Raoul UBAC LAURENTIN GaLLery Bruxelles

Le Musée Privé Magazine d'Art Moderne et Contemporain

Raoul Ubac LaurentinLAURENTIN GaLLery
Bruxelles
Raoul UBAC
sculptures & dessins
vernissage le jeudi 12 novembre 2015
Exposition >> 13 novembre 2015 // 9 mars 2016
Rue Ernest Allard, 43 I 1000 Bruxelles I Belgique
Tél. : +32 (0)2 540 87 11 I contact(at)laurentingallery.be

http://www.galerie-laurentin.com/

La Laurentin gallery présentera à partir du 12 novembre sa plus importante exposition de l’année :
Un hommage à Raoul Ubac, sculpteur et dessinateur originaire des Ardennes Belges, figure majeure de la création du xx° siècle.
Après plusieurs années de travail, la galerie est en mesure de montrer un ensemble significatif de sculptures, de gouaches et de dessins, soit environ 55 pièces.
Il n’y a pas eu d’exposition de cette ampleur en galerie depuis la disparition de l’artiste.
Un panorama en 25 sculptures allant de 1950 à 1970 permettra d’avoir une vision très complète de son travail.
De plus, la sélection d’oeuvres sur papier fera découvrir des pastels inédits de la période CoBrA, mouvement dont Ubac fut un membre actif dès sa fondation en 1947.

Raoul Ubac naît en 1910, dans la petite ville de Malmédy, située à la frontière de la France. Il a goût pour les voyages et commence
à visiter une partie de l’Europe par une randonnée à pied. C’est uniquement lors de son deuxième séjour à Paris, en 1928 qu’il noue son premier contact avec les surréalistes. Il commence sa formation par la fréquentation des ateliers de Montparnasse, délaissant alors les lettres pour la peinture.
Il quitte Paris pour Cologne en 1932 où il étudie à l’Ecole des Arts Appliqués et qui le rapproche notamment des « artistes progressifs».

Image : Raoul Ubac Torse Courtesy Laurentin Gallery

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Après sa formation et quelques voyages en Autriche et en Dalmatie, il retourne à Paris en 1934 où il publie un recueil de poèmes et de photos. Dès cette période, il travaille énormément avec les surréalistes et opte pour la photographie. En même temps, il apprend la gravure dans l’atelier de l’anglais William Hayter.
La guerre ne laisse aucune chance à la survie du groupe des surréalistes dont Ubac se désintérresse à partir de 1942. C’est uniquement en 1946, en Haute-Savoie qu’il se passionne pour l’ardoise après en avoir ramassé un fragment sur lequel il commence à graver des dessins. Son intérêt nouveau pour ce matériau ne le quittera plus.
Pourtant, il se remet à la peinture l’année suivante et fait sa première exposition dans la Galerie Maeght, avec qui il reste en collaboration durant toute sa carrière. A partir de ce moment, il travaille la peinture et l’ardoise en même temps. En 1951, il participe à la deuxième exposition du groupe CoBrA à Liège. En 1957 il s’installe dans un village de l’Oise. Ces ardoises sont gravées de plus en plus profondément et se rapprochent des reliefs. Les thèmes des labours et des torses deviennent récurrents dans son oeuvre.
En 1965-66, il prend part à l’exposition rétrospective CoBrA à Rotterdam.
L’ardoise lui sert tout d’abord pour des recherches graphiques avant de devenir, un de ses supports favoris. Malgré la difficulté du matériau, Raoul Ubac arrive à travailler cette pierre avec des outils de sculpteur donnant un rendu très proche du relief, alternant tout d ‘abord clou de charpente et burin. Il utilise par la suite des outils divers qui gravent, chacun de manière singulière son oeuvre.
La lumière joue un rôle singulier car elle révèle une nuance de gris particulière, tirant parfois sur des teintes bleutées et donnant toute sa profondeur à une simple plaque d’ardoise.

1910
Naissance à Malmédy, petite ville des Ardennes belges.

1920-28
Etudes à l’Athénée royal de Malmédy. Randonnées à pied à travers une partie de l’Europe. Premier court séjour à Paris en 1928.

1930-34
Second séjour à Paris. Premier contact avec le groupe surréaliste. Inscription passagère à la faculté des Lettres, vite
délaissée pour la fréquentation des ateliers de Montparnasse. Otto Freundlich le met en rapport avec les artistes «
progressistes » de Cologne. Il s’inscrit à l’école d’arts appliqués de la ville, y travaille pendant plus d’un an, surtout le
dessin et la photographie. Voyage en Autriche. Séjour prolongé en Dalmatie (Croatie).
Retour à Paris. Publie en collaboration avec Camille Bryen et sous le nom de Raoul Michelet un recueil de poèmes et
de photos intitulé Actuation poétique.

1936-39
Au cours de cette période, sa vie est étroitement liée à celle du groupe surréaliste, dont il partage toutes les activités.
A partir de 1937, ses photos paraissent dans la revue Le Minotaure. En même temps, il apprend la gravure à L’Atelier
17 de Wiliam Hayter.

1939-45
La guerre fait éclater le groupe surréaliste. En 1940, Ubac se réfugie à Carcassonne en compagnie de René Magritte
et de Jean Scutenaire. Rapatrié, il partage sa vie entre Paris et Bruxelles. Il collabore à la Main à plume mais fréquente
surtout à Paris le groupe de la revue Message dirigée par Jean Lescure. Il y rencontre entre autres Eluard, Queneau,
et surtout André Frénaud avec qui il va lier une amitié fructueuse. Il prend ses distances vis-à-vis du surréalisme.

1946
Au cours d’un séjour en Haute-Savoie, il ramasse un fragment d’ardoise dont la forme l’attire et, à l’aide d’un vieux
clou, y grave un dessin. Il est fasciné et passionné par ce matériau qu’il n’abandonnera plus.

1947
Ubac se remet à la peinture. Il emploie des émulsions, surtout celles à base d’oeuf et évite de se servir d’huile. Il
collabore à la revue Troisième Convoi et fréquente des artistes de la galerie Denise René comme Bazaine et ses amis.

1948
Il réalise la couverture de Voir, livre de Paul Eluard, illustré par plusieurs peintres.

1951
En janvier, Ubac présente sa première exposition de peintures à la galerie Maeght, où par la suite il exposera
régulièrement. La même année, il organise à Wuppertal la première exposition de ses ardoises gravées et taillées.
Celles-ci sont gravées de plus en plus profondément et deviennent de véritables reliefs.
Il participe à la deuxième exposition CoBrA à Liège.

1954
Il reçoit le quatrième prix à l’exposition du Carnegie Institute de Pittsburgh (U.S.A).

1957
Ubac acquiert une maison à Dieudone dans l’Oise où il finira par habiter définitivement.

1961
Par l’ardoise, il aborde le corps, dans des torses très minces, striés de fines lignes, et le paysage, dans des reliefs
aux lignes parallèles et rythmées. Il réalise un vitrail en verre antique de Braque, ainsi qu’un autre pour l’église de
Varengeville.

1965
Il prend part à l’exposition rétrospective du groupe CoBrA à Rotterdam.

1966
Ubac expose à la galerie Maeght une vingtaine d’oeuvres, résultat des dernières années de travail. Ces peintures
exécutées sur panneaux recouverts d’un mortier à base de résines synthétiques permettent les effets simultanés du
relief et de la couleur. Les thèmes de ces oeuvres sont des labours et des torses.

1967
Maeght éditeur publie deux ouvrages illustrés par l’artiste : Vieux Pays, poèmes d’André Frénaud (13 eaux-fortes
originales) et La Poésie française et le Principe d’identité, texte d’Yves Bonnefoy (2 eaux-fortes originales).

1968
Rétrospective de son oeuvre peint et sculpté au palais des Beaux-Arts de Charleroi, à celui de Bruxelles et au musée
d’Art Moderne de Paris. Ubac participe également à des expositions collectives, notamment le Pittsburgh International,
L’Art vivant 1965-1968 à la Fondation Maeght, Montréal II, et la VIIème Biennale de Menton.

1969
Expositions personnelles à la maison de la Culture de Reims et d’Amiens.


1970
Parution de la grande monographie consacrée à l’artiste et à son oeuvre aux éditions Maeght.


1971
Exécute 5 stèles, hautes figures féminines sculptées en bois recouvert de résine synthétique amalgamée. Exposition
personnelle d’ardoises à la Comédie de Caen et rétrospective au château de Ratailly. Depuis 1967, en collaboration
avec différents architectes, Ubac réalise de grandes mosaïques murales à Saint-Cyr, Orsay et Reims.

1972
Exposition à la galerie Maeght, à Paris.

1973
Exposition à la galerie Michel Vokaer, à Bruxelles.

1974
Exposition au musée municipal d’Evreux et à la galerie Maeght de Zurich.

1975
Expositions à la galerie Protée de Toulouse, au musée de Metz et au musée de Luxembourg.

1976
Ubac se consacre pendant deux ans à la réalisation de travaux monumentaux, au lycée de Tomblaine, près de Nancy, à
la faculté de sciences de Villeneuve-d’Ascq, à Charleroi et à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris.

1978
Rétrospective à la fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence.
Exposition au musée des Beaux-Arts du Havre et au musée d’Evreux.

1979
Comme un sol plus obscur, livre d’empreintes d’ardoises tirées à la main illustrant un poème de Claude Esteban

1980
Exposition chez Christopher Hewett (Taranman Gallery, London) d’une série de 24 ardoises de petits formats, qui
diffèrent de la technique habituelle par leur aspect lisse et poli.

1981
Rétrospective au musée Saint-Georges à Liège.

1982
Exposition à la galerie Maeght à Paris de ses dernières ardoises et dessins

1983
Exposition Photos des années trente à la galerie Maeght de Paris.
Réalisation par Charles Marq de 4 vitraux pour le choeur de la cathédrale de Nevers.

1985
Raoul Ubac, malade, se retire pour mourir à Dieudonne.

 

 

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