 | Levee Œuvres envolées d’un aviateur américain à Paris... Galerie Gimpel & Müller 12 rue Guénégaud – 75006 - Paris http://www.gimpel-muller.com/
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06.16.81.71.49 01.43.25.33.80 27/11/2008 – 10/01/2009 |  |
"John Levee poursuit avec lucidité et rigueur un parcours initié dans l’abstraction lyrique pour évoluer vers une subtile synthèse entre matière et dessin, couleur et lumière dans des compositions structurées où alternent douceur et violence, celles d’une nature au cœur de sa peinture". Lydia Harambourg - 2008 La galerie Gimpel & Müller aura le plaisir de montrer en cette fin d’année 2008 une rétrospective des peintures de John Levee, artiste au parcours extraordinairement atypique. John Harrison Levee est né en 1924 à Los Angeles. D’origine lituanienne par ses grands-parents paternels, la notion de liberté fut essentielle pour le jeune officier pilote de la United States Air Force. C’est pourquoi il n’hésita pas à combattre la barbarie et atterrit en 1944 sur une plage normande. Après la guerre, il étudie l’art et la philosophie à l’université de Los Angeles (UCLA) tout en suivant des cours de peinture. Diplômé, il est sollicité par des compagnies aériennes pour être pilote de ligne mais décide de devenir peintre. Une bourse du gouvernement américain lui permet de se rendre à Paris et d’entrer à l’Académie Julian (aujourd’hui Met de Penninghen). Il rencontre Sam Francis. La peinture de John Levee devient résolument abstraite dès les années 50. Des formes plutôt géométriques se juxtaposent, séparées par des aplats de blanc. Les références aux arts premiers sont nombreuses. Dans les années 70, formes et couleurs s’épurent, il est attiré par la rigueur de l’abstraction géométrique. Les couleurs sont plus vives, les toiles plus dépouillées. Depuis les années 90, il revient à des formes plus libres et travaille en relief, faisant intervenir dans ses compositions des collages de carton plat ou ondulé. En 1951, La galerie Huit de Paris lui consacre sa première exposition personnelle. En 1955 John Levee rencontre Charles et Peter Gimpel, de la prestigieuse Gimpel fils gallery de Londres. Il y exposera régulièrement jusqu’en 1966. Myriam Prévot découvre son travail et l’expose à la Galerie de France dès 1958. Les expositions se succèdent un peu partout, notamment en Israël, Suisse, Hollande, aux Etats-Unis… Les peintures de John Levee sont présentes dans d’importants musées américains, dont le MOMA et le Solomon R. Guggenheim de New York, européens, dont le Stedelijk Museum d’Amsterdam ou le Kunstmuseum de Bâle. De nombreux musées d’Israël montrent ses œuvres comme le Haifa Museum, les musées d’Art Moderne de Tel Aviv et Jérusalem. John Levee a été régulièrement invité à enseigner dans de nombreuses universités américaines : New York University, University of Southern California (Los Angeles), Washington University… A 84 ans, John Levee n’a rien perdu de sa capacité de création. Il a gardé de son pays natal un léger accent et un sourire ravageur. Une personnalité attachante qui fit, un jour, aux côtés de milliers d’autres, basculer l’Histoire du bon côté. “There is never any ending to Paris” pourrait-il dire comme son compatriote Hemingway…
Quelques photos du vernissage 

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