LAGOUARDE CLEMENT ( NE EN 1988) |
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Plasticien-comédien, Clément porte un regard sur la ville, l’urbain et l’humain, « la fourmilière » comme il le dit où s’organise ses fourmis humaines. Dans son labyrinthe de perspective Clément, en noir et blanc nous montre la rue, les façades des immeubles qui appartiennent plus aux passants, qu’aux locataires et propriétaires qui les occupent. Dans cet itinéraire horizontal parmi les masses verticales minérales pierreuses de jour ou de nuit du noir au blanc déambulent des voitures, des passants au milieu des panneaux de signalisation et des enseignes autorisant ou interdisant les flux, les passages, les migrations, les déambulations, les promenades de silhouettes humaines colorées. Dans la fourmilière urbaine il y a ces fourmis grouillantes se frayant un passage courant marchant traversant les artères, parcourant le dédale. Il regarde et retranscrit nos humains désirs, nos humaines faiblesses, notre humaine condition. Conditionnée par l’urbain dans les grandes villes ; Paris, Bordeaux au cœur desquelles il perçoit notre présence, nos accumulations de bruit, nos signes. A la fois curieux fasciné, peut être aussi dérangé par la ville, Clément à donner des noms à ces tableaux. « La nuit porte conseil », « La nuit nous appartient », « L’éclipse », « La fourmilière », « La différence », « Papa la rue est vide », « Jeux interdits », « Nuit noire ». A une époque ou règne l’individualisme Clément Lagouarde représente des individus silhouettes, indifférenciés, des spectres jaunes, des ombres rouges, des auréoles de couleurs. Peut-être a t’il voulu nous dire, comme l’écrivait Sartre, que nous sommes « Tout un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n'importe qui. » ? Jean Philippe SARTHOU. |
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