LE MUSEE PRIVE FRANCOISE QUILLIEN |
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OEUVRES RECENTES
PARCOURS 2008 2004 à 2007 1992 à 2004 1989 à 1991 1988 1980 à 1987 1975 à 1980 1962 à 1973 CONTACTER FRANCOISE QUILLIEN
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir et portable : 06 07 08 58 67 Site Internet : http://www.art-quillien.fr/ REDACTIONNEL SUR TOUTES LES VARIATIONS BLACK and MUCH MORE Gestuelle ancestrale qui engage la sincérité de l’être, lien matriciel qui lie les hommes à la terre ocre et brune . La danse devient transe , émotion brute , abandon total . VARIATIONS en GRIS de PAYNE La sobriété de la monochromie permet la visite de villégiatures oubliées de l’âme. Personnages immergés dans un refuge autistique, ils effleurent le secret, cœur du savoir hermétique….Ils accouchent d’eux-mêmes . VARIATIONS en BLEU La première impression est sècheresse clinique , lumière arctique des corps.
L’orange par effraction et par jeu fait irruption dans la palette .
Ici le silence a cessé de respirer . Voilà que s’échappent de mystérieuses onomatopées ; Dans une lumière d’enfance , d’étranges sirènes contemporaines imposent le choix des mots et des rythmes . AUTRE PALETTE En vrac : phrases en miroir – arrangement désordonné – confidence – instant unique – repos – poésie – musique – amour – livre lu et relu – contrainte – libération – émancipation – déclaration - TEXTE DE MYRIAM TON QUOC
Ecriture duelle ou le pudique protège l’intime d’une sensualité à fleur de peau ; Ecriture de contraste, l’empâtement pigmentaire enracine des personnages dans une toile ceinturée par l’infini, l’espace du rêve. Etranges personnages en attente, à la gestuelle légère, dont on ressent la mélancolie, le silence, mais qui ne sont jamais figés. Le tracé constitue un tout cosmologique, le mouvement est latent - ici une tâche lumineuse, là des couleurs qui s’affrontent – le mouvement sous-tend le rythme des toiles comme l’empreinte des battements d’un cœur sur la surface du tableau. Entre féminité – incarnée par la souplesse ,les ombres , mais aussi le chaos – et masculinité – reflet de dureté, de sècheresse, mais aussi de lumière – des forces tangibles s’opposent, illustration de ce qui nous sépare. L’application en relief des pigments est le seul lien d’encrage des personnages sur leur support, et les sujets s’émancipent de la matière par leur solitude absolue.L’absence de repère est loin d’être un vide angoissant, la solitude protège et exalte l’imaginaire dont l’inaccessible renforce le désir. Françoise Quillien, en construisant avec pinceaux, pigments et autre poudre de marbre sur une surface souvent ingrate et brute, fait naître une poétique des sentiments qui atteint des villégiatures oubliées en chacun de nous ; ce n’est plus la toile qui interpelle le spectateur mais celui-ci qui l’interroge. Œuvre très originale, tant par sa technique que par le magnétisme qu’elle exerce.
QUELQUES OEUVRES DANS DES COLLECTIONS PRIVEES
Texte de Jean-Paul Gavard-Perret FRANCOISE QUILLIEN : FEMMES DEBOUT OU ACCROUPIES Les femmes de Françoise Quillien sont hiératiques et étranges comme venues des confins d’autres mondes sous leurs immenses vêtements de nudité et de couleurs. L’artiste laisse voir sinon l’invisible du moins le caché en une sorte d’innocence jouée au sein de fêtes aussi (et paradoxalement) pudiques que bachiques. L’artiste plonge au sein de la lumière parfois volontairement sursaturée afin d’éliminer l’abîme les ombres. Seul le sillon d’un sexe rasé laisse voir un ravin merveilleux qui courberait le ciel et découdrait les oiseaux du songe. Chaque tableau offre un essaim enflammé. Et soyons francs : l’enfant qui demeure en nous rêve de telles sources de vie. Il rêve aussi de connaître le mutisme de telles femmes. Leur mystère engloutit la vie dans leurs chorégraphies voluptueuses. On se retrouve au cœur d’une œuvre qui sans caresser le fantasme crée un étrange phénomène. Se lient la présence et l’absence en un théâtre aussi brûlant que glacial. Il s’agit de résister et faire semblant de rester debout face à ces femmes qui nous montrent comment se tenir et qui, par leur regard, disent l’inconnu en elles, l’inconnu en nous. Françoise Quillien par sa capacité et son pouvoir à saisir les mouvements crée des hantises diaphanes. Leur incendie ne peut se maîtriser . Demeurent ces présences dont la combustion reste en retrait, en attente. Quel nom donner alors à l’espace sinon celui du désir qui remplit tout l’espace ? Il n’entre pas dans une phrase mais uniquement en ces peintures. Elles renvoient à l'affolement dont elles sortent. Elles deviennent la danse du désir, le pied de nez à la tristesse. Le premier déchire la seconde. Tout devient re-montrance. Le visage, le sexe surgissent. C'est un jardin d’Eden. Il nous sort du monde. Il ne faut donc pas que Françoise Quillien arrête sa moisson. Ses mains, son émotion fondent un monde où éclate la lumière et la vie en suspens. Oui le désir que l'artiste (res)suscite crée certains rêves loin des chagrins-solstices. Et si sa lumière est errance c’est parce que nous sommes absence. Elle devient la ronde diurne qui retient prisonnier. L'émotion, le regard. La canicule. Des torsions de silence, des millions de pensées. En trêve de tous lieux tout se passe comme si les silhouettes cherchaient une seule vérité : la remonté d'un désir. Il fait le voyeur vivant et habité. Restent les formes qui sollicitent. Elles passent dans l’air, elles sont éprouver la proximité du corps, sa douceur exacte. On rêve d'interpeller ces femmes pour leur faire un brin de causette et surtout de mauvaise conduite. Devenons alors des poissons en tenue camouflage au sein des eaux profondes des rêves que l’artiste fomente. Comme ces égéries nous devenons plastiques. Nous glissons dans leur carnation sur lequel nous projetons un film tandis que des atomes, de petites cosmologies dansent dans le soleil de l’atelier de l'artiste. La nudité sert à habiller les choses. Elle devient aussi accessible que les peintures de Lascaux. Bref, c’est merveilleux. L’art et monde se résument aux femmes de l’artiste. On les contemple en cherchant la chaleur, le fracas. Il y a quelqu’un ?
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