Critique cinéma: Rembobimage

VISAGE ÉCRIT

The Written Face Un film de Daniel Schmid
Par Fabrice VENTURINI
De l’espace symbolique à l’essence de la femme…


Tourné en automne 1994 sur les îles de Kyushu et Shikoku, à Osaka et dans le port de Tokyo, Visage écrit est le film des saisissements. La danse, le théâtre et le cinéma y sont autant d’approches d’une réalité qui cherche sa fiction, ses marques, ses signes et son espace. S’il est opportun de parler de « sexe de l’art », c’est bien à propos de Visage écrit. Un visage par lequel le Japon dévoile ses multiples perceptions de ce qui n’est qu’apparence. À l’espace scénique nécessaire à toute interprétation s’ajoutent les espaces intérieurs. Corollaires autant qu’indispensables, ces derniers révèlent l’ambiguïté et la singularité d’une société du spectacle où « les rôles des femmes sont traditionnellement tenus par des hommes, qu’on appelle "onnagata" ». Une bien rarissime évocation d’un monde où le mélange des consciences est valorisé par leur parfaite osmose, et plus encore… Car, comme le dit Daniel Schmid, le réalisateur du film, « c’est bien l’interprétation de quelques signes d’un monde étranger que nous ne sommes pas à même de vraiment comprendre. Nous sommes des exclus de l’intérieur, justement. »
À voir absolument.

Un film suisso-japonais de Daniel Schmid avec Tamasaburo Bando, Han Takehara, Hakuro Sugimura, Kazuo Ohno, Yajuro Bando, Kai Shishido, Toshiya Nagasawa, Asaji Tsutakiyokomatsu, Hiroyuki Koga.

par Fabrice Venturini

Entre Images et sons...

Jusqu'au bout du Monde

Appelé d’urgence à Lisbonne par son ami cinéaste, un ingénieur du son constate l’absence de ce dernier, dont la grande maison vide ne laisse que peu de traces de leur projet de film. Séduit par la ville et guidé par ces bribes de pellicules, il se met à sa recherche, micro en main…

Wim Wenders poursuit là sa longue réflexion sur ce qu’est vivre dans l’immédiateté de nos sociétés contemporaines (ce film constituant une sorte de second volet de Jusqu’au bout du monde). Il aurait pu l’intituler Lisbonne Stories, tant tout fonctionne à la manière d’un kaléidoscope dans ce flot d’images et de sons sereins, mais avertis. Qu’est-ce que filmer, qu’est-ce que sentir, et pour quoi faire ? Telles sont les questions phare de ce film prophétique, résolument anti-vidiots (dont on peut apprécier la saveur du néologisme, autant que la nécessité). Mais Lisbonne Story est aussi un film frais, pur, et dévoué au septième art ; on y découvre le métier de cinéaste. Wenders ne nous apprend pas à voir, il nous enseigne le regard et l’écoute, en technicien de l’intuition, entre images et sons.

Film germano-portugais de Wim Wenders, avec Rüdiger Vogler, Patrick Bauchau, Vasco Sequeira, Canto e Castro, Viriato José da Silva, Manoel de Oliveira.

 

LE MUSEE PRIVE

tél: (33) 09 75 80 13 23
Port.: 06 08 06 46 45

 
Le Musée Privé Magazine d
 

 Patrick Reynolds
Directeur de publication

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