mouvements du passé.
Les années 50 montreront qu'il n'y a plus de retour en arrière possible. Pourtant, malgré cette émancipation, dans laquelle Pollock et de Kooning vont jouer un rôle essentiel, Paris ne lâche pas prise et lutte, jusqu'à aujourd'hui, contre l'hégémonie américaine dans le paysage artistique international.

 

Dans ce contexte, John Levee va affirmer son esprit libre, ce qui va stimuler sa création mais le desservir auprès des institutions publiques et privées qui auraient pu l'aider à gagner une notoriété rapide, efficace et indubitablement très lucrative.

Par le choix de demeurer à Paris John Levee a mis en évidence son attachement à la France, ce qui est sans doute ressenti par les américains comme une forme de trahison, une attitude peu patriotique. Si ses actes de bravoure durant la guerre, sa réussite universitaire et la bourse obtenue (G.I. Bill : Bourse d’Étude du gouvernement américain) démontraient aux yeux de tous qu'il était un bon citoyen américain, en tant qu'artiste, il n'a pas fait allégeance. Par ses choix, Levee a pris ses distances avec la récente hégémonie artistique des Etats Unis et l'École de New York et convient implicitement que Paris reste la meilleure source d'inspiration pour son art. De fait, en participant à l'exposition qui met à l'affiche la nouvelle École de Paris, il se désolidarise en quelque sorte des artistes américains de New York (qui eux vont profiter des retombées promotionnelles des galeristes et des intervenants internationaux sur le marché de l'art) et montre qu'il place son art au dessus des contraintes du marché de l'art où l'expressionnisme américain domine. Il est toutefois important de relever qu'au regard de son oeuvre, il n'est pas éloigné de l'expressionnisme abstrait américain et de l'Action Painting dont il est indubitablement l'un des brillants représentants. Il choisit cependant Paris à New York comme terre d'adoption et de création et décide de suivre son propre chemin, ce qui le desservira pour la reconnaissance de son oeuvre et lui vaudra l'étiquette d'artiste de la nouvelle École de Paris.

Mais qu'est ce que l'École de Paris?
Si la première École de Paris exerce encore aujourd'hui une fascination romantique par sa vie de misère et de fête dont la légende est aussi fondée sur la vie solidaire et quasi communautaire, la nouvelle École de Paris reste plutôt mal connue du public.

L'École de Paris pose toujours problème pour définir ce qui fait sa spécificité et chaque exposition relance le débat pour tente de clarifier le sujet. Si l’on connait individuellement bon nombre des artistes qui font partie de cette communauté, qu'ils soient de la première ou de la seconde École de Paris, on en oublie malheureusement encore d’autres aujourd'hui car leur seul véritable point commun est de vivre à Paris. Pas de théorie ni de théoricien, pas de contrainte technique ou d'objectif plastique mais un seul mot d'ordre : "Innover en toute liberté!"

La première École de Paris, nommée ainsi par Warnod vers 1925, désignait un regroupement cosmopolite d'artistes pour la plupart immigrés, encore figuratifs mais néanmoins novateurs, voire provocateurs, et concentrés autour du Bateau lavoir à Montmartre, de la Ruche et de la cantine de Marie Vassilief à Montparnasse (9) . Cette communauté artistique a donné une nouvelle impulsion à l’art européen au moment où les grands courants d’avant-garde s’essoufflaient : Impressionnisme, néo impressionnisme, fauvisme, Dada, surréalisme, métaphysique ou futurisme, tous ont été de formidables leviers pour l’art moderne mais ne présentent plus l’attrait de la nouveauté bien que certains artistes (on peut citer Matisse et Picasso à titre d'exemple mais ils ne sont pas les seuls) continuent d'expérimenter et de se renouveler. La seconde École de Paris, apparait, quant à elle, en 1941 pour prendre son essor après 1945 (10)

 

C'est donc le besoin de changement après guerre (puisque les anciennes institutions et valeurs en vigueur en 1939, comme en 1914, n'ont pas su éviter le conflit et les horreurs qui en découlent) qui fait naître la nouvelle École de Paris, en dehors de tout discours tranché qui, durant cette période encore troublée, aurait su satisfaire le besoin du public de références solides et rassurantes. Or la Nouvelle École de Paris ne prend parti pour rien (11).

(9) -La première École de Paris est restée figurative sans pour autant défendre le retour à l’ordre. En cela, elle fait preuve de cohésion. Figuration et modernisme se manifestent, tant dans la forme que dans la couleur, par une géométrisation modérée mais présente, une simplification de la forme et une palette puissante au chromatisme expressif qui atteindra son paroxysme avec Soutine.
Le galeriste phare en est sans conteste Sborowski qui exposera tour à tour Derain, Krémègne, Soutine, Modigliani, Chagall, Breuillaud, Iché, Ebiche, Utrillo, Aujame, ainsi qu' Henri de Toulouse-Lautrec, Auguste Renoir, Paul Cézanne et Jean Fautrier.

(10) - Parmi les artistes les plus connus de la nouvelle École de Paris, on peut citer : Bazaine, Bissière, de Staël, Debré , Estève, Hartung, Lapicque, Le Moal, Manessier, Matthieu, Messagier, Music, Pignon, Poliakoff, Soulages, Stoebel, Tal Coat, Ubac, Vieira da Silva, Zao Wou-Ki.

(11) - Ce qui avait déjà été reproché à la première École de Paris notamment par Delaunay qui, dans une lettre de 1916, a parlé « d’une peinture stupide faite par certains mystificateurs, la plupart étrangers à la France mais qui ont fait marcher le monde en se disant Made in Paris ».

 

John Levee 1950 photo VauxDurant la seconde guerre mondiale, les artistes d'avant garde qui se trouvaient à Paris avant la guerre ont été contraints de se cacher ou de s'exiler, pour beaucoup aux Etats Unis, ce qui a eu pour conséquence de propulser New York à la première place sur la scène artistique internationale, place conservée jusqu'à aujourd'hui. Une partie du ferment avant gardiste a cependant continué de produire et de se réinventer, dans la clandestinité ou la discrétion, avec peu de moyens mais avec la rage de survivre. École de Paris et École française se confondent peu à peu dans l'esprit de la critique française pour faire surgir à la libération cette nouvelle École de Paris qui va exprimer une nouvelle perception du monde et une nouvelle manière de le transcrire. Les jeunes peintres de l’avant-garde vont alors tenter de redéfinir la peinture et trouver de nouvelles assises à une refonte artistique totale. La nouvelle École de Paris va aussi cristalliser la détermination du Paris d’après guerre à demeurer un centre artistique fécond et novateur, qui n'a pas perdu tous ses atouts et veut tenir tête à l' École de New York. Et même si elle pèche dans un premier temps par un académisme à l'iconographie encore trop lisible, cette avant garde prometteuse va très rapidement se révéler très dynamique, prenant ses distances avec l'objet jusqu'à son effacement total. La peinture devient forme, geste, couleur et rythme qui la porte vers la non figuration puis vers l'abstraction. Elle est aussi une oeuvre combative, désireuse de remettre Paris au devant de la scène. L'art informel, s'il commence plus prudemment qu'aux Etats Unis car la tradition est bien ancrée en Europe, donnera à la surface picturale ses lettres de noblesse. Le sujet de la peinture, c'est la peinture elle même. Support et surface se transforment en champ d'expérimentation plastique, sans discours préalable ni contraintes de matière, de palette, de technique ou de forme.
Les artistes des deux Ecoles de Paris ont eu pour point commun de bouleverser l'ordre artistique établi, d'adopter puis de reconsidérer de manière individuelle (et non collective) les percées formelles de leurs ainés, d'adhérer à un esprit plus qu'à une école en se réappropriant un panel d’éléments plastiques fédérateurs mais organisés de manière personnelle. Il s'agit d'un ralliement d'individualités autour d'un désir commun de Liberté et de Nouveauté.
N'y a t-il pas beaucoup de John Levee dans ces deux vocables?
De toute évidence John Levee a su tirer parti de ses années parisiennes mais faut-il pour autant l'exclure de l' École new-yorkaise? Observateur et jamais plagiaire, il s'est nourri des rencontres qui ont jalonné son parcours pour mieux suivre sa propre voie artistique.

Connaitre le passé, s'en imprégner,
puis s'en libérer sans le renier
et enfin renaître et vivre
Dès lors, différentes étapes marquent son travail où l'expressionnisme abstrait new yorkais n'est pas absent. Ainsi, dans ses oeuvres des années 50, sa gestuelle spontanée marque son appartenance à ce premier grand mouvement artistique des États Unis, connu sous le nom d'expressionnisme abstrait. Sa peinture fait montre d'une technique parfaitement maitrisée qui lui permet de marier empâtements et transparences, matière et glacis, ombre, lumière, forme et dessin sans que l'un prenne le dessus sur l'autre, ligne et couleurs chatoyantes ou terreuses.
Tout est à sa place, se répond et invite l'oeil à vagabonder d'un plan à l'autre sans jamais désirer se fixer.
 

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CRJL1953 N°01 CATALOGUE RAISONNE JOHN LEVEE
John Harrison Levee gouache 51 x 65 cm signée en haut à gauche et datée 1953,
Exposition Galerie Le Musée Privé.
CRJL1953 N°05 CATALOGUE RAISONNE JOHN LEVEE
John Harrison Levee, sans titre 1953
gouache sur papier Dimensions de l'oeuvre : 51 x 74 cm
Exposition Galerie Gimpel & Müller - Paris

Il y a trop à voir dans la peinture de Levee !
L'oeuvre se révèle au fur et à mesure que l'on passe de la globalité au détail. Puis l'on explore l'oeuvre de détails en détails parmi lesquels on croit déceler quelques objets encore lisibles. Enfin, on revient finalement vers une vue d'ensemble que l'on redécouvre sous un jour nouveau.
Dans les années 70, John Levee va rester fidèle à l'abstraction qui s'est imposée à lui dès les années 50 mais répond, par la rigueur, aux excès de l'abstraction lyrique dans laquelle il ne veut pas se perdre. Il se tourne alors vers le Hard Edge (12) et peint des formes colorées géométriques en aplat, juxtaposées et/ou séparées par des lignes fermes qui ne sont pas sans rappeler les aspirations de Malevitch, Mondrian et Van Doesburg.

12 - Mouvement né en Californie et représenté par des artistes comme Frank Stella, Ad Reinhardt, Bridget Riley, Kenneth Noland, Robert Indiana, Elworth Kelly.

Comme il avait pris de la distance avec la représentation, il met l'émotion personnelle en retrait pour nous parler de peinture et nous mettre face à toutes les possibilités offertes par ce médium.
Mais pourquoi se limiter au lyrique ou au géométrique et ne pas confronter les deux?
John Levee met dès lors en doute l'antinomie entre abstraction lyrique, gestuelle ou expressive (peu importe comment on la nomme) et l'abstraction géométrique. A partir des années 90, s'épanouit une peinture à la fois expressive et plus construite et son oeuvre, peut-être moins spontanée que dans ces premières années, s'enrichit, en toute liberté, par la diversité des techniques (peinture à l'huile, acrylique, gouache, encre, collage…), des matériaux et des supports, (toile, panneaux, carton lisse ou ondulé…).


technique mixte sur panneau dimensions, signée en bas à droite du monogramme JL et datée 01, contresignée au dos et datée 2001, dimensions 30 x 40 cm Collection H.L.G

CRJL2001 N°01 CATALOGUE RAISONNE JOHN LEVEE
technique mixte sur panneau dimensions, signée en bas à droite du monogramme JL et
datée 01, contresignée au dos et datée 2001, dimensions 30 x 40 cm Collection H.L.G


levee2005 65x50 march1h
CRJL2005 N°03 CATALOGUE RAISONNE JOHN LEVEE
John Harisson LEVEE (1924-2017) Composition, 2005
Technique mixte et collage sur carton.
Signée et datée en bas à droite dimensions 65 x 50 cm,
contresignée au dos et intitulée March I - 2005

 

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CRJL1970 N°05 CATALOGUE RAISONNE JOHN LEVEE
(1924-2017) Composition géométrique, 1970
Huile sur toile, signée, datée «décembre III 1970» au dos
dimensions 65 x 92 cm

levee2003 mai1 575x455h

CRJL2003 N°04 CATALOGUE RAISONNE JOHN LEVEE
technique mixte et collage sur panneau de 2003, signée en bas à
droite et datée 03, dimensions 57,5 x 45,5 cm - Contresigné au dos 

John Levee démontre non seulement que l'image explicite n'est pas nécessaire mais que les clivages abstraction lyrique ou géométrique, École d Paris ou de New York n'ont pas lieu d'être.
Sa créativité et la sensualité de son oeuvre sont sans limite.
Ce qui importe, c'est la peinture!

Martine Manfré Itzinger

manfre itzinger portraitTexte de Martine Manfré Itzinger

Contact : Martine Manfré Itzinger
Tel : (33)685542930
martine.manfre.itzinger(at)gmail.com
https://martinemanfreitzin.wixsite.com/website
Historienne de l'Art (Art Moderne et contemporain, Paris I Panthéon Sorbonne)
Conférencière Nationale et animatrice culturelle

 

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