31-05-2012

LE MUSEE PRIVE
139, rue Cardinet
75017 Paris
tél: (33) 09 75 80 13 23
et   (33) 01.40.54.77.03

Port. 06 08 06 46 45

Ligne directe en priorité :
09 75 80 13 23

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Métro : Malesherbes

Horaires d'ouverture de la galerie rue Cardinet :  sur rendez-vous ouverture à la demande téléphonez au 09 75 80 13 23.

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collection Steve et Chiara Rosenblum

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Rosenblumcollection.eu nouveau réseau social des collectionneurs d’Art

Un des couples les plus célèbres du monde de l'internet Steve et Chiara Rosenblum, deux grands amateurs d’Art Contemporain, viennent d'avoir l'idée géniale de réunir les collectionneurs au sein d'une même communauté en inaugurant en octobre 2010 un espace privé de 1300 m² dans le XIII° arrondissement de Paris dont la conception a été confiée à l'architecte Joseph Dirand dans l'idée du prolongement de l'appartement de Steve et Clara. Seront ainsi exposés les oeuvres de leur collection et celles de leurs amis.

 

Ce lieu de convivialité et d'échange ouvert aux amateurs et collectionneurs du monde entier sera une nouvelle façon de vivre l'art à travers livres, films, musiques, diners entre amis, rencontres avec les artistes et création d'un réseau social autour de l'art contemporain.

Ce réseau "Les friends"permettra de développer un réseau social à la façon de Facebook, Twitter, ou Flickr autour de la collection Steve et Chiara Rosenblum à partir du site www.rosenblumcollection.eu qui présente le projet "Rosenblum Collection & Friends".

L'espace sera ouvert au public une à trois fois par semaine et en permanence durant les événements internationaux se déroulant à Paris (Foires d’art contemporain etc..  en accueillant des groupes d’une quinzaine de personnes.
Tous les rendez-vous seront pris sur le site internet : www.rosenblumcollection.eu . « Rosenblum Collection & Friends », proposera une à deux expositions par an conçues à partir des œuvres de la collection et qui permettront aux artistes d'effectuer des créations originales pour ces évènements.

La première exposition "BORN IN DYSTOPIA" accompagnera l’inauguration de ce lieu à la pointe de la tendance, en octobre prochain. Cette première manifestation trace un panorama de l'art des lendemains de la seconde guerre mondiale à nos jours, panorama, vu à travers le prisme d’oeuvres abordant des questions politiques ou idéologiques, sociales, économiques ou environnementales.
Conçue comme un manifeste, cette exposition qui permettra de découvrir deux pièces monumentales et inédites de Matthew Day Jackson et de Loris Gréaud spécialement créées pour cette manifestation.

LE DECLIN DE L’OCCIDENT PAR JEAN-PAUL GAVARD-PERRET
Rosenblum Collection & Friends, « Born in Dystopia », 83 rue du Chevaleret, Paris 13 ème.A partir du 21.10 à sur R-V..

Il fait un certain courage pour oser ce que Chiara et Steve Rosemblum tentent. A savoir ouvrir  1500 m2 pour abriter une unique exposition annuelle.  Le couple sous forme de thématique présentera donc chaque année une sélection de ses acquisitions.  Il commence très fort en inaugurant leur projet avec « Born in Dystopia » manière de montrer par des oeuvres majeures la fin des rêves et le chaos dont l’art témoigne. Les noms des artistes ne sont pas encore forcément très connus d'autant qu'ils viennent souvent de la scène étrangère. Mais tous illustrent d’une reprise portée à une sorte d’exaspération personnelle des parti-pris esthétiques. Duane Hanson, Allen Ruppersberg ou Christoph Buchel  par exemple donnent ainsi divers aboutissements d'expérimentation.
Toutefois rien de morbide dans leurs travaux comme dans toutes les oeuvres proposées. Tout est marqué par le sceau de  chorégraphies volontairement bancales colorées d'  « objets" en dérivation. L'ensemble échappent au sein même du chaomorphisme à une vision délétère du monde. Les Rosenblum  préfèrent au sombre et au cataclysmique une violence moqueuse, pleine d’alacrité. Et l’apparent désordre formel qui aurait pu présider à une telle monstration prend de revers les formalismes et s’inscrit dans une subversion et une arrogance pour offrir une amplittude et une forme d'énergie au "ce qui arrive"..
L’avantage de la thématique permet d’éviter paradoxalement le pêle-mêle  mais pour une raison majeure.  L'exposition est construite par un choix  « amoureux » (à tous les sens du terme) intelligent. Elle se situe non au service de signatures mais d’artistes novateurs. L'espace en sa sobriété est marqué à la fois par  une langueur froide et  une énergie. Les pièces montrent parfaitement l’interaction qui peur exister entre les oeuvres qui se créent et l’histoire qui se délite.

Si l’art est pour les Rosemblum est un comportement, ils n’en oublient pas pour autant qu’il est œuvre - sans quoi il tombe dans le grand n’importe quoi. Tout l’intérêt et la gageure de « Born in Dystopia » provient dans sa capacité à prouver comment l’acte artistique édificateur  peut atteindre une puissance qu’on osera appeler (mais à peine car au risque de se faire taper sur les doigts par la critique assermentée…) beauté. Les catégories  du compressé, du désarticulé qui transfigurent des figures en d’autres figures par « upcycling » mettent à mal la fermeté du monde avec ses catégories et ses certitudes acquises.

Mais la force de l’exposition tient aussi à ce qu’elle ne cherche pas à illustrer une théorie. La « technique mixte » qui préside à cette Dystopia  met "simplement" en évidence divers types de transformations et de discordances. N’hésitant pas à jouxter l’hyper-illusion à un art brutal les galeristes montrent autant l’hétérogénéité des approches, des dispositifs visuels  que la recherche de nouveaux langages. Tous prennent leur origine dans des effets de contrastes et - au sens figuré comme au sens propre - de « reliefs » et de « restes ». Le premier jalon du parcours du couple est une réussite et nous espérons qu’il n’aura cesse de se prolonger par d'autres aussi probants. On attend dons de voir les prochaines propositions de ceux dont la passion pour l’expérimentation passe par la gravité comme par l’amusement.

Jean-Paul Gavard-Perret

 
 

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