30-05-2012

LE MUSEE PRIVE
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75017 Paris
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Crise des subprimes: une explication très simple pour ceux qui essayent encore de comprendre

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Mme. Raymonde a une buvette à Nonentecourt, dans le Pas de Calais. Elle se demande comment augmenter ses ventes et a une idée de génie.
Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée.  Puisqu'elle vend à crédit, Mme. Raymonde voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut augmenter un peu les prix de base du "calva" du ballon de rouge et du petit blanc sec ce qui stimule ses ventes et améliore son chiffre d’affaires.

Sur les conseils de son comptable Mme. Raymonde fait signer chaque semaine à ses clients une reconnaissance de dette du montant des consommations de la semaine, en leur disant qu'il règleront plus tard.  Mme. Raymonde va voir son jeune banquier pour négocier du crédit avec pour garantie les dettes de ses clients. Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui, pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Mme. Raymonde, ayant les dettes des ivrognes comme garantie.

Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO (Collateralized Debt Obligations), ABS (Asset Backed Securities), ARS (Auction rate securities), CFD, SICAV,  et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre.
Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, au Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous (c.à.d., les ardoises des ivrognes de Mme Raymonde).
Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays.

Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les "alcoolos du troquet" de Nonentecourt n'ont pas un euro pour payer leurs dettes.
Mme Raymonde se retourne alors vers les alcooliques pour leur demander de régler leurs dettes, ces derniers insolvables ne peuvent rembourser.

La buvette de Mme. Raymonde fait faillite.
Et la suite vous la connaissez ...
Patrick Reynolds

 
 

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