Natalie Lamotte Galerie Nathalie Clouard |
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« En s’interrogeant sur les apparences, en questionnant l’excès de sens, Natalie Lamotte démontre que seul l’investissement physique d’un artiste - en vue d’une image déconnectée du visible - permet d’actualiser toujours le présent, indiquant à chacun une disposition et une conduite à l’égard du monde ». Damien Sausset La galerie Nathalie Clouard expose une vingtaine d’œuvres de Natalie Lamotte Natalie Lamotte peint depuis 20 ans. Quoique ayant fait des études d'arts plastiques, elle a appris la peinture en autodidacte, ce qui signifie qu'elle a essayé elle-même sans les conseils avisés d'un professeur, les matières et les techniques, les mélanges et les gestes. Elle a, dans un premier temps, cherché à s'approprier un monde de rêve qu'elle a su aller voir de près. Les évocations africaines sont la base essentielle de ses premières oeuvres. On y voit défiler d'une manière à la fois distincte et libre des animaux et des têtes, des masques et des paysages, des scènes inventées et des superpositions de formes qui donnent parfois à ses oeuvres l'allure de grands collages légers et joyeux. Les années 90 sont, elles, marquées par un approfondissement du travail sur la couleur, un mouvement vers l'abstraction ou du moins un éloignement de la reproduction de formes trouvées dans la réalité. Le geste se fait ample, les fonds deviennent plus sombres et les couleurs plus éclatantes, jouant entre elles de contrastes appuyés. On assiste à une sorte de lente dissolution du visible dans un chaos coloré comme s'il importait de moins en moins pour Natalie Lamotte de rendre compte du réel ou d'offrir au regard du spectateur des scintillements de formes qu'il pourrait encore reconnaitre. Ce que l'on découvre alors et qu'elle perçoit comme un avenir désormais ouvert devant elle, c'est que l'abandon radical du motif, la mise entre parenthèse du jeu avec les couleurs, ne sont pas des pertes mais des portes ouvrant sur un mystère plus profond. La couleur se libère de la forme à l'égal de la liberté que prend le geste lui aussi par rapport à la forme. Mais que veut dire forme en ce cas? La forme est simplement la traduction d'un élément que le cerveau a déjà enregistré et qu'il joue donc à reconnaître. Le peintre qui travaille avec les formes reconnaissables, offre en fait à celui qui regarde un morment de plaisir dans la mesure où celui-ci est assuré de s'y retrouver au terme de son parcours sur la toile. Déchiffrer un tableau, plonger dans sa complexité, est une opération qui se fait alors avec ces protections que sont les choses, ces formes connues de tous. BIOGRAPHIE NATALIE LAMOTTE Née en 1964 à Marseille Vit et travaille à Paris SELECTED SOLO EXHIBITIONS 2011 Galerie Nathalie Clouard – Rennes (France) Centre d'art contemporain Bouvet-Ladubay, lauréate prix 2008, Saumur (France) SELECTED GROUP EXHIBITIONS COLLECTIONS – FONDATIONS Paul Ricard, Paris, France OTHERS 2011 ’’La dernière fois où j'ai eu un corps’’, de Christophe Fourvel vu par Natalie Lamotte – Ed. Chemin de Fer TEXTES / PUBLICATIONS ‘’ Natalie Lamotte" par Damien SAUSSET, Historien et Critique d’Art (Connaissance des Arts et Artpress) "Masse", Aurélia Rouvier, Journaliste UBIK
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