Liaisons dangereuses Exposition du 26 novembre 2010 au 29 janvier 2011 Vernissage le jeudi 25 novembre à partir de 18h C’est une jolie idée que d’essayer de réconcilier l’inconciliable par le rêve du peintre qui a toute autorité sur le monde. Qui, à travers de nouvelles combinaisons hétéroclites découvre une vérité improbable mais chargée de ferveur par le pouvoir de la métaphore poétique. Vos assemblages amusent, intriguent, posent le problème de l’unité nécessaire, de l’unité impossible. L’imagination d’humour est seule capable de résoudre de telles énigmes qui, si l’on y pense bien, constituent l’agonie ordinaire de nos existences. Votre intervention peinte, ces grisés, ces nuances presque indétectables ajoutent au charme. Continuez, cher Patrick, avec mystère et légèreté, vos explorations. Salah Stétié |  |
Tous les mouvements artistiques tâchent de se renouveler mais la vraie essence de la beauté peut se révéler seulement si la distinction entre le vieux et le nouveau a été éliminée. Soetsu Yanagi | | Patrick Depin - Courtesy Galerie Maeght |
Un art sans nom. Servitium editrice, Bergamo 1997, p.67 Patrick Depin, dans son dernier travail, concentre son attention sur un objet unique d'usage commun, une simple tasse à café, déclinée sous des formes et des dispositions différentes, dans des endroits serrés, opaques, qui ne laissent pas imaginer la présence humaine et qui contredisent tout type de renvoi à un arrière plan décoratif. La répétition du sujet devient un exercice de réduction de l’envahissement du moi de l'artiste, tandis que la réalité du temps vécu est seulement suggérée par l'usage du papier journal. L'importance centrale est donnée à la poésie des objets, aux rapports entre eux, aux relations établies, aux assemblages, renversements, superpositions qui engendrent des architectures isolées ou des dialogues tacites, capables d'évoquer un sens du vécu et une géographie des sentiments humains. Savoir voir la solitude et la mélancolie qui enveloppe le monde des choses - les Japonais diraient leur pathos « mono no aware » - porte à comprendre l'essence, la nature commune au moi et aux choses, leur dépendance réciproque. Patrick Depin démontre, en exerçant son attention sur de simples objets quotidiens, qu’il peut produire des actions pauvres d'aspects mais riches de sens, simples mais importantes, sobres mais efficaces, rigoureuses mais aussi chaleureuses. En d’autres termes, des comportements éthiques dont l'art a aujourd’hui particulièrement besoin. Marcella Anglani Historienne de l'art, Enseigne à l'Académie de Beaux Arts de Brera à Milan
| | Patrick Depin - Courtesy Galerie Maeght |
L’énigme des relations et la poétique des objets C’est une tasse solitaire face à la vie, comme un enfant qui fait ses premiers pas et va spontanément vers l’autre. Les liens deviennent plus complexes, le spectateur charmé assiste au jeu implacable du monde. Nous voudrions que cet enfant ne soit pas trop vite contaminé et qu’il y ait toujours de l’étonnement dans son regard grand ouvert. Cet imaginaire universel, nous le trouvons dans le travail de Depin, dans son exploration obstinée mais presque fortuite dans l’utilisation d’un objet familier par lequel il tisse des relations humaines. L’artiste se sent libre de jouer, créant des formes harmonieuses ou disharmonieuses. Ainsi, à travers sa grammaire plastique propre, il invente, sans le vouloir, un nouveau Rorschach domestique qui nous entraine à l’identification et à la projection d’un vécu relationnel, à la recherche d’une vision formelle de notre propre histoire. Il nous force, grâce à la légèreté du matériau*, à imaginer, à inventer des émotions et des situations complexes. Ces tasses animées font écho à un inconscient commun et sont dans un espace mental où se déclinent affects et liens. Ils construisent des énigmes aux solutions variées, dévoilant des mondes possibles, qui nous touchent par leur extrême tendresse qui se transforme en poésie. *Le Monde, Le Parisien, La Repubblica, The Financial Times, Il Gazzetino di Venezia, Il Corriere della Sera, El Pais, Frankfurter Allgemeine, International Herald Tribune, … Donatella Caprioglio Psychothérapeute. Ecrivain GALERIE MAEGHT PATRICK DEPIN Biographie Né le 9 juin 1951 Vit et travaille entre Paris, Venise et Ceglie Messapica Licence de philosophie (Professeurs : E. Levinas, P. Ricoeur) Diplôme Supérieur d’Art Plastique à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris Depuis 1989 expose régulièrement à la Galerie Maeght Depuis 1998 co-dirige, avec Isabelle Maeght, la collection de bibliophilie, Duos, aux éditions Maeght Expositions : 1992 Cloître des Cordeliers, Tarascon 2001 Les livres d’artistes, Médiathèque, Issy les Moulineaux 2001 De la Couleur, Musée d’Art Moderne, Troyes 2008 Mes Icônes, Siège de Poltrona Frau, Paris 2009 30 ans de passion, collection de l’Hôtel Bedford, Les Dominicaines, Pont-l’Evêque 2009 Art Café, Ceglie Messapica, Italie 2010 Senses, Erastudio Gallery, Milan, Italie 2010 Le Café du dialogue, Masseria Torre Coccaro, Savelletri, Italie Livres de bibliophilie et de poésie : 1983 « La place du mort. », Patrick Jaffré, éd. Le voleur de Talan 1984 « Le clou du murmure », Patrick Jaffré, éd. Parler net 1990 « Misère de la vie sans dieu », Ivan Alechine, éd. Ultramarine 2001 « Sans titre sans date », Matthieu Messagier, éd. Maeght GALERIE MAEGHT 42 rue du Bac 75007 Paris France Tél : +33 (0)1 45 48 45 15 Fax : +33 (0)1 42 22 22 83 E-mail :
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