30-05-2012

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ILSE BING LA REINE DU LEICA

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ILSE BING (1899-1998) « LA REINE DU LEICA »
VENTE AUX ENCHÈRES MILLON CORNETTE DE SAINT CYR
DE PLUS DE 500 PHOTOGRAPHIES,ÉCRITS ,DESSINS …
DROUOT-MONTAIGNE – LUNDI 16 NOVEMBRE 2009
EXPOSITION PUBLIQUE 14, 15 ET 16 NOVEMBRE 2009

 

Photos vintage :  « les images historiques sont une valeur sûre à acheter à l’occasion des grandes dispersions » 

Après la dispersion de grands fonds de photographies tels que Brassaï, Blanc et Demilly ou Sacha Stone, l’expert Christophe Goeury, propose aux enchères chez MILLON CORNETTE DE SAINT CYR le 16 novembre prochain, une collection de 500 tirages  d’époque de ISLE BING, surnommée la Reine du Leica.

Cette vente constitue un évènement important pour le marché de la photographie de collection et fournit l’occasion à des amateurs, collectionneurs, professionnels  d’acquérir des images historiques valeurs sûres du marché de la photo.

ISLE BING , la Reine du Leica

Indépendante, créative, ayant réussi à imposer son style dans un monde d’hommes,  Ilse Bing (1899-1998), fait partie de ces grandes et rares femmes photographes telles Lee Miller, Dora Maar, Bérénice Abbott, Germaine Krull et Florence Henri qui ont amené un regard tout à fait nouveau dans les années 30, à une époque où explosent la presse illustrée et la publicité.
Pionnière du photo- reportage   moderne et de l’utilisation du Leica, elle sera baptisée la « Reine du Leica ».

Une vente aux enchères exceptionnelle de 500 tirages vintage permettra de retracer tout son parcours de photographe de l’Allemagne à New York en passant par Paris.

Cette vente aura lieu à Drouot Montaigne le 16 novembre et sera précédée d’une exposition les samedi 14 et dimanche 15 novembre 2009.

« Je ne prenais une photographie que lorsque j’avais l’impression d’avoir
une véritable image » Ilse Bing

Ilse Bing est l’une des grandes photographes de son époque. Née à
Francfort en 1899 dans un milieu bourgeois, elle fait des études
universitaires avant de faire partie de l’avant-garde photographique.
En 1930, quand elle arrive à Paris dans une ville en pleine
effervescence artistique, elle est la seule professionnelle à travailler
exclusivement avec un Leica. Emmanuel Sougez, photographe et
critique de renom, lui donnera le surnom qui lui restera toute sa vie
« la reine du Leica ». Ilse Bing explique : « Cet appareil
photographique de petit format me semble être le prolongement de
mon œil se déplaçant avec moi, il me permet de rendre les choses
plus vivantes ».

Ilse Bing, fait partie de ces grandes et rares femmes photographes telles Lee Miller, Dora Maar, Bérénice Abbott,
Germaine Krull,et Florence Henri qui ont amené un regard tout à fait nouveau à une époque où explosent la
presse illustrée et la publicité. Les 500 images proposées lors de la vente du 16 novembre, couvrent les trois phases de son parcours de photographe.

La période allemande à la fin des années 20 : le photo-journalisme moderne

Elle sera une pionnière du photo- reportage moderne, initié par les revues américaines et suivide près par la presse allemande. Les images d’Ilse Bing s’inscrivent très vite dans la « photographie moderne ». Un mécanisme industriel devient à ses yeux un objet d’abstraction construit de formes pures à coup de graphisme osé. Ses influences sont le Bauhaus et le surréalisme. (voir la photo ci-dessous). Elle aime aussi localiser un détail mineur dans un banal agglomérat de choses.

 

 Paris, les années folles

Elle s’installe à Paris en 1930 où elle restera dix ans. Elle poursuit son travail de photoreporter et développe en parallèle de nouveaux styles. Comme beaucoup d’artistes étrangers, elle perçoit Paris avec une totale indépendance d’esprit. Sensible à la poésie de l’authenticité, elle capte desimages d’un Paris en train
de disparaitre, prête attention à ce qui parait fortuit ou anodin, saisit une nouvelle expressionvisuelle, s’inscrivant dans le courant de la «nouvelle vision», et expérimente des recherches sur les techniques en chambre noire dont la solarisation .

Le « style Bing » 

Son intérêt pour le mouvement, qu’elle traduit en utilisant le flou, (voir cidessus
les « Danseuses au Moulin Rouge »), son attirance pour la lumière qui est pour elle plus
un sujet qu’un moyen (voir la Tour Eiffel éclairée au milieu des vieux toits de Paris), son
attachement aux détails comme dans les photos de mode - une des raisons pour lesquelles elle
est engagée par Harper’s Bazaar pour photographier les accessoires de mode, son sens abstrait de la composition et sa maitrise de l’espace pictural.

New-York , la consécration

Tout au long des années 30, Ilse Bing travaille avec les plus grandes revues de l’époque en
France, en Allemagne et aux Etats-Unis : Le Monde Illustré, Harper’s Bazaar, L’art vivant … Elle
expose régulièrement dans toutes les principales galeries parisiennes aux côtés de Brassaï,
Cartier-Bresson, Germaine Krull, et Man Ray. Remarquée par le grand marchand américain
Julien Levy, elle connaîtra le succès aux Etats-Unis et ses œuvres seront exposées au MOMA de
New York
dès 1937. (Une importante collection des œuvres d’Ilse Bing figure dans les collections
actuelles du MOMA).
Lors de son voyage à New-York en 1936, elle confronte la modernité au réalisme populaire de la
rue, elle cherche à accentuer l’aspect titanesque de l’architecture comme dans cette image de
Wall Street où n’apparait qu’un filet de lumière au travers des immeubles sombres.

Décédée en 1998 à l’âge de 99 ans, Ilse Bing avait arrêté la photographie en 1959 pour se
consacrer à d’autres formes d’art : poésie, dessins, collages ... Ses œuvres se trouvent dans de
grandes collections, et des musées notamment au Victoria Albert Museum et au MOMA.
Provenance des œuvres proposées à la vente le 16 novembre :
Succession Ilse Bing
Collection américaine (actuel propriétaire).

Christophe Goeury, l’expert de cette vente, affirme avec cette vente sa spécificité dans le
marché de la photographie de collection : la dispersion de fonds photographiques (Brassaï, Blanc
et Demilly, Sacha Stone). Il explique : « Présenter en vente aux enchères un fonds de 500 tirages
d’époque couvrant l’essentiel de l’œuvre d’une artiste aussi importante qu’Ilse Bing, est un
évènement important pour le marché de la photographie de collection et fournit l’occasion à des
amateurs, collectionneurs, professionnels d’acquérir des images historiques. »
Les estimations sont raisonnables et s’échelonnent de 300 € à 15.000€( pour un album de 12
photographies sur le Moulin Rouge).

 

 
 

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