collection Steve et Chiara Rosenblum |
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Ce lieu de convivialité et d'échange ouvert aux amateurs et collectionneurs du monde entier sera une nouvelle façon de vivre l'art à travers livres, films, musiques, diners entre amis, rencontres avec les artistes et création d'un réseau social autour de l'art contemporain. Ce réseau "Les friends"permettra de développer un réseau social à la façon de Facebook, Twitter, ou Flickr autour de la collection Steve et Chiara Rosenblum à partir du site www.rosenblumcollection.eu qui présente le projet "Rosenblum Collection & Friends". L'espace sera ouvert au public une à trois fois par semaine et en permanence durant les événements internationaux se déroulant à Paris (Foires d’art contemporain etc.. en accueillant des groupes d’une quinzaine de personnes. La première exposition "BORN IN DYSTOPIA" accompagnera l’inauguration de ce lieu à la pointe de la tendance, en octobre prochain. Cette première manifestation trace un panorama de l'art des lendemains de la seconde guerre mondiale à nos jours, panorama, vu à travers le prisme d’oeuvres abordant des questions politiques ou idéologiques, sociales, économiques ou environnementales. LE DECLIN DE L’OCCIDENT PAR JEAN-PAUL GAVARD-PERRET Il fait un certain courage pour oser ce que Chiara et Steve Rosemblum tentent. A savoir ouvrir 1500 m2 pour abriter une unique exposition annuelle. Le couple sous forme de thématique présentera donc chaque année une sélection de ses acquisitions. Il commence très fort en inaugurant leur projet avec « Born in Dystopia » manière de montrer par des oeuvres majeures la fin des rêves et le chaos dont l’art témoigne. Les noms des artistes ne sont pas encore forcément très connus d'autant qu'ils viennent souvent de la scène étrangère. Mais tous illustrent d’une reprise portée à une sorte d’exaspération personnelle des parti-pris esthétiques. Duane Hanson, Allen Ruppersberg ou Christoph Buchel par exemple donnent ainsi divers aboutissements d'expérimentation. Si l’art est pour les Rosemblum est un comportement, ils n’en oublient pas pour autant qu’il est œuvre - sans quoi il tombe dans le grand n’importe quoi. Tout l’intérêt et la gageure de « Born in Dystopia » provient dans sa capacité à prouver comment l’acte artistique édificateur peut atteindre une puissance qu’on osera appeler (mais à peine car au risque de se faire taper sur les doigts par la critique assermentée…) beauté. Les catégories du compressé, du désarticulé qui transfigurent des figures en d’autres figures par « upcycling » mettent à mal la fermeté du monde avec ses catégories et ses certitudes acquises. Mais la force de l’exposition tient aussi à ce qu’elle ne cherche pas à illustrer une théorie. La « technique mixte » qui préside à cette Dystopia met "simplement" en évidence divers types de transformations et de discordances. N’hésitant pas à jouxter l’hyper-illusion à un art brutal les galeristes montrent autant l’hétérogénéité des approches, des dispositifs visuels que la recherche de nouveaux langages. Tous prennent leur origine dans des effets de contrastes et - au sens figuré comme au sens propre - de « reliefs » et de « restes ». Le premier jalon du parcours du couple est une réussite et nous espérons qu’il n’aura cesse de se prolonger par d'autres aussi probants. On attend dons de voir les prochaines propositions de ceux dont la passion pour l’expérimentation passe par la gravité comme par l’amusement. Jean-Paul Gavard-Perret |
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