La Galerie Antoine Laurentin présentera un hommage à Gaston Chaissac Du 18 au 27 mars 2011 au salon TEFAF 2011 Maastricht (Stand n° 709) Ouverte il y a presque 20 ans, la Galerie Antoine Laurentin, située au cœur du Carré Rive Gauche est spécialisée dans les dessins, tableaux et sculptures des XIXème et XXème siècles.Chaque année, la galerie organise dans ce bel espace doté d’une vue exceptionnelle sur le Musée du Louvre des expositions monographiques consacrées à la redécouverte d’artistes tels que ‐ Paul Huet (1803‐ 1869), Henri Guérard (1846‐1897), Jean‐Baptiste Gibert (1803‐1883), Paul Ranson (1861‐ 1909), Jean‐Émile Laboureur (1877‐1943), Albert Marquet (1875‐1947), Youla Chapoval (1919‐1951), Jean Peyrissac (1895‐1974), Aurélie Nemours (1910‐2005) et plus récemment César Domela (1900‐1992). |  |
Elles sont par ailleurs l’occasion de publier des catalogues devenus des références. La galerie participe, par ailleurs, à la Biennale des Antiquaires, à Brafa à Bruxelles ainsi qu’au Salon du Dessin à Paris où elle se distingue par l’originalité et la qualité de ses choix. Enfin, Antoine Laurentin prépare le second volume du catalogue raisonné des œuvres de F. du Puigaudeau (ayant déjà publié le premier en 1989), ainsi que celui des peintures de Jean‐Charles Joseph Rémond (1795‐1875) et de Henri Gabriel Ibels, le nabi journaliste. Sélection 2011 En cette année 2010, Gaston Chaissac aurait eu 100 ans c’est pourquoi la Galerie Antoine Laurentin est heureuse de présenter un ensemble exceptionnel de 25 œuvres sur papier. Ces œuvres de Chaissac n’ont encore jamais été montrées et présentent un intérêt majeur. Dès 1942‐1943, l’artiste a trouvé son vocabulaire plastique, crée des œuvres originales, sincères et d’une grande fraîcheur. Cette présentation inédite est l’occasion de rendre hommage à cet homme à la fois génial et particulier qu’était Chaissac. Dès 1937, le talent très singulier de Chaissac est repéré par Otto Freunlich et sa femme Jeanne Kosnick‐Kloss. Et très vite, il adopte un langage plastique qui lui est propre constitué de cernes noirs, de couleurs et de formes inégales. Chaissac crée un univers orignal animé de personnages le plus souvent souriant, d’animaux imaginaires ce qui lui vaut une réputation de peintre « rustique moderne ». Gaston Chaissac, un artiste singulier Issu d’une famille très modeste, Gaston Chaissac quitte le milieu scolaire dès l’âge de 13 ans et exerce de nombreux petits boulots dans lesquels il ne reste que quelques mois. Après la mort de sa mère, il part vivre un temps chez sa sœur puis décide de tenter sa chance sur Paris où habite son frère. Les voisins de ce dernier, Otto Freundlich et Jeanne Kosnik‐Kloss, lui révèlent son don d’artiste autodidacte et insoupçonné jusqu’ici. Dès lors, il peint des œuvres d’une grande liberté dégagée de tout bagage culturel. D’une santé fragile et se sentant incapable de vivre de son art et de travailler, il est admis grâce à un bilan de complaisance au Sanatorium d’Arnières, près d’Evreux. Il est aidé par des amis tels que Gleizes et sa femme Juliette Roche. Une exposition est organisée à Paris à la Galerie Gerbo en décembre 1938. Cette exposition constitue ses premiers succès, premières ventes et premiers espoirs. En 1939, Chaissac est déclaré artiste par certificat médical et transféré au centre de rééducation de Clairvivre en Dordogne où il est nommé chef de l’atelier. C’est là qu’il fait la connaissance en décembre 1940 d’une jeune institutrice passionnée d’art et de culture, Camille Guibert. Elle deviendra sa femme, lui donnera une fille ainsi il reconstituera la famille qui lui a tant manqué. | | Gaston Chaissac, "Les gants" gouache de 1945 dim. 22,4 x 17,5 cm - Courtesy Galerie Antoine Laurentin |
Cette période est pleine d’espoir pour Chaissac alors qu’elle est si trouble pour la France en général et ses amis, en particulier : Otto Freundlich trouve la mort dans un camp après avoir été dénoncé. En 1942, il se trouve obliger de quitter le sanatorium et se rend à Saint‐Rémy de Provence où l’attend un emploi (grâce à l’aide de Gleizes) chez un bourrelier. Chaissac passe beaucoup de temps chez son ami et y rencontre des artistes et des intellectuels tels Aimé Maeght, André Lhote et André Bloc qui contribuera à faire connaître son œuvre dans la revue Architectures d’aujourd’hui dont il est le directeur. De 1945 à 1947, Chaissac expose au Salon des Indépendants, au Salon des Surindépendants, aux Réalités Nouvelles et à la galerie Arc‐en‐Ciel où une exposition, organisée par Paulhan, lui est consacrée. Il y rencontrera Dubuffet avec qui il se liera d’amitié. En 1948, Chaissac ainsi que sa famille s’installent à Sainte‐Florence‐de‐l’Oie en Charente regrettant Boulogne, ville qu’ils habitaient depuis 1943. Ils y resteront jusqu’en 1961 connaissant des aléas notamment au niveau de la santé de l’artiste et de leur intégration au sein du village dus à la forte personnalité de Chaissac. Dès 1960, les galeries s’intéressent plus en plus à son travail. A la suite de la fermeture de l’école de Sainte‐Florence, les Chaissac s’installent à Vix mais l’artiste se sent seul et isolé malgré les visites fréquentes. Iris Clert viendra aussi le voir et repartira avec de nombreuses œuvres qu’elle exposera dans sa galerie parisienne. En 1964, Chaissac a une reconnaissance internationale, deux expositions ont lieu aux Etats‐Unis cette année là. Mais début novembre, l’artiste s’éteint à l’âge de 54 ans à la Roche‐sur‐Yon après des semaines de souffrance. | | Gaston Chaissac, Composition Personnage 1944-45 Pastel 26 x 27,7 cm - Courtesy Galerie Antoine Laurentin |
Biographie résumée 13 Août 1910 : Naissance de Gaston Chaissac à Avallon. 1923 : Chaissac enchaîne différents apprentissages, marmiton, quincailler et bourrelier. L’enfant est de santé fragile. 1929 : Malade, il suit un traitement à l’institut naturiste des Durville à Paris. 1936‐1937 : Il part vivre à Paris chez son frère qui demeure 8 rue Henri Barbusse, dans le même immeuble qu’Otto Freundlich et sa femme Jeanne Kosnick‐Kloss qui lui ouvrent leur atelier et l’initient à la peinture et au dessin. 1938 : Chaissac se fait hospitaliser au Sanatorium d’Arnières. Première exposition personnelle à la galerie Gerbo à Paris. 1939 : Il est admis au centre de rééducation de Clairvivre, en Dordogne. Premiers signes abstraits dans ses gouaches. 1940 : Début d’une correspondance avec Gleizes. Il rencontre sa future épouse Camille Guibert à l’occasion d’une exposition au centre de rééducation. 1942 : Il s’installe à Saint‐Rémy‐de‐Provence où il travaille comme bourrelier. Dans l’atelier de Gleizes, il rencontre Aimé Maeght, Lanza del Vasto, André Lhote et surtout André Bloc qui deviendra son soutient permanent dans le milieu artistique. En août, il arrive à Vix et épouse Camille. Leur fille Annie naît en décembre. 1943 : Le couple s’installe à Boulogne. Exposition à la Maison des Intellectuels à Paris. 1944 : Salon des Indépendants. Il rencontre Raymond Queneau avec qui il entame une relation épistolaire. 1945 : Salon des Indépendants et Salon des Surindépendants. 1946 : Début d’une longue correspondance et d’une amitié féconde avec Dubuffet. Chaissac, qui se considère comme un peintre « rustique moderne », se voit embrigadé malgré lui dans l’art brut. Salon des Réalités Nouvelles. 1947 : Exposition personnelle à la galerie Arc‐en‐Ciel à Paris. Exposition à la galerie Michel Columb à Nantes. 1948 : Le couple s’installe à Sainte‐Florence‐de‐l’Oie. Dans sa nouvelle ville d’accueil, l’artiste passe de plus en plus de temps à écrire. 1949 : Exposition « L’art brut préféré aux arts culturels » organisée par Dubuffet à la galerie René Drouin. 1954 : Exposition d’une série de cinq œuvres à la galerie Pagani à Milan. Exposition « Art graphique naïf » à la galerie La Proue à Bruxelles. 1961 : Chaissac et sa femme retournent à Vix. L’artiste se met à peindre frénétiquement mais la solitude et la dépression l’envahissent. 1964 : Deux expositions sont organisées aux Etats‐Unis, l’une chez Cordier & Ekström à New York et l’autre à Minneapolis. Chaissac meurt le 7 novembre à l’hôpital de La Roche‐sur‐Yon. | | Gaston Chaissac, Personnage bleu, 1959, Huile sur carton 32,5 x 24,6 cm - Courtesy Galerie Antoine Laurentin |
Informations pratiques : Contacts:  Antoine Laurentin Caroline Jouquey Galerie ANTOINE LAURENTIN 23, quai Voltaire 75007 Paris Tel : +33 (0)1 42 97 43 42 Fax : +33 (0)1 42 97 58 85
E‐mail : contact@galerie‐laurentin.com Site web : www.galerie‐laurentin.com La galerie est ouverte tous les jours sauf le dimanche de 10h30 à 13h et de 14h à 19h, le samedi de 14h à 18h. Accès : Métro Ligne 12 Rue du Bac, Ligne 1 Tuileries ou Palais Royal – Musée du Louvre Bus n°68 arrêt Quai Voltaire, n° 95 arrêt Rue des Saints‐Pères Nous remerçions Monsieur Antoine Laurentin, Madames Caroline Jouquey et Mademoiselle Sophie Gressier de leur efficace collaboration pour l'élaboration de cet article. |