Exposition Octobre 2010 SFM, un art de la mesure et de la retenue par Yvon Birster Une expo de SFM est toujours une occasion de plaisir pour les galeries qui l’accueillent avec fidélité*. A peine de retour de Corée où il a connu une belle réussite, Stéphane Fradet-Mounier a créé de nouvelles pièces qui se déclinent à partir du cube construit comme un puzzle. Nous connaissions ses cubes entrouverts avec leur crucifix planté dans leur sein, puis ceux d’où s’élevait une échelle orange. |  |
Il déploya ensuite ses carrés ailés et voici ses cubes-puzzles d’apparence hermétique. Toujours s’exprime un engagement physique allié à la rigueur, inscrit dans des lignes et des couleurs sobres, nettes et franches. Un dépouillement classique à l’ère du marketing très kitch de l’art officiel. A la boursouflure insignifiante des volumes infantiles de la sculpture du « trading art » s’oppose la simplicité des œuvres de SFM. Les puzzles de SFM referment les cubes précédemment ouverts, non pour exprimer une fermeture mais pour produire du sens et ramener le multiple à l’unité. Du sens, de la présence sans pesanteur. Le style de SFM n’est pas de l’ordre de la substitution mais de celui de la juxtaposition. Ce parti-pris surprend toujours les adeptes d’une sculpture suggestive. Ils attendent l’image d’une blessure derrière une fente, d’un mystère insondable derrière la symbolique, d’un corps derrière la courbe… D’erreurs en incompréhension, ils retombent sur ce qu’ils supposent n’être qu’une plate représentation. Aveuglement suivi de déception. L’art de SFM est fait de juxtapositions, d’oppositions, grand-petit, lourd-léger, multiple-un, élément-tout, plein-vide, haut-bas… La sculpture jusque dans ses abstractions du XXème siècle nous a fait embrasser tant de chairs, de rondeurs sensuelles que la simplicité nous déconcerte. Il faut prendre le temps de se dépouiller soi-même pour qu’apparaissent la retenue et la discrétion des œuvres de Stéphane Fradet-Mounier. Leur force se transmet par l’ascèse à laquelle elles nous obligent, par le refus de la diversion, de la dispersion et du divertissement. C’est le paradoxe de l’artiste gargantuesque nous offrant des œuvres ascétiques, comme le libertin Georges de La Tour sut exprimer le Jansénisme. Yvon Birster dates: 16 OCTOBRE AU 5 NOVEMBRE 2010 LA ROTONDE 28 RUE EUGENE CARRIERE 126 BIS RUE LAMARCK 75018 PARIS tél 01 42 23 83 10 On peut aussi mentionner que je fais une exposition perso dans une bonne galerie en Coree; la Galerie Boogoo a Busan du 26 octobre au 06 novembre.
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