31-05-2012

LE MUSEE PRIVE
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75017 Paris
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LE FONDS CANSON A SLICK10

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Pour la première fois, le Fonds Canson® pour l’Art et le Papier sera présent à Slick10 du 21 au 24 octobre 2010.

Fabien Mérelle est le premier lauréat du Prix Canson qui s’est déroulé en juin 2010 sous la présidence de Gérard Garouste.

La vocation du Prix Canson crée par le Fonds Canson® pour l’Art et le Papier est d’encourager, de promouvoir et de récompenser la création des artistes d’aujourd’hui et de demain.

 

« Recevoir le Prix Canson est un encouragement... Utiliser le papier Canson® me rappelle mon enfance, m’oblige à créer de façon différente et donne de la force à mon propos » déclare Fabien Mérelle.

Fabien Mérelle exposera 6 de ses œuvres sur le stand du Fond Canson® pour l’Art et le Papier à l’occasion de la foire de découverte en art contemporain.

« Nous avons découvert en Fabien Mérelle un artiste en devenir qui correspond à nos aspirations et espérerons que le cru de 2011 sera à la hauteur de celui de 2010 » explique  Monsieur Stéphane Hamelin, Président du Fonds Canson® pour l’Art et le Papier.

 
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Fabien Merelle Prix Canson® 2010 Antoine des Halles, 2010, encre sur papier 28,2 x 21 cm Courtesy Fonds Canson pour l’Art et le Papier

RENCONTRE AVEC FABIEN MERELLE
Il aime le rêve et les contraintes, le papier canson® et son pyjama,
Little nemo et les oreilles d’éléphant. Rencontre avec Fabien Mérelle, jeune
dessinateur, au style quasi maniaque et onirique, lauréat du Prix canson 2010.

Pourquoi dessinez-vous ?

J’ai 28 ans, j’ai toujours dessiné, c’est mon moyen de communication privilégié. Je suis sorti des Beaux-arts de paris en 2006, j’ai décroché ma première expo, puis je suis allé en résidence pendant un an à la Casa de Velázquez, à Madrid, l’équivalent de la Villa Médicis. depuis, je dessine tous les jours de 9h à 20h, c’est une nécessité.

Dans vos dessins, ce personnage récurrent, éternellement en pyjama, vous ressemble
beaucoup ?

C’est moi et je me représente toujours avec mon pyjama. Cela vient d’une contrainte très simple. Quand je suis sorti des Beaux-arts, je n’avais pas d’atelier. Je travaillais dans mon salon et je restais en pyjama toute la journée.
Comme je n’avais pas envie d’enjoliver les choses, je me suis représenté en pyjama, après, on m’a parlé de little nemo...

Devant vos dessins, on découvre que vous racontez une histoire, malgré le petit format, à chaque fois entre rêve et réalité ?

C’est mon but, mon défi, raconter une histoire. Ma feuille est une scène, un théâtre.
l’équivalent en littérature serait une nouvelle,et sûrement pas un roman. Quelque chose de court, mais de très dense. Pendant les Beaux-arts, lors d’un échange, je suis allé vivre quatre mois en Chine.  Je me suis alors retrouvé seul dans un immeuble en construction.
Complètement seul dans cette grande tour...
Toutes mes phobies d’enfance sont revenues. Je me suis mis en scène pour la première fois dans mes dessins et je me suis moqué de mes phobies, de mes peurs mythologiques. Depuis, je continue à me mettre en scène pour raconter mon quotidien, mes rêves, ou les petits événements qui jalonnent mes journées.

Parlons de votre trait, incroyablement précis, au-delà du réalisme.

Mon dessin est pulsionnel. Mon désir part le plus souvent d’un détail. pour un dessin avec un gros éléphant, tout est parti de l’oreille.
Je voulais absolument dessiner une oreille d’éléphant ! Je n’arrive pas à bien dessiner si le désir n’est pas là. le détail va me servir de charpente pour le reste. Ce réalisme, je veux qu’il me permette de faire des choses complètement irréalistes. Qu’il me permette, par exemple, de parler avec mon grand-père qui n’est plus de ce monde, ou de voler sur le dos d’un écureuil géant...

 
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Fabien Merelle Poulper, 2010, encre sur papier 28,2 x 21 cm Courtesy Fonds Canson pour l’Art et le Papier

Comment procédez-vous ?

Mon travail est une espèce de copier/coller. Je prends des choses à droite ou à gauche. avec mon iphone, je photographie des choses ou des gens dans la rue : une femme, un sdF, une foule, des moutons sur un banc... puis, j’essaie de me réapproprier les choses, la réalité.
Je n’ai jamais été satisfait par un dessin dans ma vie, mais à un moment, il faut que j’arrête. sinon, je les reprendrais encore et toujours.
Le volume d’une hanche, le pli d’un pantalon... le fait de travailler sur plusieurs dessins en même temps me permet de lâcher prise et d’abandonner un dessin. Cela m’arrive souvent d’aller trop loin dans les détails et de gâcher un dessin. il vaut mieux en dire pas assez que trop.

Quelle est votre technique ?

J’utilise un papier Canson® très fin, le premier papier, un papier de croquis qui ne me permet pas de poser de lavis, ni de la matière.
Pour la couleur, je suis obligé de passer par l’ordinateur. Je fais donc des tâches de couleur avec ma palette graphique, mais il n’y a pas de détail. puis, j’imprime ce « patron » coloré et je commence le dessin à ce moment-là enrajoutant tous les détails avec des encres de couleur. Je crois que j’aime beaucoup partir d’une contrainte et aller jusqu’au bout.

Un prix, c’est important ?

Quand je reçois un prix, je me dis que –peut-être – je n’ai pas tort de faire ce que je fais, qu’il faut que je continue. le but n’est pas le prix, je dois continuer à travailler, c’est un encouragement. Que cela soit un prix Canson,c’est très drôle. tous les artistes que je rencontre me conseillent de changer de papier. Moi, j’essaie d’aller au bout de cette contrainte, de garder ce papier qui me rappelle mon enfance et donne de la force à mon propos.

 
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Fabien Merelle Pentateuque encre sur papier 28,2 x 21 cm 2010 Courtesy Fonds Canson pour l’Art et le Papier

Fabien Mérelle vu par Gérard Garouste

« Fabien est quelqu’un qui n’est pas pris dans deshistoires de mode. Son travail est très personnel.
On voit qu’il cherche au fin fond de lui-même des choses qui n’appartiennent qu’à lui. C’est ce qui me paraît le plus important.
A cause du marché de l’art, les artistes ont tendance à se laisser influencer et produire des choses qui vont dans le sens du marché.
Souvent, derrière un artiste, il y a un pays et l’art devient un alibi pour mettre en valeur le pays.
Il y a les artistes chinois, russes, américains...Fabien est en dehors des modes et j’en suis ravi. »

FABIEN MÉRELLE,
primé par Gérard Garouste
Et son jury
A propos de Fabien Mérelle

Fabien Mérelle utilise toujours le même papier très fin Canson, Carnet de dessin au grain léger et le même format 28,2 x 21 cm. C’est une habitude prise alors qu’il était encore étudiant aux Beaux-arts de paris et dont il n’arrive pas pour l’instant à se défaire.
Durant son cursus, un de ses professeurs pointe l’absence d’imaginaire dans ses compositions, même s’il reconnaît une grande maîtrise dans le traitement, mais qui s’attache uniquement à reproduire au plus près. Cette réflexion le conduit à reprendre ses dessins d’enfant conservés par son père et à redessiner des t.o.c d’enfance.
Le dessin est alors envisagé comme un théâtre, la mise en scène est un moyen d’exorciser.
sa technique évolue, il passe du crayon au marqueur très fin à l’encre, puis à la plume.
Elle s’avère un moyen privilégié pour nuancer la ligne.
Quant à la couleur, elle s’est introduite tardivement dans son œuvre, utilisée au début uniquement en grands aplats. Aujourd’hui, il s’ouvre à une nouvelle approche coloriste. Chaque dessin de l’artiste raconte une histoire, figure un instant.
Fabien Mérelle s’interroge sur le monde qui l’entoure, dénonce avec beaucoup de poésie des situations dramatiques tel l’inceste. Les phantasmes sont suggérés. la réalité se mêle et dépasse le désir et vice versa.
Fabien Mérelle reconnaît un réel désir de retour à la nature. Ceci l’amène à convoquer tout un bestiaire, dont il use par métaphore, avouant une filiation certaine avec les Fables de Jean de la Fontaine.
Force est de constater que l’animal serait davantage porteur d’humanité que l’Homme.

Fabien Mérelle
Né en 1981
à Fontenay aux roses

Expositions personnelles
2010 Galerie Jeanroch Dard / Paris
Galerie Guy Bärtschi / Genève
2009 Galerie Michel Soskine / Madrid
Galerie Jeanroch Dard / paris
2008 Galerie Premier Regard / Paris


Expositions collectives
2009 art Brussel / Galerie Michel Soskine
art paris / Galerie Michel Soskine
salon du dessin contemporain /
Galerie Jeanroch Dard / Paris
salon du dessin ancien /
Collection Florence et Daniel Guerlain
 

Prix – bourse
2010 prix Canson
2007-2008 Elu membre de la Casa Velázquez / Madrid
2007 prix Keskar de la Fondation de France
2006 prix de dessin diamond
2003 prix de dessin Pierre David-Weill de l’académie des Beaux-arts
 

Formation
2001-2006 Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris
2005 Echange à l’Ecole d’art de xi’an (Chine)

 
 

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