Collections d'Art brut, d'Art singulier et Outsider Pour une esthétique de la marginalité... L'association « Mouvances Brutes » a pour objet d'héberger sur un site web, des collections d'art brut, d'art singulier et outsider, et de présenter les oeuvres desdites collections lors d'expositions permanentes ou temporaires. L'association et l'ensemble de ses membres, souhaitent communiquer leur ressenti face aux modes d'expression ancrés dans le vécu émotionnel des créateurs en marge, lesquels interpellent de façon vivante le monde bien établi de l'art. Ce site et cette association se veulent accueillants et conviviaux. En ouvrant les regards, ils favoriseront la découverte de l'art singulier et de l'art brut auprès du plus grand nombre. Dans Lire la suite tout savoir sur ce mouvement |  |
L'art singulier : les grandes lignes... L'art singulier est un courant d'art contemporain. Mu par une impérieuse nécessité d'expression intérieure, l'artiste singulier - généralement autodidacte - utilise des techniques et des moyens originaux. Face aux bouleversements de son existence, il doit répondre dans l'urgence à l'élan expressif qui l'anime. L'appellation « Art Singulier » est parfois employée pour désigner des productions artistiques ayant les mêmes caractéristiques que l'art brut.
|
|
Et l'art brut...? C'est Jean Dubuffet qui en inventa le nom en 1945. «Il s'agit d'un art produit par des non-professionnels travaillant en dehors des normes esthétiques convenues, tels l'art des malades mentaux, des prisonniers et des enfants. Un art spontané et sans prétentions culturelles. L'art brut doit naître du matériau, se nourrir d'inscriptions, de tracés instinctifs. Il désigne des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, dans lesquels le mimétisme intervient peu », ainsi Jean Dubuffet définissait-il l'art brut. On ne devient pas brusquement collectionneur d ’Art Singulier. C’est un cheminement très lent qui passe forcément par une déchirure de l’esprit, une rebellion. Cet Art « qui touche de près le cœur des hommes », a atteint ma sensibilité. Enracinées dans un vécu émotionnel, les formes singulières qui captent le regard sont pour moi des instants de survie qui dictent la peinture. Survie de l’artiste - par définition -, et survie du collectionneur à sa suite. Ajoutée parfois à une picturalité subversive, la graphie des mots participe à ces moments intérieurs et discrets. Et puis dans ma vie, je n’ai eu que des passions hors-normes : tout ce qui était ordinaire a mal tourné.
|
|
L’art marginal – cet esthétique de l’imparfait - , a des allures de geste fou. Ce désespoir sauvage qui s’agite et tourmente, est une valeur ajoutée à l’usure de tout. De la vie. Des exigences de la vie. Permanente et permise, jamais pudique. L’Art Singulier décrit les grandes douleurs humaines, les grandes joies aussi. Il est cette tristesse à la beauté claire des silences, colorant la virginité de la toile ; il est aussi cette gaité des couleurs, enfantée par l’aveu de transcrire un ressenti joyeux. Et toutes ces teintes qui s’épanchent en gestes amples ou précis, évoquant - mais seulement dans leur apparence - de divines malformations, ces pulsions de l’aveu sagittales et superbes sonnent pour le regard le glas des dignités muettes. Enfin la peinture vit. Elle a hurlé, dépassé l’intention. Coupant les cordons des hésitations nourricières, ces passerelles tournées vers le non-peint, le peint différemment, le peint arrangé pour plaire, pour se plaire… Elle crie au milieu de l’effort le vieux chant retrouvé de l’enfance, l’âge pur qui précède tout, les manques, surtout les manques... La peinture se répand comme un sanglot jailli de très profond, délibéré. Elle se regarde vivre, contemple ses projections, ce futur antérieur révélé, juste éclos. Fière, elle exulte dans ses vérités renaissantes dont dépend la reconnaissance de sa réalité à elle, la peinture. De son existence aussi, sûrement. Vouloir combattre l’art établi jusqu’à le faire taire, reconnaître sur les cimaises pendues le long des murs de la galerie trop grande, la sympathie stigmatisée, celle des collectionneurs devenus amoureux des choses singulières !
|
|
Le collectionneur est un enquêteur permanent. Il ne se contente pas d’acquérir. Il veut aller à la rencontre de l’artiste, au cœur secret de l’œuvre. Le visiteur remarquera que les animaux tiennent dans ma collection, une place importante. Certes, leur rôle est essentiel dans l’univers figuratif de l’Art Brut. Mais cet aspect n’a pas dicté mon choix. Les animaux tiennent une place prédominante dans ma vie, c’est aussi simple que cela. Ainsi participent-ils à cette collection née d’émotions et de rencontres. Quant au « bleu » qui revient, couleur itérative et céleste entre toutes, elle est devenue inaltérablement obsessionnelle. Et quand les animaux sont bleus, admettons que l’obsession culmine… Dominique Darties Association Mouvances Brutes N° de parution au Journal Officiel du 25 août 2007 : 20070034 Présidente : Mme Dominique Darties 9 bis, rue du Moulin du Roy 49 750 Beaulieu-sur-Layon Tel : 02 41 66 21 34 - Mobile : 06 65 12 56 04 Email :
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Site internet : http://mouvancesbrutes.canalblog.com/ Artistes Illustrés dans cet article : ATEK - Stephan BEAUVAIS - Vincent CORRIERE- Delphine CADORÉ - Jean CHANOIR - FARAVEL - MATEMMA - Lionel SOURISSEAU
|