Emmanuel René Artiste fondateur de la "translucidité" nous expose sa théorie. Comment une production artistique, que j’appellerai « conceptuellement translucide », pourrait-elle être l’expression du mystère de l’espace temps ? Espace temps contradictoires Pour le physicien et l’artiste, les 3 dimensions de l’espace, (Long. Larg. Haut.), ne s’opposent-ils à la dimension du temps ? En effet, cette 4eme dimension peut être inhomogène, ( Ps) et http://membres.multimania.fr/esprit_de/sciences_physiques.htm). |  |
De fait, depuis qu’en 1924 Kaluza. (1924, Zum Unitäls problem der Physik. Sitzungsber Preuss Akad. Wiss., p. 966.), a soulevé pour la première fois le problème posé par l’hétérogénéité potentielle de l’espace-temps, la dimension du temps demeure encore une énigme en physique. A l’inverse, en production artistique, même conceptuelle, il n’a pas été encore proposé qu’une œuvre puisse y contribuer par la recherche d’une lecture complémentaire du phénomène. Je fais l’hypothèse que l’œuvre d’art aurait cette capacité d’unifier les fondements, même s’ils proviennent d’un domaine où deux contraires sont face à face et se combattent sans cesse : à côté de l’exemple d’« espace temps contradictoires », l’on peut prendre à nouveau dans le monde physique, l’exemple de charges positives et négatives. Dialectiquement, donc en production artistique, il n’est pas étonnant d’imaginer ou d’exprimer un monde où un des pôles s’impose soit issu d’un autre où les deux se contestent sans cesse la primauté. Que l’ordre de la matière soit fondé par le désordre des interactions. Que la matière soit fondée sur le vide. Et que le vide soit, en un certain sens, matériel. Translucidité de l’œuvre Le terme translucidité, par lequel je propose de désigner une telle approche artistique conceptuelle, me parait justifié car elle rappelle l’image d’un matériau transparent. | | Cette photo illustre la notion de translucidité |
Un matériau transparent l’est s'il permet le passage de rayons lumineux. Un matériau est opaque s'il ne permet pas le passage des rayons lumineux. On ne peut rien percevoir à travers celui-ci. Un matériau translucide laisse également passer les rayons lumineux mais il diffuse la plupart de ces rayons. On peut voir à travers l'objet mais on ne peut rien distinguer parfaitement. En effet, le phénomène de pénétration de la lumière au travers d'une surface ou d'un objet translucide prend en compte la diffusion des ondes lumineuses dans les matériaux qui varient selon leurs propriétés ainsi que leurs sorties en divers points de l'objet. | | Œuvre Conceptuelle Translucide L’espace-temps (E.RENE 2010) |
(Ps) dans ses 2 perceptions : la première, la + intuitive associée à la vitesse (temps mis pour circuler d’un lieu à un autre) , la seconde, la + dépendante de « l’évolution des points de vue »: cette dernière repose en effet sur la notion de « pérennité de l’existence » d’un jour à l’autre. Par exemple. le temps que j’ai mis pour passer d’hier à aujourd’hui est-il le même que celui que toi, lecteur tu a mis ? Le « lieu » d’où je parle, aujourd’hui, est-il plus ou moins « loin » de celui où toi lecteur tu as « évolué » entre hier et aujourd’hui ? C’est pourquoi la seconde perception du temps exprime la vitesse dans l’espace temps. Cette seconde perception est désignée sous le terme de cinquième dimension, historiquement, la première tentative de sa définition vient de Kaluza [1921]. Cette définition a été ensuite discutée par Einstein. Le § suivant est extrait du livre de Jacek Wolejszo (Esprit de la matière aux éditions Sciences et croyances, http://membres.multimania.fr/esprit_de/ ). Cependant, la physique einsteinienne n’introduit pas, proprement dit, la notion de la vitesse dans le temps ni la notion de déplacement dans le temps. Elle introduit principalement le déplacement dans l’espace. Dans la théorie d'Einstein, les aspects temporels découlent des déplacements dans l’espace. Un observateur qui se déplace plus vite verra, selon la théorie d’Einstein, les laps du temps plus longs. Un observateur qui va moins vite dans l’espace, verra les laps du temps plus courts. Le déplacement dans le temps constitue évidement une réalité pour notre conscience puisqu’il y a une minute nous étions là, une minute plus tard nous sommes encore là. Donc notre conscience a voyagé dans le temps avec une certaine vitesse. De toute évidence, si on veut mesurer la vitesse dans l'espace-temps, il faut introduire la cinquième dimension de la manière dont cela était fait plus haut. Cette manière concorde avec les considérations suivantes. Référons-nous à l'une des théories (admise par les physiciens) qui propose une unification des forces de la nature. Il s'agit de la théorie penta dimensionnelle de Jordan-Thiry [Lichnerowicz A. 1955]. La première idée d'une telle théorie remonte à Kaluza [1921]. Elle a été reprise par Klein [1926]. Ici et ailleurs, on part du grand principe général de la physique appelé le principe de la moindre action. Il apparaît en effet que la matière cherche toujours le minimum d'énergie et le minimum d'action. Le développement de ce principe conduit à ce qu'on appelle l'équation de Lagrange [1] qui prédit l'évolution d'un système physique. L'équation de Lagrange s'écrit comme suit: d(dL/dq')/dt - dL/dq = 0 où t représente le temps, q représente les 3 coordonnées spatiales, q' représente la vitesse, L est la fonction de Lagrange et d,d représentent les opérateurs mathématiques de la dérivation. La théorie de Jordan-Thiry admet que l'équation de Lagrange peut s'écrire relativement à une variable u qui joue par rapport à l'espace-temps le même rôle que le temps joue par rapport à l'espace. En formalisme penta-dimensionnel l'équation de Lagrange s'écrit: d(d£/dx') /du- d£/dx = 0 où x représente les coordonnées quadri-dimensionnelles de l'espace-temps [Lichnerowicz A. 1955]. Nous avons donc ici une définition de la cinquième dimension identique à celle introduite plus haut. La variable u joue donc le rôle de la cinquième dimension. On peut qualifier cette dimension de hyper-temps, de super-temps, ou d'un autre nom rappelant la logique de la construction de cette dimension. le super-temps Quelle est l'unité de cette dimension ? Ceci constitue encore un grand mystère et, me semble-t-il, un grand défit pour la physique. Il se pourrait que cette unité fasse intervenir la conscience. A propos de la cinquième dimension, la question intéressante est de savoir si cette dimension est liée à une force spécifique. Supposons que vous essayez d’apprendre les mathématiques à un crocodile: il va exprimer de vives protestations. Il ne veut pas évoluer trop vite! Vous pouvez lui expliquer tout ce que vous voulez, il ne veut pas! Les mathématiques le repoussent. Il sent une force. Selon la physique, la force correspond à une accélération, c'est à dire à un changement de vitesse. Si vous voulez accélérer un wagon, vous devez lui appliquer une force. F=m*a, disent les professeurs de physique. La physique classique ne considère que les déplacements dans l'espace. Les déplacements dans l'espace-temps permettent donc de considérer les accélérations purement temporelles. Celles-ci doivent être liées à un nouveau type de force. - Le garçon que vous étiez de 18 ans… ? - oui. - Que fait-il ce garçon aujourd'hui ? Emmanuel René |