30-05-2012

LE MUSEE PRIVE
139, rue Cardinet
75017 Paris
tél: (33) 09 75 80 13 23
et   (33) 01.40.54.77.03

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LE MUSEE PRIVE BERNARD SABRI

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Né en Egypte de père égyptien, sorbonnard et grand amateur d'art (collectionneur de peintures à l'huile) et de mère suisse, il se met à la photo dès l'âge de 12 ans. Egalement passionné par l'informatique, il considère la photo numérique comme un art bien représentatif de notre époque "High Tech". Ainsi le numérique lui offre un grand espace lui permettant de sortir du cadre de la photo traditionnelle et lui ouvre, selon ses termes, d'immenses nouvelles possibilités d'expression artistique. C'est un grand amoureux de Paris.

 Ses oeuvres DANS LES COLLECTIONS PRIVEES

Le Musée Privé de Bernard Sabri

Le Musée Privé de Bernard Sabri

 

 

Présentation

Comme la plupart des photographes je suis, depuis mon enfance, passionné par la photographie que j'ai commencé à pratiquer dès l'âge de 12 ans environ. A l'époque c'était du noir et blanc, une bonne école qui dure. J'ai également fait des dessins et de la peinture à l'huile pendant ma jeunesse.

Mon père, un intellectuel francophile surnommé « Le Sorbonnard », était  un grand amateur de Beaux Arts. J’ai donc tout naturellement grandi dans une maison où il y avait des tableaux accrochés à tous les murs, là où il n’y avait pas déjà une bibliothèque ou une tapisserie qui occupait la place. Cet environnement m’a donné une sensibilité à la beauté.  Puis, pris par l'engrenage de la vie, études et travail, je n'ai pu vraiment renouer avec la photographie qu'à partir de 2003. Toutefois, tout au long de ces années je n'ai jamais abandonné la photo, à chaque vacances, voire parfois pendant des déplacements professionnels, j'emportais mon appareil et mes films.

Aussi, depuis les années 80 je suis devenu grand adepte du PC (ma formation de base est celle d'ingénieur). Ce mariage heureux de la photographie et de l'informatique, qui a donné naissance à la photo numérique, ne peut me procurer qu'un immense plaisir. Oui, la photographie numérique avec toutes les possibilités de traitement sur PC qu'elle permet, a ouvert une nouvelle ère dans le domaine de la photographie et de l'imagerie. Ce mariage me permet donc de puiser dans les pinceaux virtuels du numérique pour essayer de transformer une photo banale -ou presque- en une œuvre artistique contemporaine.

Ce que je recherche le plus dans mes travaux c'est d'obtenir une image façonnée dans un style plutôt moderne, une image qui a du caractère et qui dégage, par sa lumière, une ambiance particulière qui lui est propre.
La finalité étant de vous faire partager mes émotions de l’univers de l’art numérique où le virtuel et le réel fusionnent, à travers d'œuvres exprimant ma profonde sensibilité artistique.
Bernard Sabri

Biographie 

1959 – 1969 : Diverses études universitaires en Egypte, en Allemagne et en France permettant
                      de débuter une carrière au niveau européen en tant qu'ingénieur technico-
                      commercial
1969 – 2003 : Parcours professionnel aboutissant à la direction de PME (filiales de
                      multinationales)

2003            : Fin de carrière professionnelle et retour à la photographie (numérique)
2004            : Création de mon 1er site sur la Photographie.

Expositions
2005 : 20ème Festival Photobis 2005 Paris (75010)
2006 : Restaurant Patati Patata, L'Hay-les-Roses (94240)
2007 : Exposition d'Artistes du Quartier Larue (94550)
2007 : 18ème Salon du Cercle L'Haÿssien des Arts (94240)
2008 : 19ème Salon du Cercle L'Haÿssien des Arts (94240), a remporté
           le prix du Thème "Contes et Légendes" avec sa création "Le Petit Chaperon Rouge"
2008 : Galerie le Musée Privé, sélectionné dans le Musée des Artistes

Site : http://www.art-photo.fr/
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Auteur : © Bernard Sabri 19 janvier 2009

L'Ascension du Mont Sinaï

I- Introduction

L'Égypte est à environ 4 heures de vol de la France. Le Mont Sinaï, comme son nom l'indique, est situé dans la péninsule du Sinaï. Confluent de l'Orient et de l'Occident, désert et montagne sacrés car c'est le point de rencontres des trois religions monothéistes. Chrétiens, Musulmans et Juifs vénèrent ce lieu. C'est là que seraient nés les fondements du judaïsme et, c'est au sommet du Mont Sinaï que Moïse aurait eu la révélation de Dieu et où il aurait reçu les tables de la loi dans l'Ancien Testament. Cette terre intemporelle est une terre de légende, c'est le coeur de l'humanité.

La péninsule du Sinaï est d'une superficie de 56000 km environ, le paysage est sublime, il impressionne par la puissante expression du relief de la terre et de la faune. Le désert du Sinaï est caillouteux et montagneux, certaines montagnes dépassent parfois les 2000 m. C'est notamment le cas pour le Mont Sainte-Catherine (2637 m) et le Mont Sinaï (2285 m).

Depuis le VIe siècle le Mont Sinaï abrite le fameux monastère grec orthodoxe de Sainte-Catherine construit au dessus du Buisson ardent. De nos jours, le monastère conserve deux reliques de la légendaire martyre chrétienne d'Alexandrie, sa tête et sa main gauche. La zone de ce monastère est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2002.

II- Les préparatifs de l'ascension

- matériel photo
- objectif grand angle de préférence (et/ou zoom)
- suffisamment de mémoire pour photographier sans contrainte (en RAW si possible)
- trépied
- produit de nettoyage optique
- sac à dos
- éviter la saison de l'été (grandes chaleurs)
- préparez-vous à trois bonnes heures de marche (ascension !)
- partez le plus tôt possible afin de disposer d'une bonne avance à l'arrivée au sommet
pour bien vous placer (vue dégagée) et installer votre trépied car il y aura foule là-haut
- l'ascension se faisant de nuit il est impératif de vous munir d'une torche à piles neuves
- malgré des températures agréables (piscine en plein air en avril) prévoyez un vêtement chaud (pull) facile à enlever (lors de la descente) ; vous en aurez bien besoin en attendant le lever du soleil. Il est aussi possible de louer des couvertures au sommet.
- Tenue d'été pour moyenne montagne de préférence,
- chaussures adéquates (jogging ou baskets aussi ok)
- survêtement (et short pour la descente) ou jeans
- casquette et lunettes de soleil
- une bouteille d'eau et éventuellement un petit casse-croûte
- après avoir photographié le lever du jour, regardez autour de vous et profitez du bel éclairage produit par les rayons rasants du soleil pour enregistrer des images de ce paysage splendide. Concluez donc votre séjour au sommet par une petite balade, vous verrez une chapelle grecque orthodoxe qui date de 1934. Tirez parti de cette altitude pour faire des photos panoramiques avant d'entamer votre descente. Tout au long de la descente prenez de beaux clichés de la montagne, des roches, elles sont de superbes couleurs ainsi que du paysage caillouteux et désertique. Vous pouvez opter pour l'autre chemin pour votre descente, celui des 3750 marches. Il parait qu'il est plus pittoresque ! Mais attention, il est plus difficile, les marches sont assez hautes (voir section suivante).
- le monastère Sainte-Catherine se trouvant au pied du Mont Sainte-Catherine, soit à proximité du Mont Sinaï, prévoyez sa visite mais de préférence un autre jour que celui de l'ascension. Il est aussi possible, en réservant assez tôt, d'être hébergé au sein même du Monastère. Renseignez-vous au préalable sur cette possibilité ainsi que sur les jours et horaires de visite.

III- L'ascension du Mont Sinaï

Le réveil sonne à 2 heures du matin, c’est avec beaucoup de peine que je m’arrache du lit après un court sommeil de trois heures. Nous, ma sœur Mona m’accompagne, partons pour l'endroit de départ qui se trouve à 10 minutes de voiture de notre hôtel. Dès les premiers pas nous constatons que il est impossible de progresser sans torche. Heureusement nous avons pu en acheter dans une boutique sur place. Nous repartons, il est 3 heures du matin et il y a du monde sur le chemin. Le lever du soleil est prévu pour 6 heures. Le parcours est légèrement montant, nous passons devant le Monastère et empruntons, en suivant la foule, la piste des dromadaires. Ce chemin est caillouteux et devient de plus en plus étroit et la pente plus importante au fur et à mesure que nous avançons. Il fait noir autour et la colonne serpente à la lueur des torches. Nous montons d’une bonne foulée, il faut arriver à temps si nous ne voulons pas rater ces instants magiques et mystiques du lever du jour sur le mont Sinaï. Hélas au bout de 35 minutes Mona a besoin d’une pause pour reprendre son souffle. Ce besoin deviendra de plus en plus fréquent au point où j’ai dû égoïstement l’abandonner de peur d’être en retard au sommet. Le fréquent passage de dromadaires portant des touristes sur leur bosse rend les conditions de cette ascension encore plus difficiles. Le dernier bout devient assez pénible et mes jambes commencent à trembler, je croise de plus en plus de personnes essoufflées faisant une pause de récupération. Certains passages sont si durs à escalader, que l’on ne peut éviter de mettre les mains à terre.

Après un ultime effort, me voila enfin au sommet, il est 5h30 ! D’un coup d’oeil je constate que le devant de la scène est déjà pris. Je me faufile tant bien que mal pour me rapprocher le plus possible du bord du gouffre. En effet, là haut aucune barrière de protection n'existe et les gens sont littéralement au bord du précipice, un vrai miracle qu’il n’ait pas eu d’accident. L’atmosphère est mystique l’heure est au recueillement. On entend ici et là des chants religieux s’élever vers le ciel proche et lointain à la fois. En raison de l'indisponibilité de mon trépied j'ai dû pousser la sensibilité de mon Canon EOS-D5 à 3200 ISO pour assurer les prises de vue réalisées avant le jaillissement de la lumière. N’étant pas suffisamment couvert, j’ai pas mal grelotté pendant cette trentaine de minutes d'attente.
Enfin, le soleil pointe et la lumière se répand dans un silence et une contemplation total. Chacun est submergé par des pensées de ce qui a pu se passer ici, sur ce sommet, lorsque Moïse était présent attendant les 10 Commandements il y a quelques deux milles ans. Je découvre un paysage grandiose tout autour de moi, d'imposantes montagnes, balafrées par le temps et le vent, surplombant le plateau du Sinaï. Elles sont d'un subtil mélange de couleurs allant du brun à l'ocre en passant par l'orange. Je shoote le paysage et la foule qui commence à se dissiper.

Mais où est donc passée Mona ? Nous avions convenu de se rencontrer sur le sommet de la montagne mais pas de traces, peut être encore trop de monde pour rendre la rencontre possible. Je me décide alors de prendre le chemin de la descente. Sur le conseil d'une personne connaissant bien la montagne, je reprends la piste des dromadaires. Erreur, car bien que plus difficile et plus raide et, malgré ses 3750 marches, parfois très hautes, l'autre piste semble être plus pittoresque. C'est donc un retour par les marches du Repentir que je vous conseille dans la mesure où vous n'avez pas une faiblesse physique. Cette piste vous mènera à proximité du monastère de Sainte-Catherine. Bref, revenons à la piste des dromadaires, le soleil devient de plus en plus chaud sans que je m'en rende vraiment compte, j'admire le paysage avec ses immenses zones fortement éclairées et contrastées par les ombres de grands blocs de roches de couleurs martiales. J'ai l'impression d'être sur une autre planète. Je shoote pour mettre ces impressions dans la petite boîte et les préserver à jamais. La fatigue générale commence à m'envahir, il me reste encore un bon quart de la descente à faire. Une idée me vient à l'esprit, pourquoi ne pas faire appel au service d'un chamelier? La nouvelle perspective du haut du dromadaire me fait tirer mes dernières cartouches. Le dromadaire me dépose à proximité du monastère, je marche encore une vingtaine de minutes avant de retrouver Mona auprès de la voiture, mais dans quel état! Elle m'a raconté qu'elle était bien parvenue au sommet pour admirer le lever du soleil mais c'est pendant la descente que les choses se sont gâtées. En effet, en empruntant le chemin le plus court, celui des 3750 marches, elle a chuté 3 fois. Elle s'en tire avec une belle entorse à la cheville droite ainsi que quelques éraflures, rien de très grave. Nous rentrons à l'hôtel et, après une bonne douche et un petit déjeuner bien mérité, nous prenons la route pour Le Caire avec de beaux souvenirs et une douloureuse cheville bien enflée.

 

 

© Bernard SABRI / Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir /http://www.art-photo.fr/

 
 

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