Du 1er juillet au 1er octobre 2017, Jean-Pierre Raynaud est le cinquième invité du MAMO (Marseille Modulor) après Xavier Veilhan, Daniel Buren, Dan Graham et Felice Varini. Le cinquième point de vue singulier sur la Cité Radieuse du Corbusier, sa terrasse et son gymnase redevenu centre d’art par la volonté d’Ora Ito. « Avec le soutien de Longchamp, le MAMO poursuit son cycle d’invitations annuelles auprès d’artistes immenses, seuls capables de prendre le pouvoir sur des espaces imposants et de se mesurer à ce lieu hors du commun. Jean-Pierre Raynaud est une référence capitale de mon éveil à l’art. Sa maison bien sûr, sa stature et l’ensemble de son œuvre ont façonné une part de ma culture artistique. » résume Ora Ito.

« Je ne me sens pas en concurrence avec d’autres artistes, mais comme un invité au MAMO. Invité par le Corbusier à qui je dois faire une réponse aussi libre qu’il l’était lui même. Ce qui m’intéresse ce n’est pas de montrer des œuvres, mais de rencontrer cette architecture. En particulier cette terrasse classée où l’on ne peut pas tout faire.» précise Jean-Pierre Raynaud revenu du marché de l’art et de ses excès pour se consacrer au plaisir de la création pure.

L’artiste français a voulu un seul geste, une seule œuvre. Une flèche monumentale de 17 m posée à l’horizontale sur la terrasse en direction du gymnase « Je fais une exposition pour les oiseaux, pas pour les gens. Cette terrasse en altitude m’évoque un porte avion, une piste d’atterrissage pour soucoupes volantes, je veux la voir du dessus. La flèche noire comme une ombre pointera sur le MAMO qui renferme mon trésor, une série de pièces historiques importantes dans mon parcours. Cette flèche dit « c’est ici », l’événement est là, mais elle dit aussi « C’est moi ». Il s’agit de vanité au bon sens du terme. D’ambition et non de prétention. Je pose un signe sur cette architecture pour la confronter à mon échelle personnelle ».

« La flèche c’est d’abord la trace de l’homme, l’un des signes les plus anciens de l’écriture que l’on retrouve sur les parois des cavernes. La flèche s’est aussi une arme et c’est aussi une direction. Enfin la flèche marque un lieu précis celui qui fait la différence. Aussi il n’est pas anodin qu’un homme l’accapare pour dire « ici », pour dire « je » suis celui qui marque, qui imprime sa trace pour capturer l’espace. L’ambition est immense, hors limite. Le lieu ainsi signé devient unique à travers ce geste artistique. » Jean-Pierre Raynaud, 2011

Portrait Jean-Pierre Raynaud crédit photo Philippe Chancel 

Portrait Jean-Pierre Raynaud crédit photo Philippe Chancel

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 Le showroom Ligne Roset Réaumur accueille une série de pièces uniques conçues par le céramiste et ébéniste français Julien Capron. Des tables d’appoint graphiques qui jouent du contraste entre céramique et bois, mat et brillance, pour ce jeune créateur installé à Vallauris, petit-fils des célèbres céramistes Jacotte et Roger Capron.

Ligne Roset Réaumur

68 rue Réaumur

75003 Paris

Ebéniste formé à la céramique par sa grand-mère, Julien Capron entame une carrière dans les métiers d’art après une école de commerce et 7 années de bons et loyaux services dans un établissement bancaire. Après un CAP d’ébénisterie en 2015 et quelques stages plus tard, Julien Capron  installe son atelier à Vallauris, berceau de la céramique et réalise des pièces uniques. Des inclusions de céramique aux couleurs vives, assemblées sur du bois laqué noir, comme un puzzle délicat.
 

Julien CAPRON PM Rouge1 Rouge2

Julien CAPRON PM Rouge1 Rouge2

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 Hermès, Pierre Hardy & Didier Fiuza Faustino
“HBIV-Continuum”

jusqu’au 8 octobre

Hermès
24 rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris

www.didierfaustino.com

www.hermes.com

À l’occasion du lancement, jusqu'au 8 octobre à Paris, de la collection de Haute Bijouterie dessinée par Pierre Hardy pour la Maison Hermès, Didier Fiuza Faustino est invité à dessiner et concevoir la mise en espace de ces pièces uniques dans l’atmosphère donnée par le titre  HBIV-Continuum .

HBIV-Continuum © David Boureau

HBIV-Continuum © David Boureau

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 Alors qu'il donnera une conférence ce jour à 16H00 au salon Maison et Objet, six pièces emblématiques d' Ora Ito entrent dans la collection permanente du Centre Pompidou à l’initiative de Marie-Ange Brayer, conservatrice design et prospective industrielle. Les Virtual Products (ci-dessus 1997), détonateurs du parcours hors-norme du designer français de 39 ans, entrent sous forme de fichier 3D, accompagnés des projets bien réels One Line (Artemide 2005),  Iconik (Heineken 2006), Idylle (Guerlain 2009), Arborescence (Christofle 2009), Eva (Zanotta 2013) et Ico (Cassina 2016).
 

Ora Ito sac vuitton 2 - copie

Ora Ito sac Vuitton 2 - copie

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Petit rappel pour tous ceux qui se sont perdus dans l’immensité du salon Maison & Objet, ou qui n’ont pas pu venir, avec le vase Oiseau et la table Biplan deux des dernières créations 2015 Tsé & Tsé à retrouver entres autres dans les deux magasins à son enseigne, l’un au Louvre et l’autre dans le Marais à Paris. Fondée en 1991 par deux designers parisiennes, Sigolène Prébois et Catherine Lévy, Tsé & Tsé reste l’une des rares entreprises de création indépendante avec un optimisme inoxydable !

Vase Oiseau
Né sans plumes, l’Oiseau est un vase en faïence tachetée de couleurs. Les fleurs lui donnent sa parure et les herbes lui servent de vibrisses. La livrée de cet animal changeant se métamorphosera au gré des bouquets.

nouveautés tsé & tsé
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Né à Paris en 1969, diplômé de l’ENSCI-Les Ateliers (Paris) en 1995, Toan Nguyen est un designer industriel français installé à Milan. Après Paris et Barcelone, il fait ses gammes chez Antonio Citterio, où il prend la direction du design et cosigne pendant dix ans plus d’une quarantaine de produits entre autres pour Axor-Hansgrohe, B&B Italia, Flos, Iittala, Kartell,Technogym ou Vitra avant de fonder son propre studio en 2008.

Trajectoire impeccable d’un rigoriste hédoniste, fasciné à la fois par la production en série et par la pièce unique « sur-mesure », résultat d’un travail artisanal d’excellence.

Une rigueur du geste, un sens du détail qu’il expérimente au cœur de l’industrie si artisanale du meuble italien et dans les dojos à titre personnel : l’art martial comme expérience fondatrice de son approche quotidienne du design « Commencer un dialogue avec une entreprise, c’est ressentir la vibration particulière du lieu et des gens qui le fondent.

Exactement comme une salle vide ne peut devenir un dojo, une salle de combat, qu’après de longues années d’intense entrainement. Le frottement du travail et des compétences chargent les lieux ou les entreprises d’une énergie particulière que je traduis aussi dans les projets ».
 

toan nguyen1
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