LE MUSEE PRIVE CLAUDINE LOQUEN |
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Années de découvertes, rencontres avec ses maîtres : Dufy, Chagall, Chaissac, Aloïse, Frida Kahlo, Marie Laurencin ... Mais c’est le visage de Berthe Morisot à son balcon, peint par Monet, qui laisse une trace indélébile dans sa mémoire. Claudine Loquen peint aujourd’hui essentiellement sur toile ou sur bois à l’acrylique, à l’huile et accorde une importance croissante aux effets matière. Peintre résolument singulière elle pressent une évolution prochaine de sa peinture vers des totalités encore plus vives. Une évolution naturelle, spontanée, à l’image de l’inspiration qui l’a guide : si vous demandez à Claudine Loquen pourquoi elle peint, elle vous répondra probablement que : « Cela va de soi .. ». OEUVRES RECENTES
Oeuvres Prix des oeuvres "Adèle et Léopoldine Hugo" Acrylique et collages sur toile 50 x 50 cm Prix : 460 EUR "Sissi Impératrice" 100 x 81 cm Prix : 1150 euros "Souvenirs, Souvenirs" 100 x 73 cm Prix : 850 euros Claudine Loquen - En permanence dans les Galeries Permanently in Galleries Galerie Cécile Charron 9 rue Alasseur 75015 Paris - France - Galerie Art' et Miss 14 rue Saint Anastase 75003 Paris - France Galerie Saint-Louis 12 place du Globe 83000 Toulon - France Art Space International 1192 Huff Road Atlanta - USA Le Musée Privé 139 rue Cardinet 75017 Paris - France Expositions Personnelles - Solo Exhibitions 2011 - Le Sénat - Pavillon Davioud - "Portraits Singuliers" Jardins du Luxembourg 2010 - Mairie d'Yvetot - Hôtel de ville - Haute Normandie (France) Expositions de Groupe - Group Exhibitions Expositions de groupe programmées en 2012 Août - Festival d'art actuel - Dives sur mer Juin - Galerie 60 - Who 's Who International - SAM - Giverny Mai - Salon d'Automne - Musée de Haikoun - Chine Mars - Centre Ukrainien - French Art Meeting - Paris Expositions en 2011 Espace Art et Liberté - "Les naïfs" Charenton-le-Pont du 28 avril au 14 mai 2011 Lille Art Fair - Grand Palais - Galerie Cécile Charron - Lille Expositions collectives programmées en 2010 Espace Art et Liberté - Exposition des Naïfs - Charenton Le Pont (94) Galerie Carré D'artistes - 11 rue Saint André des Arts - Paris 6 Exposition Internationale d'Arzoom -L'espace Contemporain- Galerie d'Art (Québec) Canada Galerie Primo Piano LivinGallery - Lecce (Italy) "Cadavres Exquis" 27 March - 15 April 2010 ARTenSeine - Festival d'art Singulier - Saint Aubin lès Elbeuf (76) les 12 et 13 juin 2010 Biennale de l'Art Figuratif - Clochemerle - Vaux en Beaujolais (69) (France) 25-26-27 juin 2010 La Maison du Limousin - 30 avenue Caumartin - 75009 Paris du 28/06 au 27/07 2010 7ème biennale d'art naïf - Saint-Junien, Saint-Brice, Rochechouart(87) du 30/07 au 21/09 2010 Suite 2010 - Primo Piano LivinGallery – Contemporary Art - Art Singular - Lecce (Italy) 2010 - Biennale de l'art figuratif en Beaujolais -Vaux en Beaujolais (France) Claudine Loquen - French Painter - Art Singular Atelier : 53 rue Saint Patrice Born in Sainte-Adresse (Normandy) in France february 22nd - 1965 Représentée dans des galeries - In gallery : 2003 Countries of exhibition Citations - Quoted Mediums Formation Artistique - Artistic education Associations Professionnelles - Professional memberships La Maison des Artistes (France) Distinctions Bibliographie - Bibliografy La Bible des Singuliers (édition le Livre dArt 2010, 2011) La Bible des Singuliers (édition le Livre dArt 2008, 2010)
Deux textes critiques de Monsieur Jean-Louis Redval et Madame Ileana Cornéa Critiques d'art (voir ci-dessous) Magazines et Journaux - Magazines and newspapers 2007, 2008 : Podcast d’Art Zoom nos 27,28, 36,38 (diffusion 10 et 16 juin 2007) Claudine Loquen was born in the town of Sainte-Adresse in France's Seine Maritime region. From a very early age, she was immersed in a family atmosphere fairly bursting with artistic inspiration. She soon traded in her dolls for paintbrushes, encouraged by her mother, “a cultivated, loving woman who would tenderly watch over me as I painted until 3 a.m when I was but nine years old.” Such a propensity for the plastic arts naturally led Claudine Loquen to study at the Lycée Claude Monet in Le havre and then at the School of Fine Arts in Rouen, years of discovery during which she found her first masters : Dufy, Chagall, Chaissac, Frida Kahlo, Aloïse and Marie Laurencin, to name but a few. It's Monet's vision of Berthe Morisot on her balcony, however, that is seared most deeply in Claudine Loquen's mind. Today, Claudine Loquen principally paints on canvas or wood with acrylic and oil paints. She attaches increasing importance to the effects created by her materials. Strongly drawn to proponents of Art Singular, which values the imagination over technique, feeling over form, and the irreverent and irrational above all. Guided by an imagination full of images and child memories, inspired by literature and poesy, irresistibly pulled by the enlightening powers of her paintbrush, the artist depicts historical moments or scenes of sheer tranquillity, drawing us as far from the here-and-now into a personal, poetic world. Claudine Loquen senses an impending revolution in her own way of painting, a spontaneous, natural evolution that echoes the inspiration guiding her brush. If I ask why she paints, she would probably respond :”What else would I paint ?”. Jean-Louis Redval Texte de Ileana Cornea Claudine Loquen Ce qu’aujourd’hui on appelle « L’art singulier » puise ses racines dans ce qui a été considéré depuis la Renaissance, hors définition : gaucheries, couleurs trop audacieuses, proportions mal respectées… Claudine Loquen tourne le dos à l’enseignement qu’elle a reçu aux Beaux-Arts. Elle veut désapprendre. Pendant des années, elle peint des silhouettes très fines à l’encre de chine, technique qu’elle maîtrise bien. Comme dans un rêve, ces personnages reviennent sans cesse sur ses toiles. Avec des yeux enfoncés dans leurs têtes rondes, regards fixes, ils sont parfois assez inquiétants. Ses petits héros et héroïnes évoluent. Son œuvre change. Une vraie explosion des formes et des couleurs, des drôleries et d’exubérance occupent la toile. Chaque petit coin en est habité et s’épanouit. L’artiste donne naissance à des nouvelles apparitions : la dame élancée à la tête de chat, la femme-coque, l’oiseau participent à un nouveau départ imaginaire. Dans « Carnaval », l’atmosphère est bleue, transparente et fluide. Dans « Critérium », dulcifiée. Les mêmes têtes rondes aux cous démesurés guettent depuis longtemps l’espace. Leurs yeux ne bougent toujours pas, ils regardent tout droit, comme des automates. Dans « Baiser Volé », les personnages flottent … On pense aux « Mariées de la Tour Effel » de Chagall. A-t-elle donné la clef à Vincent? Ileana Cornea Paris, juillet 2007 Claudine Loquen The roots of what is now known as “marginal art” lie in forms of creativity that were considered impossible to categorise as early as the Renaissance – art characterised by awkward lines, over-bright colours, and failure to obey the rules of proportion. Claudine Loquen turned her back on her formal training in the fine arts. Her goal was to un-learn. For years, she painted slender silhouettes in Indian ink – a technique in which she is highly skilled. These characters constantly feature in her canvases, as if in a dream. They can be somewhat eerie, with their staring eyes set deep in their round heads. Her little heroes and heroines have evolved, and Claudine Loquen’s oeuvre has changed. Her canvases are a firework display of comical, exuberant shapes and colours. Every little corner is filled, adding to the harmony of the whole. The artist has given birth to new creatures – slender women with the head of a cat or the beaks and feathers of a bird – who are the starting point for new flights of imagination. The atmosphere of Carnival is a fluid, transparent blue. In Criterium, it is softened. The same round heads with elongated necks have long been watching over the space. Their eyes still do not move. They gaze straight ahead, like robots. There are flowers everywhere – blossoms that spring directly from the earth without stems and without the melancholy air of classical still life paintings. They are artistic decorations – a votive offering laid at the feet of Happiness. In Stolen Kiss, the characters float like those in Chagall’s Newlyweds of the Eiffel Tower. Ileana Cornea, Paris, July 2007 Texte par Jean-Paul Gavard-Perret FRAICHEUR DE VIE : CLAUDINE LOQUEN Seule la vérité silencieuse de l’art du moins telle que Claudine Loquen la pratique provoque la saisie improviste de l’ineffable. L’artiste le concentre dans une paradoxale dispersion. Son travail devient une peinture parlante et une poésie muette. Chacune de ses œuvres est un immense cube d’air frais. L’espace y paraît immense à travers les figures féminines ravies d’être en des espaces disjoints où les couleurs leur font l’amour. Claudine Loquen propose des voyages, des errances issues sans doute d’une lente incubation mais qui giclent dans une fraîcheur surprenante. L’univers sort de sa massivité, de sa compacité. Il s’ajoure en ce qui tient pourtant d’une plénitude. Celle-ci conduit aux bords extrêmes de la peinture. L’artiste inscrit une traversée du regard dans l’altérité de son langage pictural. Chaque toile devient une fête qui prolonge celles que Dufy et Chagall avaient inventées dans leur temps. Mais ici le féminin lui-même devient langage. Il est la matrice presque invaginée de l’acte de peindre. Surgissent un rêve, une utopie, une audace et une liberté créatrice. Princesses, danseuses, fillettes d’un autre âge possèdent en leur bain de jouvence une sensualité drôle, exubérante et sans la moindre ambiguïté. L’écriture plastique s’élabore dans un déplacement et une réappropriation inventive du monde. L’aplat lui-même de la peinture crée des rêveries en un processus où l’artiste s’interdit tout mimétisme. Claudine Loquen crée une sidération par les entremêlements décalés des éléments structuraux de la peinture (matières, formes, variations des couleurs et des valeurs, des masses). Chaque toile est une divagation, un théâtre de marionnettes, une suite forestière. C’est une passe croisée : celle de l’attente et d’un regard en réserve. Le regardeur oscille de l’intensité innommable de la matière à ses contours nommables car l’artiste déstabilise les références réalistes et bloque toute opération mimétique. Le champ pictural s’ouvre dans le jeu de la proximité et du lointain, du rêve et de la réalité. Dégagée de toute fonction documentaire, décorative et explicative l’œuvre par l’excroissance de ses figures et de ses codes crée une fête. S’y tresse à tous les tissus d’héritage qui forment les arts une nouvelle manière de montrer le monde. En interprétant le réel, en le déployant Claudine Loquen rejoue un dispositif de doute et d’aventure. Elle crée un acte de figuration au sein même de l’intensité et du noyau du rêve autour desquels tournent les arts même parfois sans le savoir. L’artiste en ses cubes d’air frais cherche à dialoguer avec la présence de ce qui nous échappe et qu’elle ramène à nous. Ses femmes se dessinent, surgissent, s’avancent, se perdent peut-être. Chargées de substance spatiale elles entraînent vers la présence essentielle. La surface de chaque toile entrouvre la porte du retour vers le paradis perdu de l’unité. Elle va vers un éclat. Tout va du bas vers le haut : le sacré ne descend pas, il monte. Et durant cette montée, l’élan abolit parfois la différence entre l’intime et l’impersonnel. À cet instant, l’extrême n’a plus de sens : à quoi bon le sens quand l’espace est infini ! Le bonheur est dans la toile comme il est parfois dans les prés. Tout s’accélère dans une perdition de l’identité… Perdition devenue l’essence du plaisir. Il déclenche l’unité des espaces intérieur et extérieur que procurent de telles fables colorées. Ce qui s’agite ce n’est pas seulement les femmes mais le langage de la peinture. Il est (avec elles bien sûr) la seule transcendance indubitable. Comme les femmes le langage de Claudine Loquen nous pénètrent par le haut bien mieux que les sornettes divines. Celles-ci empalent verticalement notre cerveau sous un empilement d’interdits. A l’inverse en croisant, la langue picturale et la femme l’artiste crée à leur point d’intersection des moments de grâce. |
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