ILSE BING(1899-1998)- PHOTOGRAPHIES , ÉCRITS , DESSINS DROUOT-MONTAIGNE – LUNDI 16 NOVEMBRE 2009 : Les prix record réalisés sur les photos d’Ilse Bing, quelle que soit la période et quel que soit le sujet, avaient valeur de consécration pour le talent d’une artiste rare. Le produit de la ventetotalisait 555.000 € frais compris réalisant près de 200% du montant total de l’estimation basseavec 80% de lots vendus. 61 lots sur les 284 présentés multipliaient par 2, 3, 4, 5 … et jusqu’à 10 fois leur estimation. Les premières enchères indiquaient tout de suite la tendance puisque le lot N°1 composé d’écrits de l’artiste était préempté par la Bibliothèque Nationale à 8.793 € tandis le lot N°2, un autoportrait de 1928 estimé 2000/3000 € s’envolait à 15.315 €. |  |
NEW YORK FAIT UN RECORD À PARIS Clientèle très internationale (européenne, américaine mais aussi brésilienne), marchands, collectionneurs et simples amateurs se disputaient les tirages vintage de celle que l’on surnommait « la Reine du Leica », allant jusqu’à 31.907€ pour l’autoportrait réalisé en 1936 dans le métro aérien de New York « The elevated and me » constituant un record mondial pour l’artiste (la dernière enchère la plus importante pour une photo d’Ilse Bing atteignait 16.128 € chez Sotheby’s à New York en 2007).  Les 12 photos illustrant un reportage au Moulin Rouge, d’un dynamisme peu courant, étaient vendues 53.603 €. Les images construites de formes pures à coup de graphisme osé, influencé par le Bauhaus et le surréalisme, rencontraient autant de succès que celles qui captaient le réalisme populaire de la rue : « Fokker, Amsterdam, 1933 » partait à 9.189€ et « Orgue de Barbarie, Amsterdam 1933 » atteignait 11.486 €. Dans les images de New York, elle cherche à accentuer l’aspect titanesque de l’architecture comme dans cette image de Wall Street où n’apparait qu’un filet de lumière au travers des immeubles sombres qui a séduit un amateur à 8.934 € (photo ci-dessous).
 Christophe Goeury, qui poursuit sa collaboration avec la maison de ventes Millon depuis 4 ans (ventes Brassaï, Blanc et Demilly) explique : « C’est une chance de présenter à la vente autant d’images historiques et de participer à la reconnaissance internationale d’une grande artiste rare sur le marché. Si les musées ou institutions français et américains ont acheté, de nombreux amateurs faisaient l’acquisition de leur première photo et ne demandaient qu’à être initiés. Même à ces niveaux de prix, ils ont fait un excellent investissement ».
Remerciements à notre Contact-presse : Sylvie Robaglia - +33 (0)6 72 59 57 34 –
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