Arriagada Carlos 1963 Serie Metal |
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Biographie Carlos Arriagada1963 Naissance de Carlos Arriagada à Santiago du Chili 1985/ 1988 Institut Professionnel d'Art et de Communication ARCOS à Santiago du Chili 1988 Festival d'art vidéo, Institut Chilien- Français de la Culture, section expérimental, Santiago du Chili 1990 Commence à travailler en tant que photographe indépendant dans les secteurs de la mode, la publicité, l'architecture et l'industrie.Il réalise également de nombreux portraits pour des comédiens, danseurs, musiciens... 1990/ 1992 Ecole Photo Art à Santiago du Chili. 1992 Premier Prix Couleur, Salon National d'Art Photographique, Santiago du Chili Fotografos de hoy, exposition collective, galerie Drugstore, Santiago du Chili 1992 à 1995 Salon National d’Art Photographique – Institut nord Américain de La Culture – Santiago - Chili1993 Second Prix « Monochrome libre », Salon National d'Art Photographique, Santiago du Chili Installe son premier studio photographique 1994 Premier Prix « monochrome libre », Salon National d'Art Photographique, Santiago du Chili Second Prix « Nu artistique » 1995 Mention d'honneur, Salon National d'Art Photographique, Santiago du Chili 1996 Cien fotografos, exposition collective, galerie Ziewood, Santiago du Chili 1997 Biennale d'art vidéo, clip Pesan mis pasos, Musée d'Art Contemporain, Santiago du Chili Premier voyage à Paris. 1998 Del mar a la cordillera, exposition collective, Musée Diego Rivera de Mexico Del mar a la cordillera, exposition collective, Centre Culturel du Mexique, Santiago du Chili Del mar a la cordillera Galerie Ziewood – Buenos Aires - Argentine1999 Del mar a la cordillera, exposition collective, Centre Culturel de Sao Paulo, Brésil Del mar a la cordillera Galerie Pierre Verger Bahia Brésil Del mar a la cordillera Centre d’Art Moderne -Guilmes – ArgentineDel mar a la cordillera Maison de La Culture du Mexique – Santiago - Chili 2000 Deuxième séjour en France 2001 Por Viaje vendo, exposition individuelle, Espace L’Oréal Santiago du Chili S'installe à Paris. S'installe à Paris. 2003 Corps et Mouvements, exposition individuelle, Galerie Le Musée Privé, Paris 2004 Salon de La Photographie Mairie de Paris - Paris 2006 17ème Salon des créateurs Centre Culturel Aragon – Orly - France Exposition Fusion Nuts Gallery – Paris Festival International de la Photographie Latino Américaine – Bassin de La Villette - Paris 2007 Itinéraires photographiques en Limousin Pavillon du Verdurier Limoges – France Musées1997 Del mar a la cordillera Musée Diego Rivera Mexico - Mexique 1998 Biennale d’art vidéo Musée d’Art Contemporain Santiago Chili Prix 2006 Prix de La Photographie 17ème mai des Créateurs – Orly- France 1994 1er Prix Monochrome Libre Salon National d’Art Photographique – Santiago - Chili 2ème Prix Nu Artistique Salon National d’Art Photographique – Santiago - Chili 1993 2ème Prix Monochrome Libre Salon National d’Art Photographique – Santiago - Chili 1er Prix Couleur Salon National d’Art Photographique – Santiago - Chili Catalogues Corps et Mouvement, Editions Le Musée Privé, Paris 2003 avec tirage de tête numéroté à 100 ex. 32ème salon National d'art photographique du chili, 1995 31ème salon National d'art photographique du chili, 1994 30ème salon National d'art photographique du chili, 1993 29ème salon National d'art photographique du chili, 1992 CARLOS ARRIAGADA : GEOMETRIES DE L’AMOUR par Jean-Paul Gavard-Perret Toute chose mentale a son arrière-pays qui se perd dans les ténèbres du corps dans sa nudité » écrit Bernard Noël. Et Carlos Arriagada cherche à dialoguer avec cette présence qui se tient là-bas, dans le noir et le blanc de ses nus argentiques savamment composés. Il découvre un langage plastique par lequel notre « Je » ricoche sur le « Tu » qu’il présente pour nous remplir d’ombre et de lumière, de lumière et de silence. En conséquence et à la question « Et vous, vous savez ce qu’il en est de l’amour ? » le photographe répond à sa façon. Plus besoin de mots mais le silence que chaque tirage impose. L’artiste comprend que la vérité d’Eros en dépit des brames amoureux est silence. La poésie d’amour est une poésie muette. Vouloir connaître la nudité par ce qu’écrire en écrit reviendrait à passer à côté. Non de l’outrepasser mais de passer outre. . La nudité telle qu’il la présente (et non représente ) reste la belle étrangère qui plus que faire rêver interroge. La femme allongée, debout ou assise donne à éprouver un sentiment de séparation en des chorégraphies statiques (plus que poses) inventées par l’artiste. Reste l’écart qu’il existe entre ces femmes et ceux qui les regardent. Les premières deviennent un éclat ou un état de dispersion dont on ne saura jamais rien. Pas même s’il permet d’entrevoir une révélation ou la destruction. Les deux probablement car elles sont inséparables. Arriagada nous fait glisser d’un état ordinaire de vision dans un état exceptionnel sans aucune prise sur le glissement. Bref rien n’a lieu que le lieu. L’artiste ne cherche pas à tout prix à créer un faux raccord entre le regardant et le regardé. Le corps est nu, mais la photographie demeure « habillée ». L’artiste sait que de l’amour de la nudité est d’abord celle de son inscription plastique. Elle seule génère la stupéfaction et le mystère de féeries aussi chaudes que glacées. C’est bien en cela qu’une telle œuvre est importante. De la plénitude de la nudité Arriagada caresse quelques bords et dresse quelques balises. Il se frotte viscéralement à son noyau mais pour n’en émettre que la syncope. Chaque épreuve tente d’éjaculer de l’entr’ouvert. Le photographe élabore une pénétration par déplacement et réappropriation inventive d’un espace et d’un corps que le regardeur possèdera jamais. Mais si le cliché reste forcément de l’aplat il peut révéler des formes, des plaines et ses rondeurs aussi mentales que physiques. Tout se joue dans la sidération que la photographie décale. Oscillant de l’intensité innommable de la nudité à ses contours nommables Arriagada garde la puissance de déstabiliser nos certitudes et notre façon de voir et de les déplacer dans la modalité d’un proche et d’un lointain cher à Blanchot. La photographie se coude et se vertèbre en des lignes et des jeux de lumière où le non savoir se dresse peu à peu en un corpus (un corps puce ?) sinon de transparence du moins de lumière émise des profondeurs de corps. De cet acte d’élucidation surgit ce qu’on peut nommer au moins une « restance » ou une résistance. Si elle ne donne pas l’illusion de la proximité des abîmes féminins elle permet d’en saisir le vertige et la fascination. |
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