30-05-2012

LE MUSEE PRIVE
139, rue Cardinet
75017 Paris
tél: (33) 09 75 80 13 23
et   (33) 01.40.54.77.03

Port. 06 08 06 46 45

Ligne directe en priorité :
09 75 80 13 23

Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Métro : Malesherbes

Horaires d'ouverture de la galerie rue Cardinet :  sur rendez-vous ouverture à la demande téléphonez au 09 75 80 13 23.

    Artprice en direct

artprice
vente art en ligne contemporain artiste artistes luxe expositions art catalogue vente collectors musées collection américain oeuvres privé curiosa france artistiques musee dessins expositions dessin création magazine estampes galerie exposition galeries paris exclusivité john levee levée lire livres nu M.O.M.A manuscrits madonna fine arts french moderne expos peinture musee design artists new érotisme oeuvres photo paris patrick photographies création reynolds brooklyn museum raisonné arts tableaux sculpture sculptures signée artprice galerie images library tableaux actu
 

Michele Katz Charles Pennequin Galerie Limits

Convertir en PDF Suggérer par mail

Galerie Limitis
Vernissage 6 avril 2011 à 18H00 Michèle Katz - Charles Pennequin 
exposition du 6 avril au 14 mai 2011
49 rue du Moulin de la Pointe
75013 Paris
Tel : 09 52 41 71 50 / 06 21 18 49 31
Responsable de la Galerie : Naïs Bucciali
www.galerielimitis.com
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

MICHELE KATZ : TEMPS DU CORPS par Jean-Paul Gavard-Perret

 Michèle Katz, Fragmentum 1971-2011 Œuvres sur papier, Galerie Limitis, 49 rue du Moulin de la Pointe, Paris XIIème, 6 avril 14 mai 2011

Face à l'humanité spongieuse, pâteuse, animale les figures douloureuses lorsqu’il s’agit des femmes, tyranniques lorsqu’ils s’agit des maîtres  avancent chez Michèle Katz pour relire l’Histoire des exterminations. La Shoah est bien sûr présente mais elle est hélas pas la seule. Les femmes deviennent souvent  des autoportraits sublimés de l’artiste dont la  "langue" plastique avance dans l'inconnu sous le poids des Talmud et des Bible. Michèle Katz n’attend rien des hommes sinon les écritures qu’ils ont donné aux dieux. Et elle ne fait confiance qu’à sa lumière du crépuscule qui n’appelle pas de répliques. Dans le mystère de la gravité  et la pâleur de neige de son œuvre elle trône en majesté. 

 
Image
 
Image

 Michèle Katz 2010 Chapeau 3 dim. 73 x 28 cm

 Michèle Katz 2010 Chapeau 7 dim. 73 x 28 cm

 Depuis l’origine de son travail et en une sorte de commémoration perpétuelle Michèle Katz ne se lave jamais les mains des désastres du passé. Ils sont toujours  renaissants.  C’est pourquoi dans la cendre et sa couleur, par illumination du papier la créatrice "entrace" et dessine ses corps souffrants.  Il faut alors de souvenir alors de la phrase de Derrida dans son "Schibboleth" et à propos de Celan  : "Comment dater autre chose que cela même qui toujours  se répète ?". En ce sens que Michèle Katz  garde comme seul horizon celui de la blessure dont rien ne sera dit sinon et  par exemple le sceau d'une bouche ouverte ou d’un sexe urinant sa peur. Restent des percussions presque blanches sur lesquelles chaque gisante se lève et se fige là où transparaît  une forme particulière de sensualité entre attraction et répulsion.

 Michèle Katz hors des ornières de l'ornement entre écorchure et échancrure, le corps n'étouffe pas : il berce ouvre la ténèbre sur la lumière. Elle mène aux aurores précaires, monte le cœur d'un cran. L'état naissant qu'elle provoque avec l'insurrection de l'altération du corps  revient à faire sa  fouille afin qu'une autre forme s'exhausse. Fouiller n'est donc pas arpenter les dépôts pour en retirer ses choses mortes : c’est œuvrer afin que chaque silhouette porte en elle la mémoire de son devenir.

 Restent des figures sans voix. Elles gardent une certaine constance au fil des décennies.  Par elles montent les questions généalogiques :  Que sommes-nous dans le temps ? D'où venons-nous ? De quoi sommes-nous orphelin? Michèle Katz ne fait pas de nous pour autant des narcisses mélancoliques. Elle met en mouvement  la mémoire  par une dynamique  de violence et de fascination . Elle provoque une décharge quasiment physique dans laquelle jouent  l’émotion, la mémoire en un étrange échange “ génétique ” entre le réel et ce qui en est recomposé

Jean-Paul Gavard-Perret

VIDEO


Voilé Dévoilé MICHELE KATZ

 
 

Ce site est listé dans la catégorie Peinture : Peinture abstraite de l'annuaire Actualité du référencement et Dictionnaire