IZIS PARIS DES REVES |
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Il fallait avoir une grande foi en ses rêves pour fuir la misère de son pays natal en 1930 et rejoindre paris. A travers un accrochage d’environ 270 photographies, des livres, des numéros de Paris Match et des documents filmés, Izis, Paris des rêves présentera, dans la salle saint-jean de l’hôtel de ville, toute la palette de celui qui fut aussi bien artiste que reporter, grand portraitiste que flâneur aux aguets. Le cœur de l’exposition sera dédié à l’œuvre parisienne d’izis, sorte d’éloge du rêve et de la lenteur au cœur d’une ville qu’il voulait mythique. Né Izraël Biderman le 17 janvier 1911 dans la Russie tsariste, renommé Izraëlis Bidermanas en 1918 dans la Lituanie devenue indépendante, il choisira un jour de s’appeler Izis. Viendront ensuite ses duos avec Jacques Prévert, Colette et Marc Chagall dont il tentera de percer le mystère de l’inspiration artistique, sa passion pour le cirque et la fête foraine et sa réinterprétation contemporaine de l’Israël biblique. À travers les dix livres dans lesquels il orchestra son oeuvre, se dessine en filigrane le portrait d’un artiste qui, dans la vie courante, ne cessa de recouvrir du voile de l’humour, une profonde détresse liée tout autant au choix de l’exil, qu’à la culpabilité d’avoir échappé au massacre antisémite dans lequel périt sa famille. "Le Paris des rêves" Ses images tournent résolument le dos aux années noires, aux difficultés de la reconstruction et aux crispations de la guerre froide. On n’y trouve ni le Paris des bas-fonds de Brassaï, ni l’humour de Doisneau, ni le symbolisme de Boubat, ni la cérébralité d’Henri Cartier-Bresson, ni encore les images intimistes ou engagées de Ronis. D’une lecture simple en apparence, ses photographies révèlent en fait une pointe d’intranquillité qui n’existe pas chez les autres humanistes. « Pourquoi Paris ? Parce que Paris excitait mon imagination. C’était la Ville lumière. Pour moi, tout se passait à Paris. En 1930, Londres, New York ou Berlin ne m’attiraient pas. On lisait des romans français, on apprenait avec intérêt l’histoire de France. Pour nous, dans notre imagination, c’était le paradis européen, comme pour d’autres, l’Amérique. (…) Nous étions attirés par la France comme pays de l’Esprit. La Liberté, l’Égalité de l’homme et la Culture, c’est ça qui nous faisait rêver » Infos pratiques Du 20 janvier au 29 mai 2010 EXPOSITION GRATUITE A L'HÔTEL DE VILLE ÉDITO Izis appartient à ces artistes dont la poésie, le talent et l’esprit ont forgé et sublimé l’image de notre ville. cette exposition offre en partage au plus grand nombre le regard sur paris d’un artiste exceptionnel, et trop longtemps méconnu. c’est la mémoire d’un amoureux de paris qui revit aujourd’hui. pour Izis, qui avait fui son pays, notre ville ne fut pas un berceau mais un refuge. son nom reste à jamais associé à ceux de ses contemporains, d’ici et d’ailleurs, qui marquèrent de leur empreinte notre patrimoine et notre identité culturelle : Ronis, Chagall, Doisneau, Brassaï, Prévert… avec son nom résonne également la voix de ces anonymes dont Izis l’humaniste nous a transmis l’image, comme pour saisir l’âme de Paris. car Izis était un artiste dans la cité, dont l’œuvre nous invite au rêve mais nous interroge également sur la condition humaine. En témoigne la vie de cet exilé qui, jusque dans les ténèbres de la guerre, sut à la fois défendre sa patrie d’adoption dans les forces françaises de l’intérieur, glorifier par son art la beauté de la résistance à l’oppression et dévoiler la légèreté de l’être. c’est pourquoi Paris est fière d’accueillir à l’Hôtel de Ville cette grande exposition sur le photographe Izis, qui rejoindra ensuite l’Allemagne en partenariat avec l’institut français de Berlin. Bertrand Delanoë Maire de Paris BIOGRAPHIE Janvier 1911 — Izraël Biderman naît à Marijampolé, petite ville de Lituanie alors sous contrôle russe. le « z » de son prénom est dû à une erreur de l’état civil, son père tient un magasin de porcelaine et sa famille est très pauvre. 1918 — devient Izraëlis Bidermanas lors de l’indépendance de la Lituanie. à l’école hébraïque, ses camarades le surnomment « le rêveur ». 1924 — son père le voit menuisier, mais il préfère devenir apprenti photographe. A 16 ans, il quitte Marijampolé pour travailler dans d’autres villes de Lituanie, la peinture le passionne. 1930 — attiré par la ville lumière et ses peintres, il vient à paris. les premiers temps sont difficiles : asiles de nuit, hôtels misérables… Izis travaille comme tireur-retoucheur chez différents employeurs qui l’exploitent mais l’autorisent parfois à dormir dans le laboratoire, il travaille ensuite un an au studio arnal, spécialisé dans les photos d’acteurs. 1933-34 — Embauché par le studio Rabkine, il épouse la fille de ses employeurs qui lui confient la gérance d’un magasin, 141 rue nationale dans le XIIIème arrondissement. 1938 — naissance de son fils Manuel. 1941 — la famille se réfugie en zone libre, à ambazac près de Limoges. En Lituanie, ses parents sont assassinés par les nazis. 1944 — En août, il réchappe d’une arrestation par les allemands. à la libération de Limoges, il rejoint les FFI et photographie les maquisards qui sortent de la clandestinité, les Limousins découvrent ses œuvres à travers quatre expositions, il prend définitivement le pseudonyme Izis, son frère David est tué avec sa famille en Lituanie. 1945 — retour à Paris. 1946 — après avoir divorcé pendant la guerre, il se remarie avec Louise Trailin, il réalise les portraits de nombreux écrivains et artistes : Aragon, Eluard, Breton... il commence à photographier Paris. 1947 — Izis obtient sa naturalisation. Il ouvre un studio 66 rue de Vouillé, dans le XVème arrondissement. 1948 — naissance de sa fille Lise. 1949 — dès le premier numéro de Paris Match, il réalise des reportages pour le magazine, il y restera vingt ans. 1950 — publication de son premier livre Les Yeux de l’âme, puis de Paris des Rêves réédité seize fois et vendu à 170 000 exemplaires. 1951 — publication de Grand Bal du Printemps avec Jacques Prévert. il fait partie de l’exposition Five French Photographers au MOMA de New York avec Doisneau, Ronis, Brassaï et Cartier-Bresson. 1952 — séjour à Londres avec Prévert pour le livre Charmes de Londres. 1953 — publication de Paradis terrestre avec des textes de Colette et de the Queen’s People. 1955 — publication d’Israël, préfacé par André Malraux. Exposition personnelle à l’Art Institute of Chicago. 1963-64 — il est le seul journaliste admis par Chagall lors de la réalisation du plafond de l’Opéra de Paris. Paris Match consacre vingt pages au sujet en septembre 1964. 1965 — publication du livre Le Cirque d’Izis. 1969 — publication du livre Le Monde de Chagall, il quitte Paris Match. 1977 — publication de Paris des Poètes. 1978 — invité d’honneur aux 9èmes rencontres internationales de la photographie d’Arles. 16 mai 1980 — Izis meurt dans sa maison de la rue Henri-Pape, à Paris. IZIS BIBLIOGRAPHIE Paris des Rêves Grand Bal du Printemps Charmes de Londres Gala Day London Paradis terrestre The Queen’s People Israël Le Cirque d’Izis Le Monde de Chagall Paris des Poètes IZIS Izis, photographies 1944-1980 Izis, Captive Dreams Photographs 1944-1980 Izis CATALOGUES EXPOSITIONS PERSONNELLES Izis Izis photographies, livret Izis, l’émotion partagée Izis, Les amoureux du temps retrouvé Izis, Les enfants du temps perdu Izis Izis photographs Chagall, A world in the making Invitation au voyage, Izis Photographies 1944-1980 Chagall by Izis Izis Izis à travers les archives photographiques Izis, photographe de l’instant PRINCIPAUX CATALOGUES ET OUVRAGES COLLECTIFS Artiste et Métèque à Paris La Photographie Humaniste 1930-1960 : La Photographie Humaniste, 1945-1968. Autour d’Izis, FILMS CONSACRES A IZIS Izis ou le Regard habité, Marc Wilmart et Yves Kovacs, CATALOGUE : Izis, Paris des Rêves Nous remercions particulièrement Alix Vic Dupont du Service de Presse
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sous la direction de Manuel Bidermanas et Armelle Canitrot.
