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ALEX'SANDRA
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LES DERNIERES OEUVRES D’ALEX’SANDRA Les gouffres d’ALEX’SANDRA n’ont rien à voir avec les états d’âme, des exutoires directs de vue à. Non, là c’est du muet à muet, du dire et non entendu, du muet et du non voir, du silence à rompre au plus fort. Le silence parle, à travers les trous et les étendues. Baillages, barrages. Des silences dans le silence Il y a ces fragments, ces je ne sais quoi qui retiennent l’artiste et sa violence. A chaque oeuvre l’artiste semble n’avoir plus rien à perdre. Elle réfléchit longtemps puis se lance dans le noir, le bleu, les brous. Les figurations s’éloignent de plus en plus, les critères du décor et de l’harmonie aussi. Mais pas de la féminité. Discrète la féminité.
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| | ALEX'SANDRA Passages 10 | La toile devient un véritable lieu " morphogénétique ". Ce n’est plus une zone de repli. Elle ouvre à une nouvelle condensation de l'image qui renvoie à une gloire. Elle n’est pas forcément céleste mais plus océanique dans une charge moins figurative que figurale. Par effet de pan surgit un espace hérétique de liturgie. Sans ombre la toile devient une voie lactée où le plaisir est retenu comme une parcelle d'éternité. Elle fait travailler notre imagination pour qu’elle imagine encore. Ce que chaque toile offre, insémine et dissémine est donc aussi proche qu’étrange. Elle devient la porte d’un paradis d’où nous sommes exclus mais où nous rêvons rentrer. Elle est l'autre de nous-même que nous ne pouvons oublier. Elle est le plaisir. On n’en demande pas plus. L’art redevient ce qu’on aime : un acte de jouissance et de temps suspendu. | | | ALEX'SANDRA Composition # 11-1 70 x 105 cm | ALEX’SANDRA tue non la plénitude mais la surcharge. Il ne s'agit pas de recouvrir le support mais de s'en remettre à l'ordre du jaillissement afin de faire surgir des images primitives et sourdes : ce qui dans la peinture sort de l'ornière de la représentation. Mais ce qui touche aussi reste une présence charnelle afin que la toile soit traversée de singuliers surgissements. Se libère une visibilité nouvelle. Les formes éclatent comme happées par ce lieu qui dissout les ordres et les logiques, là où même l'accident de parcours ouvre à des hasards qui n'en sont pas puisque comme tous les hasards ils sont d'une certaine manière provoqués, programmés. Ils sont même nécessaires car inducteurs de ce qui ne se voient pas encore, de ce qui ne se pense pas encore, de ce que la peinture elle-même ne pensait pas jusque là. | ALEX’SANDRA : FORCE DE LA PEINTURE | Tout le visible tient à l’invisible, au non sensible le sensible et en conséquence le pensable à l’impensable. L’imagination est donc le premier des sens. A travers elle le corps parle en entier en dehors de ses particularités des sens. Elle devient l’analogie (mais non la copie) de tout. C’est une modalité de l’univers. Le raccourci microcosmique entre en extension avec le macrocosme. D’où la formation et la chimie de l’oeuvre d’ALEX’SANDRA. Sa passion aussi. Tout doit en même temps se laisser et ne pas se laisser mettre « au carré ». Surfaces, structures deviennent architectoniques. Lieux caverneux et atmosphériques de « merveilleux nuages » ou de hauts fonds marins deviennent le paysage intérieur de l’être : végétation et nature paradoxalement inorganiques. Fluide, solide, masculin, féminin. Paysages géognostiques. La peinture se charge de toutes sortes d’attraits indirects. Les êtres n’ont plus besoin de rester des êtres. Il peut y en avoir sous des figures qui ne le sont pas. Le corps lui même semble tiré de ses rapports et de ses repères jusqu’à un état de liberté, de vie profonde. Ce que Novalis nomme « Vie vivante ». La vitesse d’exécution sécrète une inflammation, un mouvement. Plusieurs stimulations complexes fonctionnent dans la diversité des mélanges. Par eux et leur orientations contradictoires des conjugaisons les diminuent, les augmentent, les traversent de manière incessante. C’est la force de la peinture. | Le texte est de Jean-Paul Gavard-Perret, sept 2011 - Docteur ès Lettres, enseigne à l’Université de Savoie (Chambéry). Membre du Centre de Recherche Imaginaire et Création, écrivain, poète, critique d’art, il poursuit une réflexion littéraire et artistique ponctuée déjà d'une trentaine d'ouvrages et collabore à plusieurs revues.
| | | ALEX'SANDRA viens de publier un livre d'artiste, édité sur Internet sous forme d’e-book (livre électronique) avec mes "images" et des "mots" de Jean-Paul Gavard-Perret. "ALEX'SANDRA, Un sentiment océanique de la vie" http://arts-up.info/ebook/alexsandra/ Cet e-catalogue est accessible à tout moment et en tout lieu car il est diffusé sur l'internet classique et accessible sur l'internet mobile (smartphone, ipad, etc.) et sur son site bien sûr : www.alexsandra-artiste-peintre.com | |
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