OPERA GALLERY AMERICAN ICONS

Le Musée Privé Magazine d'Art Moderne et Contemporain

AMERICAN ICONS
OPERA GALLERY
62 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 PARIS
T +33 (0) 1 42 96 39 00
paris(at)operagallery.com
www.operagallery.com 
du 16 mars au 31 mars 2018

PREFACE

Opera Gallery Paris est heureuse de présenter sa première exposition de 2018 consacrée aux icônes de l’art américain.

« American Icons » est l’occasion de mettre en lumière l’effervescence de l’après-guerre qui caractérise l’avant-garde et définit « l’American Dream ». Nombreux sont les artistes d’Europe, d’Asie et d’ailleurs, à migrer aux États-Unis, dans une volonté d’émancipation culturelle et de galvanisation créatrice et humaine. Artistes d’origine ou d’adoption américaine, aujourd’hui acclamés et reconnus par le grand public et les institutions, tous ont bénéficié de l’expérience du Nouveau Monde.

Dans un idéal de découverte de l’autre et de soi, de Donald Judd à Keith Haring en passant par Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat ou George Condo, tous ont marqué l’histoire de l’art et le marché de l’art contemporain à travers leurs créations inédites inscrites dans une société vouée à l’hégémonie.

À la manière d’un voyage entre New York et Paris, cette exposition est l’occasion pour nous de revenir sur les artistes qui font partie de l’histoire d’Opera Gallery depuis plus de vingt ans.

À travers cette sélection d’oeuvres, cet événement invite à redécouvrir les principaux instigateurs d’un territoire d’expérimentation, ces artistes visionnaires d’un monde en pleine reconstruction, au travers de créations emblématiques ou plus intimes ; études, dessins ou thématiques étonnantes.

Nous sommes heureux de partager avec vous cette parenthèse représentative des prémices et fondements de l’art contemporain que nous avons hérités.

Gilles Dyan
Fatiha Amer
Président et Fondateur Directrice
Opera Gallery Groupe Opera Gallery Paris

Robert Indiana  Hartley Elergies KVF IV, 1990  Signed and dated on the lower right, numbered on the lower centre  Serigraph in colours, edition of 50  196 x 135 cm - 77.2 x 53.1 in.  Provenance The Morgan Art Foundation

Robert Indiana
Hartley Elergies KVF IV, 1990
Signed and dated on the lower right, numbered on the lower centre
Serigraph in colours, edition of 50
196 x 135 cm - 77.2 x 53.1 in.
Provenance The Morgan Art Foundation

PREFACE

Opera Gallery Paris is delighted to present our first exhibition in 2018 on American icons.

"American Icons" is an opportunity to focus the spotlight on the buzzling post-war period that formed the artistic avant-garde and defined the "American Dream". A number of artists from Europe, Asia and elsewhere migrated to the United States, looking for cultural emancipation and an inspiring jolt for their creations and them as individuals. Native and adopted American artists, now renowned and praised by the public and institutions alike, have all benefited from their experience in this brave New World.
On the path of self-discovery and that of the other, from Donald Judd to Keith Haring byway of Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat or George Condo, those artists have all left their own marks in art history and the market of contemporary art with their unseen creations, inscribed deeply in a hegemonic society.

Such as a journey between New York and Paris, this exhibition is an occasion for us to come back to those artists who have also been a part of Opera Gallery’s history for more than twenty years.

Going through this selection of artworks, this show offers a moment to rediscover the main actors, these visionary artists in a world being actively reconstructed, on this experimental scene looking at their emblematic or most intimate creations, such as sketches, drawings and unusual works.

We are most happy to share with you this creative window on the fundaments and premises of contemporary art as we know it.

Gilles Dyan
Fatiha Amer
Founder and Chairman Director
Opera Gallery Group Opera Gallery Paris

« L’art est toujours l’expression d’une révolte et d’une lutte. L’homme de progrès et l’art de progrès sont identifiés à cette lutte, intellectuellement et anthropologiquement. C’est notre histoire comme artiste. C’est l’histoire de l’homme comme primate.»

David Smith

Robert Indiana  Hartley Elergies KVF III, 1990  Signed and dated on the lower right  Numbered on the lower centre  Serigraph in colours, edition of 50  194 x 136 cm
Robert Indiana
Hartley Elergies KVF III, 1990
Signed and dated on the lower right
Numbered on the lower centre
Serigraph in colours, edition of 50
194 x 136 cm | 76.4 x 53.5 in.
Provenance The Morgan Art Foundation

Avec la fin de la seconde guerre mondiale, période où un grand nombre d’artistes des avant-gardes européennes s’expatrie ou séjourne aux USA (André Breton, Fernand Léger…), les mondes de l’art, de lapolitique ou de l’économie, connaissent un déplacement de leurs zones d’influence. Les États-Unis, et New York en particulier, tiennent en effet désormais les rênes de l’avant-garde artistique (Serge Guilbaut, Comment New York vola l’idée d’art moderne : -expressionnisme abstrait, liberté et guerre froide, Nîmes, Jacqueline Chambon 1988). Les artistes américains qui émergent à cette période vont s’inspirer des maîtres modernes européens (Fernand Léger, Pablo Picasso, Joan Miró) érigés alors en figures tutélaires.
Accompagnés de galeristes talentueux (Leo Castelli, Samuel Kootz, …), de conservateurs et de critiques (Clement Greenberg, Harold Rosenberg, William S. Burroughs), ces artistes vont révolutionner les pratiques, les thématiques et les dispositifs artistiques de leur temps.

Suivant malgré eux ou en pleine conscience un « American Way of Life » fondé sur des principes libéraux de diversité et d’individualisme, les artistes américains vont occuper le haut de la scène artistique mondiale malgré l‘existence concomitante de la seconde École de Paris (Pierre Soulages, Hans Hartung… ) et d’artistes tels que Lucio Fontana en Italie, Georges Mathieu en France ou Antoni Tàpies en Espagne.

L’expressionisme abstrait de Jackson Pollock, Robert Motherwell et Joan Mitchell, le color field painting de Barnett Newman et Mark Rothko, le pop art d’Andy Warhol et Roy Lichtenstein, l’art minimal puis conceptuel
de Sol Lewitt ou Carl Andre sont autant de nouveaux « courants » de l’art imputables à ce déplacement d’influence de l’Europe vers les États-Unis d’Amérique.

Cette génération d’artistes, influencée par un marché de l’art qui tend à s’internationaliser et à se diversifier, donne raison à Jean-François Lyotard qui voyait dans la période post-moderne de l’après-guerre la fin des grands récits collectifs au profit de récits plus individualisés et plus éclatés (Jean-François Lyotard, La Condition postmoderne, Paris, Les Éditions de Minuit, 1979).

L’avènement de récits personnels, de « mythologies individuelles » dans les productions artistiques permet aux artistes de véhiculer, dans leurs créations, un récit qui leur est propre, une construction du monde et d’eux-mêmes subjective et personnelle (comme l’illustre à merveille l’article de Life Magazine d’août 1949 au sujet de Jackson Pollock ; Is he the greatest living painter in the United States?).

Émerge alors une formidable diversité d’artistes qui, malgré des rapprochements au sein de « courants », ne cesseront de se démarquer les uns des autres. American Icons ne retrace donc pas une histoire de l’art aux États-Unis d’Amérique, ou une histoire des « courants » d’après-guerre, mais bien des portraits d’artistes américains mondialement connus et ce, au travers d’oeuvres intimes ou singulières.

Cette exposition tend à montrer la production d’individualités et de personnalités artistiques dans ce qu’elles ont de plus diversifié. Au travers de dessins, d’essais, d’oeuvres de recherches et de travaux intimes connus ou moins connus, il nous est permis d’explorer les influences parfois étonnantes et les thématiques plastiques savamment orchestrées d’artistes reconnus mais aussi de pointer la richesse de la scène américaine de l’après-guerre à aujourd’hui.

Diversité et redécouverte sont donc au coeur de cette exposition. Une diversité d’artistes, de générations, d’influences, de cultures et d’individualités à l’image de ce que sont les États-Unis. Enfin, la redécouverte de
facettes moins connues du travail de certains artistes (dessins de Sol Lewitt, études de Robert Longo, …) tout comme celle de coups de coeur d’Opera Gallery (tel que Robert Indiana ou Alexander Calder).

 Keith Haring  Atlantis Brazil, circa 1983  Signed on the lower left  Felt-tip pen on paper  64 x 45 cm
Keith Haring
Atlantis Brazil, circa 1983
Signed on the lower left
Felt-tip pen on paper
64 x 45 cm | 25.1 x 17.7 in.
Provenance
Realized for the auction "Kinder in Brasilien", 15 December 1983, Basel
Private collection, Switzerland
 

"Art is always the expression of a revolution and a struggle. Progressive man and progressive art are
affiliated to this struggle, intellectually and anthropologically. It’s our history as artist. It’s the history of
man as a primate."

David Smith

With the end of WWII, a period where a great many European avant-garde artists (André Breton, Fernand Léger, etc.) as expatriates or visitors went to the United States, the worlds of art, politics and economics saw a shift in their zones of influence. The United States, and New York in particular, was at the cutting edge of the artistic avant-garde (Serge Guilbaut, Comment New York vola l’idée d’art moderne : -expressionisme abstrait, liberté et guerre froide, Nîmes, Jacqueline Chambon, 1988). Emerging American artists of this period were inspired by European masters of modern art (such as Fernand Léger, Pablo Picasso, Joan Miró) installed as tutelary figures. Alongside talented gallerists (Leo Castelli, Samuel Kootz…), curators and art critics (Clement Greenberg, Harold Rosenberg, William S. Burroughs), these artists will revolutionize art practices, themes and artistic dispositions of their time.

Following an "American Way of Life" based on liberal ideals of diversity and individualism consciously or despite themselves, American artists will occupy the upper hand of the international artistic scene in spite of the contemporary existence of the second School of Paris (Pierre Soulages, Hans Hartung…) and other artists such as Lucio Fontana in Italy, Georges Mathieu in France or Antoni Tàpies in Spain.

The Abstract Expressionism of Jackson Pollock, Robert Motherwell and Joan Mitchell, the color field painters Barnett Newman and Mark Rothko, Pop Art by Andy Warhol and Roy Lichtenstein, the minimal then conceptual art of Sol LeWitt or Carl Andre were also new ‘currents’ in art, inalienable from this flux of influence from Europe to the United States of America.

This generation of artists were influenced by a globalizing and diversifying art market, that give rise to Jean-François Lyotard’s observation during the post-modern era, the end of grand collective narratives in favour
of more glaring and individualized tales (Jean-François Lyotard, La condition postmoderne, Paris, Éditions de Minuit, 1979).

The arrival of those personal tales, those ‘individual myths’ in artistic production allowed artists to articulate in their creations their own stories, constructing the world and themselves subjectively and personally (as this marvellous story in the August 1949 issue of Life Magazine about Jackson Pollock, Is he the greatest living painter in the United States?).

A remarkable diversity of artists has then emerged who never ceased to differentiate amongst themselves despite the converging artistic ‘currents’ that existed. American Icons does not look to tell the art history of the United States of America or a history of post-war artistic 'currents', but show portraits of world renowned American artists through singular and intimate works of theirs.

This exhibition tries to show the most diverse aspect of this production of individual expressions and artistic personalities. Through sketches, essays, works of research and intimate works more or less well known, we can explore the sometimes surprising influences and plastic motifs wisely orchestrated by artists of renown and also notice the depth of the American art scene from the post-war period to our day.

Diversity and rediscovery are at the heart of this exhibition. A plethora of artists, of generations, of influences, of cultures and of individualities in the image of the United States. And finally, the rediscovery of the less known facets of some artists’ work (Sol LeWitt’s drawings, Robert Longo’s sketches…) as well as some of Opera Gallery’s all-time favourites (such as Robert Indiana or Alexander Calder).

JEAN-MICHEL BASQUIAT (1960-1988)
Jean-Michel Basquiat  Monticello, 1986  Signed, titled and dated on the reverse  Acrylic on canvas 127 x 99 cm
Jean-Michel Basquiat
Monticello, 1986
Signed, titled and dated on the reverse
Acrylic on canvas 127 x 99 cm | 50 x 39 in.
Provenance
Galerie Bishofberger, Zurich
Galeria d’Art, Barcelona
Private collection
Exhibited
Barcelona, Dau al Set, Galeria d’Art, Jean-Michel Basquiat, 1989, no. 8
Malaga, Junta de Andalucia, Jean-Michel Basquiat, 1996, p. 83
Forte dei Miami, Galleria d’Arte Dante Vecchiato; Cortina d’Ampezzo, Galleria Dante Vecchiato, Basquiat, 1999, p. 31
Paris, Fondation Dina Vierny-Musée Maillol, Jean-Michel Basquiat, 2003, p. 100
Literature
Richard D. Marshall, Jean-Louis Prat, Jean-Michel Basquiat, Paris, Galerie Enrico Navarra, 1996, Vol. I, p. 311
Richard D. Marshall, Jean-Louis Prat, Jean-Michel Basquiat, Paris, Galerie Enrico Navarra, 2000, Vol. l, p. 326, Vol. lI, p. 248, no. 6
Certificate This work is registered in the archives of The Estate of Jean-Michel Basquiat under the no. 60030

Jean-Michel Basquiat est né en 1960 à Brooklyn (New York), aux Etats-Unis, d’une mère portoricaine et d’un père haïtien. Basquiat commence véritablement à dessiner dans la rue en utilisant les quatre lettres SAMO (significant “Same Old Shit”), surmontées d’une couronne. Il gagne sa vie en vendant des cartes postales réalisées à partir de collages de photocopies et des T-shirts qu’il peint lui-même, portant le slogan “Man Made”. En 1980, il participe à ses premières expositions : ses oeuvres connaissent immédiatement un succès critique. Il attire alors l’attention de marchands d’art influents et ses oeuvres sont présentées lors de grandes expositions internationales. Très rapidement, elles deviennent demandées et leurs prix s’envolent ; Basquiat dépense alors tout son argent entre voyages et drogues.
L’artiste associe d’innombrables sources d’inspiration : manuel d’anatomie, journaux, bandes dessinées, pochettes d’albums, portraits de musiciens de jazz. Devant ses oeuvres, il se présente à la fois en tant que peintre, poète, tagueur, et il travaille ses compositions avec le plus grand soin : il écrit des mots, des fragments de phrases, et les recouvre de graffitis. Basquiat meurt d’une overdose à 27 ans. Son oeuvre trouve un écho dans l’ensemble de la société et suscite l’enthousiasme de personnes généralement marquées par les différences qui les séparent.

Les oeuvres de Jean-Michel Basquiat font partie des plus grandes collections contemporaines dont le Museum of Modern Art à New York, le Whitney Museum of American Art à New York, le Centre Georges Pompidou à Paris, le Hamburger Bahnhof Museum for Gegenwart à Berlin ou le Museu d’Art Contemporain de Barcelone.

Jean-Michel Basquiat was born in Brooklyn, New York, USA in 1960. Basquiat's mother was Puerto Rican, his father Haitian. Basquiat started really to draw in the street with the four letter SAMO ( short for “Same Old Shit”), topped by a crown. He made a living by selling postcards made with collages of photocopies and T-shirts that he painted himself, with the words “Man Made”. In 1980, he took part in his first shows.
His works won instant critical acclaim. He attracted the attention of influential art dealers, and his works were included in major international exhibitions. In no time his work was in great demand - and his prices soared. He spent all his money on travels and drugs. Basquiat mixed countless illustrative sources together: anatomy manuals, newspapers, comic strips, album covers, portraits of jazz musicians. When he faced his canvases, he behaved like a painter, poet and tagger. He worked out his compositions with great care, wrote words and snippets of sentences and covered them with graffiti. Basquiat died of an overdose at 27. His art was one of the rare forms to circulate freely through all social strata and attract enthusiasm from all sorts of people who were usually marked more by the abysses between them.

Basquiat is represented in many prominent museum collections all over the world included Centre Georges Pompidou in Paris, the Museum of Modern Art in New York, the Whitney Museum of American Art in New York, the Hamburger Bahnhof Museum für Gegenwart in Berlin or the Museu d’Art Contemporani de Barcelona in Spain.

 MEL BOCHNER (born 1940)
Mel Bochner Obscene/Money, 2006 Signed, titled and dated 2006 on the stretcher Oil on black velvet 181,3 x 120 cm  
Mel Bochner
Obscene/Money, 2006
Signed, titled and dated 2006 on the stretcher
Oil on black velvet
181,3 x 120 cm | 71.4 x 47.2 in.
Provenance Quint Contemporary Art, San Diego
Private collection, Los Angeles
Exhibited
San Diego, Quint Contemporary Art, Mel Bochner - Velvet Paintings
January - February 2007
Chicago, Rhona Hoffman Gallery, Mel Bochner: "Obscene", "Money", "Stupid", "Meaningless" and Other Recent Paintings on Velvet
December 2006 - January 2007

Mel Bochner, né en 1940 à Pittsburgh (Pennsylvanie) aux États-Unis est considéré comme l’une des figures marquantes du développement de l’art conceptuel à New York dans les années 1960 et 1970. Il fait partie d’une nouvelle génération d’artistes, tels Eva Hesse, Donald Judd et Robert Smithson, qui veulent rompre avec l’expressionnisme abstrait et les normes de composition artistiques traditionnelles. Précurseur de l’utilisation du langage écrit dans le visuel, il organise en 1966 l’exposition Working Drawings, dont Benjamin Buchloh (historien d’art de l’université Harvard) dira qu’elle est « probablement la première véritable exposition conceptuelle ». Bochner atteint sa pleine maturité durant la seconde moitié des années 1960, une époque de changement radical pour la société qui se refléta dans son art. Bochner explore les usages de la peinture et du langage, la manière dont nous les construisons et les comprenons et dont ils s’associent pour nous rendre plus attentifs aux codes tacites qui sous-tendent nos liens à travers le monde.

Les oeuvres de Mel Bochner ont été largement exposées au cours de sa carrière. En 1995, la Yale University Art Gallery de New Haven, Connecticut, organise une rétrospective de son oeuvre intitulée Mel Bochner: Thought Made Visible 1966 - 1973, qui devint par la suite un livre du même nom. En 2011, une autre rétrospective, In the Tower: Mel Bochner est organisée à la National Gallery of Art de Washington D.C. Ses écrits sur l’art se retrouvent entre autres dans le livre Solar System & Rest Rooms: Writings and Interviews, 1965 - 2007.

Mel Bochner was born in Pittsburgh, Pennsylvania, USA in 1940. Mel Bochner is recognized as one of the leading figures in the development of Conceptual Art in 1960s and 1970s New York. Bochner became part of a new generation of artists that also included Eva Hesse, Donald Judd and Robert Smithson - artists who, like Bochner, were looking at ways of breaking with Abstract Expressionism and traditional compositional artistic devices. His pioneering introduction of the use of written language within the visual image, led Harvard University art historian Benjamin Buchloh to describe his 1966 show, Working Drawings, as ‘probably the first truly conceptual exhibition.’ Bochner came of age during the latter half of the 1960s, coinciding with a period of radical change within society, which became reflected in his art. Bochner has consistently probed the conventions of both painting and of language, the way we construct and understand each of them, and the way they relate to one another to make us more attentive to the unspoken codes that underpin our engagement with the wider world.

Bochner’s works have been widely exhibited throughout his career. In 1995, the Yale University Art Gallery in New Haven, Connecticut, showed his work in a retrospective titled Mel Bochner: Thought Made Visible 1966 - 1973, becoming a book of the same name. In 2011, another retrospective, In the Tower: Mel Bochner, was shown at the National Gallery of Art in Washington D.C. His writings on art also include the book Solar System & Rest Rooms: Writings and Interviews, 1965 - 2007.

ALEXANDER CALDER (1898-1976)
Alexander Calder  Eagle and Fish, 1975  Signed and dated on the lower right  Gouache and ink on paper  58,4 x 77,4 cm
Alexander Calder
Eagle and Fish, 1975
Signed and dated on the lower right
Gouache and ink on paper
58,4 x 77,4 cm | 23 x 30.5 in.
Provenance
G. Goodstadt, Westport, Connecticut
Private collection, Switzerland
Christie’s, New York, 4 May 1989, lot 236
Crane Kallman Gallery, London, 1989
Sotheby’s, New York, 11 October 2006, lot 265
Private collection, Geneva
Private collection, New York
Certificate
This work is registered in the archives of the Calder Foundation, New York, under application no. A07385

Alexander Calder est né en 1898 à Philadelphie (Pennsylvanie) aux États-Unis. Il est le fils d’Alexander Stirling Calder et le petit-fils d’Alexander Milne Calder, tous deux sculpteurs célèbres. Diplômé en génie mécanique de l’Institut de technologie Stevens, Calder occupe divers emplois avant d’entrer à l’Art Students League de New York en 1923. Il y réalise son premier cirque itinérant miniature et se fait connaître comme sculpteur abstrait novateur. Calder est connu pour être l’auteur des premières sculptures cinétiques suspendues ou posées, composées de formes délicatement équilibrées et mises en mouvement par les courants d’air. Un dispositif que Marcel Duchamp baptisera « mobiles ». Il obtient le grand prix de sculpture de la Biennale de Venise en 1952 et le premier prix de sculpture à l’exposition internationale de Pittsburgh en 1954. En 1953, durant un séjour d’un an à Aix-en-Provence, Calder crée
une série de peintures à la gouache parallèlement à sa pratique de la sculpture. La gouache permet à Calder de traduire rapidement le vocabulaire de sa sculpture en quelque chose de plus immédiat, en recourant notamment au « figuratif » angulaire, qui servira ensuite d’inspiration pour ses oeuvres sculptées. Proposant une synthèse de formes géométriques, les lignes de Calder illustrent, avec une simplicité réfléchie, l’abondance et la diversité de la nature et les impressions spontanées qu’elle évoque.

Ses oeuvres sont visibles dans la plupart des grandes collections des musées du monde entier y compris le Centre Georges Pompidou à Paris, le Museum of Modern Art à New York, la Neue Nationalgalerie à Berlin ou encore la Fondation Beyeler à Bâle.

Alexander Calder was born in Philadelphia, Pennsylvania, USA in 1898. He was the son of Alexander Stirling Calder and grandson of Alexander Milne Calder, both wellknown sculptors. After obtaining his mechanical engineering degree from the Stevens Institute of Technology, Calder worked various jobs before enrolling at the Art Students League in New York City in 1923. It was here that he finished his first miniature traveling circus and began making a name for himself as an innovative abstract sculptor. Calder is known as the originator of the suspended or standing kinetic sculpture made from delicately balanced shapes and set in motion by air currents; a device Marcel Duchamp named ‘mobiles’. He was awarded the main prize for sculpture at the Venice Biennial in 1952 and first prize for sculpture in the 1954 Pittsburgh International. Calder created a series of paintings in gouache during a yearlong stay in Aix-en-Provence, France in 1953 in parallel to his sculptural practice.
The gouache allowed Calder to quickly translate the vocabulary of his sculpture into something more immediate, using an angular figuratism, which often served as inspiration for later sculpted works. Presenting a synthesis of geometric forms, Calder’s lines convey, with considered simplicity, the abundance and diversity of nature and the spontaneous impressions it evokes.

His works are held in almost every major museum collection worldwide including the Centre Georges Pompidou in Paris, the Museum of Modern Art in New York, the Neue National Galerie in Berlin or the Fondation Beyeler in Basel.

GEORGE CONDO (born 1957)
George Condo  Late Night in St. Moritz, 1990  Signed and dated on the lower right  Pastel, charcoal, gouache, paper collage on canvas  160 x 150 cm
George Condo
Late Night in St. Moritz, 1990
Signed and dated on the lower right
Pastel, charcoal, gouache, paper collage on canvas
160 x 150 cm | 63 x 59.1 in.
Provenance Leo Koenig Inc., New York
Galerie Bischofberger, Zurich
Phillips, London, 16 October 2014, lot 146
Private collection, London

George Condo est né en 1957 à Concord (New Hampshire) aux États-Unis. Il vit et travaille à New York. Condo est considéré comme l’un des artistes américains vivants les plus influents. Durant sa carrière longue de plus de trois décennies, les oeuvres extrêmement originales et uniques de Condo se sont toujours inspirées des traditions et genres de l’histoire de l’art, tout particulièrement le portrait, afin de se faire le reflet des moeurs sociales contemporaines. Condo expose pour la première fois ses peintures au style hybride dans les années 1980. Ses oeuvres audacieuses associent les sensibilités des grands maîtres de la peinture européenne aux références de la
culture américaine, notamment le magazine Playboy, des bandes dessinées et des dessins animés. Il décrit lui-même son approche comme « Réalisme artificiel » ou, en d’autres termes, « la représentation réaliste de ce qui est artificiel ». Entre 1985 et 1995, Condo travaille entre New York et Paris, ville où il passe un temps considérable. Il y rencontre l’écrivain William S. Burroughs (avec qui il collabore) et le philosophe Félix Guattari, qui écrira beaucoup sur ses oeuvres. Au cours de sa carrière, Condo reste fidèle à sa vision personnelle. Ses inventions picturales singulières, ses « portraits imaginaires » et ses peintures souvent grotesques mais toujours exécutées dans le style classique continuent de surprendre et parfois d’horrifier.

Ses oeuvres font partie d’importantes collections publiques et privées, dont le Museum of Modern Art, le Metropolitan Museum of Art et le Whitney Museum of American Art à New York, le Museu d’Art Contemporani de Barcelone, l’Astrup Fearnley Museet à Oslo et le Fonds National d’Art Contemporain à Paris.

George Condo was born in Concord, New Hampshire, USA, in 1957. He lives and works in New York. Condo is recognised as being one of America’s most influential living artists. In a career spanning more than three decades, Condo’s highly original and distinctive body of work has consistently drawn upon art historical traditions and genres, the portrait particularly, in order to hold a mirror up to contemporary social mores. Condo first started exhibiting his hybrid style paintings in the 1980s. His work daringly fused the sensibilities of European Old Master painting with references to popular American culture, including Playboy magazine, comics and cartoons. Condo coined the term ‘Artificial Realism’, to describe his approach or, in other words, ‘the realistic representation of that which is artificial’. Between 1985 and 1995, Condo worked in both Paris and New York, and spent a considerable amount of time in
the French capital where he met writer William S. Burroughs (with whom he has collaborated) and the philosopher Félix Guattari, who has written extensively on his work. Throughout his career, Condo has never deviated from his personal vision. His unique pictorial inventions, ‘imaginary portraits’ and often grotesque but classically executed paintings continue to surprise and, at times, horrify.

His works feature in important public and private collections, including the Museum of Modern Art, New York; the Metropolitan Museum of Art, New York; the Whitney Museum of American Art, New York; Museu d’Art Contemporani de Barcelona; the Astrup Fearnley Museet, Oslo and the Fonds National d’Art Contemporain, Paris.

SAM FRANCIS (1923-1994)
Sam Francis  Untitled, 1965  Signed and dated on the reverse  Acrylic on paper  74 x 102 cm
Sam Francis
Untitled, 1965
Signed and dated on the reverse
Acrylic on paper
74 x 102 cm | 29.1 x 40.2 in.
Provenance Sam Francis Estate, California
Jonathan Novak Contemporary Art, Los Angeles

Samuel Lewis Francis est né en 1923 à San Mateo (Californie) aux États-Unis. Bien que la manière de peindre caractéristique de Sam Francis soit restée reconnaissable tout au long de sa carrière, l’artiste a sans cesse développé et transformé sa pratique artistique jusqu’à sa mort en 1994. Dans les années 1950, il séjourne à Paris et découvre le tachisme, la culture asiatique et le bouddhisme zen, qui influencent grandement son développement artistique. Il retourne en Californie dans les années 1960 et voyagerégulièrement entre les États-Unis et le Japon au cours de cette période de sa vie. L’oeuvre de Sam Francis continue d’évoluer sous l’influence de l’analyse jungienne selon laquelle son inconscient joue un rôle dans l’évocation des images. Tout au long de sa vie, il expose partout dans le monde, ce qui permet à la peinture américaine d’après-guerre d’obtenir une reconnaissance internationale, bien que ses oeuvres soient particulièrement appréciées en Europe et au Japon.

Ses oeuvres sont exposées dans certaines des collections de musée les plus importantes au monde, notamment le Metropolitan Museum of Art à New York et le Centre Georges Pompidou à Paris.

Samuel Francis was born in 1923 in San Mateo, California, USA. Though Sam Francis’ distinctive manner of painting remained recognizable throughout his career, he continuously developed and transformed his artistic practice until his death in 1994.
His time in Paris, France in the 1950s exposed him to Tachism, Asian culture and Zen Buddhism, which greatly affected and influenced his artistic development. After returning to California in the 1960s and moving between the United States and Japan over the next period of his life, Sam Francis’ work further evolved under the influence of Jungian analysis whereby his subconscious played a role in the images he conjured.
His vast exhibition reach throughout his lifetime has credited him with helping to secure international recognition for post-war American painting, though his work is specifically acclaimed in Europe and Japan.

His works can be found in some of the world’s most prominent museum collections, including the Metropolitan Museum of Art in New York and the Centre Georges Pompidou in Paris.

KEITH HARING (1958-1990)
Keith Haring  Untitled (May 24 - 83), 1983  Signed and dated on the reverse  Acrylic on paper 183 x 377 cm
Keith Haring
Untitled (May 24 - 83), 1983
Signed and dated on the reverse
Acrylic on paper 183 x 377 cm | 78 x 148.4 in.
Provenance Galleria Salvatore Ala, Milan
Enrico Pedrini collection, Genoa
Exhibited
Gallarate, Galleria Civica di Arte Moderna, Nel Mondo della Graffiti Art
September - November 1995, p. 36, ill.
Literature
C. Crescentini, "Nel Mondo della Graffiti Art", Rivista di Arte e Critica
Gallarate, Galleria Civica di Arte Moderna, no. 8 October - December 1995, n.p., ill.

Keith Haring est né en 1958 à Reading (Pennsylvanie) aux États-Unis. Enfant, il est grandement influencé par les dessins de Walt Disney et du Dr. Seuss ; adolescent, ce sont les écrits Beatniks de William S. Burroughs qui le marquent le plus. À la sortie du lycée, il rejoint l’Ivy School of Professional Art de Pittsburgh, qu’il quitte après deux semestres pour déménager à New York. Là, il est associé au milieu artistique alternatif dynamique qui se développe. Son art réalisé dans le métro suscite l’intérêt du public et, à partir des années 1980, Haring organise des expositions au Club 57, boîte de nuit qui accueille de nombreux artistes. Malgré sa réussite fulgurante avec l’aide
de personnalités influentes telles Andy Warhol, Madonna et Jean-Michel Basquiat, l’oeuvre de Haring s’articule autour de thèmes sociaux et politiques pertinents pour l’époque. Homosexuel affirmé, Haring fait de la sexualité, de la mort et de la guerre les sujets centraux de son oeuvre. Haring est aussi fortement influencé par la culture underground du New York des années 1980 et s’engage dans la lutte contre l’épidemie du SIDA. Haring est mort de complications liées au SIDA à l’âge de 31 ans.

Depuis son décès, il a fait l’objet de plusieurs rétrospectives majeures et son imagerie est généralement considérée comme une représentation visuelle de l’esprit du temps du New York de la fin du 20e siècle. D’autres artistes émergents comme Kenny Scharf et Jean-Michel Basquiat partagent l’intérêt de Haring pour l’art du graffiti coloré, absurde et transgressif qui orne le métro et les rues, et ces trois artistes ont souvent
exploré un esthétisme qui associe l’imagerie de l’art, de la musique et de la mode.
Ses oeuvres font partie d’importantes collections publiques et privées, telles que le Museum of Contemporary Art à Los Angeles, la Collection François Pinault au Palazzo Grassi à Venise, le Centre Georges Pompidou à Paris, le Museum of Modern Art à New York, et bien d’autres.

Keith Haring was born in Reading, Pennsylvania, USA, in 1958. As a child he was heavily influenced by the drawings of Walt Disney and Dr. Seuss, and as a teen by the Beat writings of William S. Burroughs. He was enrolled in the Ivy School of Professional Art in Pittsburgh shortly after graduating from high school, dropping out after two semesters to move to New York City. There he became associated with the thriving alternative art community developing outside the commercial art world.
He first received public attention with his public art in the subway, and by the 1980s was organizing exhibitions at the arts nightclub Club 57. Propelled to quick success with the help of influential figures such as Andy Warhol, Madonna and Jean-Michel Basquiat, Haring’s work nonetheless expressed pertinent social and political themes at the time. Openly gay, his work was heavily impacted by the AIDS epidemic and the underground street culture of New York City in the 1980s, with sexuality, death and war being central themes to his oeuvre. Haring died at age 31 of AIDS-related complications.

Since his death he has been the subject of several major retrospectives, and his imagery has become a widely regarded visual Zeitgeist of New York City in the late 20th century. Fellow emerging artists Kenny Scharf and Jean-Michel Basquiat shared Haring’s interest in the colourful, absurdist and transgressive graffiti art of the subway and city streets, and the three often explored an aesthetic that combined images of art, music and fashions. His works feature in important public and private collections, including the Museum of Contemporary Art in Los Angeles, the François Pinault Collection at the Palazzo Grassi in Venice, the Centre Georges Pompidou in Paris, the Museum of Modern Art in New York, and many more.

ROBERT INDIANA (born 1928)
Robert Indiana  Hartley Elergies KVF III, 1990  Signed and dated on the lower right  Numbered on the lower centre  Serigraph in colours, edition of 50  194 x 136 cm
Robert Indiana
Hartley Elergies KVF III, 1990
Signed and dated on the lower right
Numbered on the lower centre
Serigraph in colours, edition of 50
194 x 136 cm | 76.4 x 53.5 in.
Provenance The Morgan Art Foundation

Né Robert Clark en 1928 à Newcastle (Indiana) aux États-Unis, Robert Indiana est une figure majeure de l’art américain. Associé principalement au mouvement pop art, Indiana joue également un rôle essentiel dans le développement de l’art de l’assemblage. Durant son enfance, Robert Indiana a beaucoup déménagé. Ces déplacements récurrents ont eu une forte influence sur son identité en tant qu’artiste.

En 1966, il s’installe à New York et choisit le nom d’Indiana (en référence à son lieu de naissance) ; une affirmation du concept de foyer, un sujet qui se retrouve tout au long de sa carrière. Peu d’images pop sont plus reconnaissables que le « LOVE » de Robert Indiana, conçu à l’origine comme une image devant être imprimée sur la carte de voeux du MoMA en 1965. Adopté comme emblème de l’idéalisme des années 1960 et plein de signification érotique, religieuse et autobiographique, « LOVE » est à la fois accessible et compliqué, un symbole d’espoir qui est devenu une icône complexe de la culture contemporaine. Depuis sa création en 1965 ; « LOVE » a été décliné en un nombre conséquent de formats et de rendus dans le monde entier, notamment une reproduction en espagnol pour le National Sculpture Garden à Washington D.C. et en hébreu pour le musée d’Israël à Jérusalem. Sa présence dans le monde entier rappelle l’universalité du sujet et explore l’un des thèmes centraux d’Indiana relatif au pouvoir des mots et du langage.

Connues pour être des images simples, audacieuses et mémorables, les oeuvres d’Indiana sont devenues parmi les créations les plus emblématiques de la génération pop art et font partie des collections du Museum of Modern Art et du Whitney Museum of American Art à New York, de la National Gallery of Art à Washington D.C., du San Francisco Museum of Modern Art, du Ludwig Museum à Cologne, Allemagne, et du Shanghai Art Museum en Chine.

Born Robert Clark in Newcastle, Indiana in 1928, Robert Indiana is a preeminent figure in American art. Associated mostly with the Pop Art movement, Indiana also played a central role in the development of Assemblage Art. Indiana spent his childhood moving from home to home, a temporality and inconsistency that had a strong influence on his identity as an artist. After relocating to New York in 1966, the artist adopted the last name Indiana (reference of his place of birth) as a statement about the concept of home, a subject that has persisted throughout his career. Few pop images are more recognizable than Robert Indiana’s "LOVE", originally designed as
a print image for the MoMA holiday card in 1965. Adopted as an emblem of 1960s idealism and full of erotic, religious and autobiographical meaning, "LOVE" is at once accessible and complex, an iconic symbol of hope that has become an intricate icon of contemporary culture. Since its inception in 1965, "LOVE" has been proliferated onto countless formats and renderings worldwide, including a reproduction in Spanish for the National Sculpture Garden in Washington D.C. and in Hebrew for the Israel Museum in Jerusalem. Its ubiquity worldwide emphasizes the universality of the subject and explores one of Indiana’s central themes on the power of words and language.

Renowned for simple, bold, memorable images, Indiana’s works have become some of the most iconic of the Pop Art generation and have been collected by the Museum of Modern Art and the Whitney Museum of American Art in New York, the National Gallery of Art in Washington D.C., the San Francisco Museum of Modern Art, the Ludwig Museum in Cologne, Germany and the Shanghai Art Museum in China.

 JEFF KOONS (born 1955)
Jeff Koons Provenance  Balloon Rabbit Red, 2017  Manufacture Bernardaud, Limoges, France  Signed and numbered  Editions published by the Museum of Contemporary Art, Los Angeles
Jeff Koons Provenance
Balloon Rabbit Red, 2017
Manufacture Bernardaud, Limoges, France
Signed and numbered
Editions published by the Museum of Contemporary Art, Los Angeles

Jeff Koons est né en 1955 à York (Pennsylvanie) aux États-Unis. Jeff Koons est l’un des artistes les plus importants du milieu artistique contemporain. Entre ses mains, les objets courants dépassent leur fonction première pour devenir des éléments emblématiques de la culture populaire américaine. Jeff Koons incarne le néo-pop, un mouvement né dans les années 1980 qui s’inspire de précédents artistes pop,
principalement Andy Warhol. Dans la plus pure tradition pop art, ses oeuvres célèbrent un esthétisme kitsch produit en série, transformé en quelque chose d’unique et de grande valeur. Ce paradoxe ironique constitue la base du succès de Koons. En effet, grâce à une stratégie marketing ingénieuse, plutôt que de risquer d’offenser le monde des collectionneurs d’art chevronnés, l’artiste préfère les mettre au défi de revoir leurs attentes en matière d’esthétisme. Prenant ses distances avec l’idéal moderniste de l’artiste « visionnaire incompris », Jeff Koons déclare lui-même vouloir plaire au public est se fait un avide promoteur de ses propres créations. Ses sculptures
Balloon Dog, une série commencée au milieu des années 1990, sont sans doute ses oeuvres les plus connues. Fabriquées à partir d’acier inoxydable de haute précision au poli miroir et recouvert d’un revêtement transparent, ces sculptures transposent un souvenir d’enfance fugace en une forme permanente empreinte de nostalgie adulte.

Les oeuvres de Jeff Koons sont présentées dans de nombreuses collection publiques et notamment dans celle du Museum of Modern Art de New York, la Fondation Pinault à Venise ou le Musée Guggenheim à Bilbao. Koons reçoit le BZ Cultural Award remis par la Ville de Berlin en 2000 et la médaille Skowhegan de la sculpture en 2001. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 2002 puis promu officier en 2007. Il reçoit le Wollaston Award en 2008 remis par la Royal Academy of Arts de Londres. En2013, il reçoit la Medal of Arts du département d’État américain et en 2017, il accepte le titre de membre honoraire pour sa contribution exceptionnelle à la culture visuelle de l’Edgar Wind Society, Université d’Oxford.

Jeff Koons was born in 1955 in York, Pennsylvania, USA. Jeff Koons is one of the most established and prominent artists in the contemporary art world. In his hands, familiar and mundane items transcend their core function to become icons manifesting the essence of American popular culture. Jeff Koons embodies Neo-Pop, a 1980s movement that revered earlier pop artists, Andy Warhol mainly, for inspiration. In the true Pop Art tradition, his work celebrates a kitsch mass produced aesthetic, transforming it into something exclusive and of significant value. This tongue-incheek paradox has formed the basis of Koons’ success. Indeed, through an ingenious marketing strategy, rather than risking offence to the seasoned art collector circuit, Koons chose to challenge them to revise their aesthetic expectations. Also distancing himself from the modernist ideal of the ‘misunderstood visionary’ artist, Jeff Koons
is a self-proclaimed crowd-pleaser, and avid self-promoter. Jeff Koons’ Balloon Dog sculptures, a series he began in the mid 1990s, are arguably amongst his bestknown artworks. Made from precision-engineered mirror-polished stainless steel and finished with a transparent coating, they transpose a transient childhood memory into a permanent form weighted with adult nostalgia.

Many of Koons’s works are in important public collection included the Museum of Modern Art in New York, the Pinault Foundation in Venice, the Guggenheim Museum in Bilbao and many more. Koons received the BZ Cultural Award from the City of Berlin in 2000 and the Skowhegan Medal for Sculpture in 2001. He was named a Chevalier of the French Legion of Honor in 2002 and then promoted to Officier in 2007. He was recipient of the 2008 Wollaston Award from the Royal Academy of Arts in London. In 2013 he received the U.S. State Department’s Medal of Arts and 2017 he accepted the annual Honorary Membership Award for Outstanding Contribution to Visual Culture from the Edgar Wind Society, University of Oxford.

SOL LEWITT (1928-2007)
Sol LeWitt  Untitled (Wavy Lines), 2004  Signed and dated in graphite on the lower rightGouache on paper  57 x 76 cm
Sol LeWitt
Untitled (Wavy Lines), 2004
Signed and dated in graphite on the lower rightGouache on paper
57 x 76 cm | 22.5 x 30 in.
Provenance Private collection, Los Angeles

Sol LeWitt est né en 1928 à Hartford (Connecticut) aux États-Unis. Sol LeWitt étudie l’art au College of Visual and Performing Arts de l’université de Syracuse, puis à la Cartoonists and Illustrators School (aujourd’hui la School of Visual Arts), à New York. Il commence à travailler comme designer avec l’architecte I.M. Pei. Cette expérience lui apprend que le sens du concept est plus important que son exécution. Il travaille ensuite comme réceptionniste au Museum of Modern Art, où il rencontre les artistes Robert Ryman, Dan Flavin et Robert Mangold, ainsi que la critique Lucy R. Lippard.
Sol LeWitt crée ses premières oeuvres vers 1962, des peintures tridimensionnelles formées d’une combinaison de mots et de formes géométriques. En tant que figure centrale de l’art conceptuel, il insiste davantage sur l’idée à l’origine de son oeuvre plutôt que sur son exécution. « Un aveugle peut faire de l’art si ce qui est dans son esprit peut être transmis à un autre esprit sous une forme tangible » déclare-t-il.
Sol LeWitt est connu pour ses grands dessins muraux, Wall Drawings, des séries et combinaisons rigoureuses de dessins, formes, grilles et couleurs réalisées au crayon et la peinture en cohérence avec les strictes instructions d’exécution.

Sol LeWitt a réalisé plus de 1200 de ces oeuvres durant sa carrière, son vocabulaire visuel reste très proche du minimalisme, malgré son rejet du mouvement.
Ses « structures », comme il préfère appeler les sculptures, sont des variations de formes géométriques, réalisées en acier, en polyuréthane ou en béton, et représentant souvent des cubes empilés sans côtés. Sol LeWitt est l’un des artistes précurseurs de la fin du 20e et du début du 21e siècle ; il influence des artistes comme Eva Hesse et Frank Stella, entre autres.

Sol LeWitt was born in Hartford, Connecticut, USA in 1928. Sol LeWitt studied art at the University of Syracuse’s College of Visual and Performing Arts, then at the Cartoonists and Illustrators School (today School of Visual Arts) both in New York. He went on to work as a designer with the architect I.M. Pei. This experience left him with a sense of the concept being more important than its execution. His next job was as a receptionist at the Museum of Modern Art, where he met the artists Robert Ryman, Dan Flavin and Robert Mangold, as well as the critic Lucy R. Lippard. Sol LeWitt made his first works around 1962, three-dimensional paintings, which were a combination of words and geometric forms. As one of the leading exponents of Conceptual art, he stressed the idea behind his work over its execution. "A blind man can make art if what is in his mind can be passed to another mind in some tangible form", he once said. Sol LeWitt is best known for his large-scale Wall Drawings, rigorous arrays of designs, shapes, grids, and colours rendered in pencil and paint in coherence with strict instructions and diagrams to be followed in executing the work.

Sol LeWitt made over 1,200 of these works in his career, his visual vocabulary in strong alignment with Minimalism despite his rejection of the movement. His ‘structures’, as he preferred to call sculptures, were variations on geometric shapes, constructed from steel, polyurethane, or concrete, often featuring stacked cubes without sides. Sol LeWitt is one of the seminal artists of the late 20th and early 21st century, influencing artists like Eva Hesse and Frank Stella, among countless others.

ROY LICHTENSTEIN (1923-1997)
Roy Lichtenstein  Aspen Winter Jazz Poster, 1967  Serigraph in colours  101,5 x 66 cm
Roy Lichtenstein
Aspen Winter Jazz Poster, 1967
Serigraph in colours
101,5 x 66 cm | 40 x 26 in.
Provenance Leo Castelli Gallery, New York

Roy Lichtenstein est né en 1923 à New York aux États-Unis. En 1940, il suit un cours dedesign industriel à l’université d’État de l’Ohio. À partir de 1951, il expose régulièrement à New York et attire rapidement l’intérêt des critiques et des collectionneurs. Vers 1957, il adopte un style de peinture expressionniste abstrait et utilise pour la première fois des personnages de comics dans ses toiles. En 1961, il compose des peintures inspirées uniquement par les comics, qu’il reproduit à l’aide des points Ben-Day utilisés en imprimerie. Leo Castelli l’expose dans l’une de ses galeries de New York dès 1962 en même temps que Claes Oldenburg et James Rosenquist dont les oeuvres sont également inspirées des médias de masse. Malgré la renommée acquise grâce à ses peintures, Lichtenstein continue d’explorer et d’expérimenter avec tous types de thèmes et de supports (céramique, gravure, sculpture, etc.). Dès la fin des années 1960, ses oeuvres commencent de plus en plus à s’inspirer des grands artistes de l’histoire de l’art. Parmi ses dernières créations, on trouve une série de paysages inspirés par les peintures chinoises traditionnelles et l’esprit zen dont elles sont empreintes. Dans ces créations, et comme il l’a déjà dit au début des années 1960, ce ne sont pas les sujets représentés qui l’intéressent. « Mon travail consiste à former, bien que la bande dessinée ne soit pas formée dans le sens où je l’entends ; les bandes dessinées ont des formes, mais aucun effort n’a été fait pour véritablement les unifier.
Le but est différent, l’un a l’intention de représenter et j’ai l’intention d’unifier. » (Roy Lichtenstein, Movements in Art since 1945, Edward Lucie-Smith, Thames and Hudson 1975, p. 153). Ce désir d’unifier guide l’ensemble de son oeuvre.

Les oeuvres de Lichtenstein font partie des plus grandes collections publiques telles que le Museum of Modern Art à New York, le Whitney Museum of American Art à New York, la Tate Modern à Londres, le Kunstmuseum Basel à Bâle, le Museum für Moderne Kunst (MMK) à Francfort-sur-le-Main et bien d’autres.

Roy Lichtenstein was born in New York, USA in 1923. In 1940, he took a course in Industrial Design at Ohio State University. With his regular exhibitions in New York, from 1951 onwards, he quickly attracted the interest of both critics and collectors.
Around 1957, he was painting in an abstract expressionist style, introducing comic book characters onto his canvases. These early attempts were dissatisfying but led him, in 1961, to compose paintings inspired solely by comic strips, which he reproduced imitating the Ben-Day dots used in the printing process. Leo Castelli exhibited him at one of his galleries as early as 1962 at the same time as Claes Oldenburg and James Rosenquist were showing their work, also inspired by mass media, in New York. Despite the fame he gained with these paintings, Lichtenstein continued to explore and experiment with all kinds of themes and mediums (ceramic, engraving, sculpture,…). From the end of the 1960s, his works began to refer increasingly to the great artists of art history. Among his last creations is a series of landscapes inspired by traditional Chinese painting and the Zen spirit they are imbued with. But even in
this, as, he stated in the early 60s, it was not the subjects depicted that interested him.
"What I do is form, whereas the comic strip is not formed in the sense I’m using the word; the comics have shapes, but there has been no effort to make them intensely unified. The purpose is different, one intends to depict and I intend to unify". (Roy Lichtenstein, Movements in Art since 1945, Edward Lucie-Smith, Thames and Hudson 1975, p. 153). This desire to unify guided his entire body of work.

A very prolific, celebrated, and sought-after artist, Lichtenstein created many public sculptures during his lifetime, and his work has been the subject of many retrospectives around the world. Many of Lichtenstein’s works are in important public collection including Museum of Modern Art in New York City, the Whitney Museum of American Art in New York City, the Tate Modern in London, the Kunstmuseum Basel, the Museum für Moderne Kunst (MMK) in Frankfurt/Main and many more.

ROBERT LONGO (born 1953)
 Robert Longo  Study of Stallion’s Arc, 2013  Signed and dated on the reverse  Ink and charcoal on vellum  40 x 50 cm
Robert Longo
Study of Stallion’s Arc, 2013
Signed and dated on the reverse
Ink and charcoal on vellum
40 x 50 cm | 15.7 x 19.9 in.
Provenance Metro Pictures Gallery, New York
Private collection, New York

Robert Longo est né en 1953 à Brooklyn aux États-Unis, il vit et travaille actuellementà New York. Étudiant de la sculptrice Leonda Finke, il étudie également à l’Académied’art de Florence en Italie ainsi qu’au Buffalo State College de l’État de New York.
Durant sa carrière, Longo travaille avec plusieurs media : dessin, peinture, installation,performance, art vidéo et photographie. À la fin des années 1980, il connaît un succès certain en tant que réalisateur, dès son premier long métrage Johnny Mnemonic dans lequel apparaît Keanu Reeves. Longo produit également des clips vidéo pour les groupes New Order et R.E.M. Ses oeuvres mettent en lumière des questionnements sur la société et la politique, que l'artiste considère comme un état des choses confus.
Pour Robert Longo, le roman représente l’une des pierres angulaires de l’histoire américaine. Récemment, de grands dessins au fusain photoréalistes poursuivent son analyse du déroulement de l’histoire américaine et par conséquent, de l’histoire mondiale. Ces dessins représentent, parmi d'autres, une manifestation du mouvement Occupy Wall Street, des portraits de Barack Obama, le portrait de soldats américains ou bien des images de la planète Terre aux côtés d’images d'explosions atomiques. Le drapeau américain est également un motif récurrent dans son oeuvre : l'artiste a, par exemple, recouvert le bâtiment d’une galerie d’un gigantesque drapeau noir et blanc, et a créé une série d’images représentant une bannière étoilée noircie, une critique des « guerres du pétrole » menées par l’Amérique.

En 2005, Robert Longo reçoit le Goslarer Kaiserring, l’un des prix internationaux d’art moderne les plus prestigieux. Robert Longo a participé à de nombreuses expositions collectives comme la Documenta, la Whitney Biennial et la Biennale de Venise. Ses oeuvres font également partie d’importantes collections publiques telles que le Musée Guggenheim, le Museum of Modern Art, le Whitney Museum of American Art à New York, le Stedelijk Museum à Amsterdam, le Centre Georges Pompidou à Paris, la Tate Gallery à Londres et le Museum Ludwig à Cologne.

Robert Longo was born in Brooklyn, New York, USA in 1953. He currently lives and works in New York. He was a student of the sculptor Leonda Finke and studied at the
Art Academy in Florence, Italy as well as Buffalo State College in New York. Longo has worked with different media throughout his career utilizing drawing, painting, installation, performance, video art and photography. In the late 1980s Longo had significant success as a filmmaker. His directorial debut was Johnny Mnemonic staring Keanu Reeves, based on a short story by William Gibson. Longo also produced music videos for the bands New Order and R.E.M. In his art he often deals with sociopolitical issues, commenting on what he sees as a confused state of affairs. For Longo, the novel represents one of the foundation stones of American history. Recent large
photorealistic charcoal drawings continue his eclectic analysis of the unfolding American and in turn global narrative, depicting, for example: a demonstration of the Occupy Wall Street movement, portraits of Barack Obama and another of an American soldier and images of the sublimity of planet Earth alongside images of atomic explosion. The American flag is also a recurrent motif. He once veiled a gallery building with a giant black and white flag and created a series of images with a blackened star-spangled banner, a criticism of America’s ‘oil wars’.

In 2005, Robert Longo was awarded the Goslarer Kaiserring, one of the most important international prizes for modern art. He has participated in many group exhibitions including Documenta, the Whitney Biennial and the Venice Biennale. His works are included in important public collections such as the Guggenheim, the Museum of Modern Art, the Jewish Museum, the Whitney Museum of American Art, the LA County Museum of Contemporary Art, the Stedelijk Museum in Amsterdam, the Centre Georges Pompidou in Paris, the Tate Gallery in London and the Museum Ludwig in Cologne.

MARC SIJAN (born 1946)
Marc Sijan  Seated Guard #1, 2015  Polyester resin and oil paint 114 x 53 x 61 cm
Marc Sijan
Seated Guard #1, 2015
Polyester resin and oil paint
114 x 53 x 61 cm | 45 x 21 x 24 in.
Provenance Artist’s studio

Né en Serbie en 1946, Marc Sijan travaille actuellement à Milwaukee (Wisconsin) auxÉtats-Unis. Sa version singulière de la sculpture hyperréaliste l’impose comme l’un des artistes américains les plus novateurs, prolifiques et techniquement sophistiqués toujours en activité. Il est en effet considéré comme le maître incontestable du genre.
Sijan obtient en 1968 une licence en éducation artistique de l’université du Wisconsin-Whitewater, puis en 1971, une maîtrise ès sciences en art pour laquelle il approfondit ses connaissances en anatomie et en biologie. Le processus créatif méticuleux de Sijan commence par la construction d’un moule en plâtre à partir d’un modèle vivant.
Il utilise alors une loupe pour sculpter l’intérieur du moule afin d’obtenir des détails précis, puis il coule le personnage en résine. Les tons chair réalistes sont alors obtenus en superposant plusieurs couches de peinture à l’huile et de vernis, un processus qui peut nécessiter jusqu’à six mois. Ces créations sont si vivantes qu’elles semblent sur le point de bouger. Transmettant un sens profond de l’humanisme, les oeuvres de Sijan s’éloignent des règles traditionnelles de l’hyperréalisme dans son rejet des éléments narratifs, de l’émotion humaine et de la valeur politique. L’artiste représente des personnes souvent ignorées par la société (ouvriers, personnel d’entretien, personnes
obèses) et crée des oeuvres d’art inexplicables à partir de l’ordinaire. Il n’hésite pas à montrer leurs imperfections, des pores de la peau aux poils les plus minuscules, des taches de vieillesse aux imperfections cutanées. Dans la version de l’hyper-illusion de Sijan, les sculptures deviennent de tendres amalgames des éléments constitutifs de chacun d’entre nous, des histoires concrètes nées de cette multitude humaine.

Les créations de Marc Sijan sont exposées dans un grand nombre de musées et de collections. Entre autres, le Smithsonian Museum of Modern Art à Washington D.C., le San Francisco Museum of Modern Art, le Philadelphia Museum of Modern Art et le Milwaukee Art Museum.

Marc Sijan was born in Serbia in 1946, and now works in Milwaukee, USA. Marc Sijan’s unique version of hyperrealistic portraiture has situated him as one of the most innovative, technically sophisticated and prolific American artists working today. He is in fact rated number one in his genre. Sijan received his BA in Art Education from the University of Wisconsin-Whitewater in 1968, and went on to earn his Master of Science in 1971, undertaking an intense study of anatomy and biology. Sijan’s meticulous creative process begins with the construction of a plaster mould from a live model.
He then uses a magnifying glass to sculpt the interior of the mould in order to assure accurate detail, before casting the figure in resin. Realistic flesh tones are then achieved with multiple layers of oil paint and varnish, a process that takes around six months to complete. The resulting creations are so lifelike as to almost be on the verge of movement. Communicating a deep sense of humanism, Sijan’s work strays away from the traditional rules of hyperrealism in its exclusion of narrative elements, human emotion and political value. The artist depicts people often overlooked by society: blue collared workers, cleaning staff, the overweight, turning the ordinary into inexplicable works of art. He does not shy from showing their imperfections, from the pores in the skin and tiny hairs, to age spots and blemishes. In Sijan’s version of hyper-illusion, his sculptures become tender amalgamations of the elements that comprise each and every one of us, tangible stories from the gamut of humanity.

Marc Sijan’s creations have been featured in galleries, museums and special exhibits all over the world. They include the Smithsonian Museum of Modern Art in Washington D.C., the San Francisco Museum of Modern Art, the Philadelphia Museum of Modern Art and the Milwaukee Art Museum.

CY TWOMBLY (1928-2011)
 Cy Twombly  Untitled, 1963  Signed and dated on the lower right, signed and dedicated on the reverse  Pencil, crayon and biro on paper  50 x 70 cm
Cy Twombly
Untitled, 1963
Signed and dated on the lower right, signed and dedicated on the reverse
Pencil, crayon and biro on paper
50 x 70 cm | 19.7 x 27.6 in.
Provenance Galleria La Tartaruga, Rome
Studio Febo, Rome
The Lone Star Foundation, Inc., New York
Dia Art Foundation
Sotheby's, New York, 13 November 2013, lot 53
Private collection, Europe
Literature
Nicola Del Roscio, Cy Twombly Drawings: Catalogue raisonné, Vol. 3, 1961 - 1963,
New York, 2013, p. 190, no. 271, ill.

Edwin Parker « Cy » Twombly Jr. est né en 1928 à Lexington (Virginie) aux États-Unis.
En 1947, Twombly étudie à la School of the Museum of Fine Arts à Boston, puis à la Washington and Lee University à Lexington en 1949 -50. Twombly s’installe à New York en 1950 et poursuit ses études à l’Art Students League, où il rencontre Robert Rauschenberg. En 1951, il part au Black Mountain College en Caroline du Nord.
Un an plus tard, Cy Twombly et Robert Rauschenberg voyagent en Amérique du Sud, en Espagne, en Afrique du Nord et en Italie. L’année suivante, il retourne à New York et commence à enseigner au Southern Seminary and Junior College à Buena Vista, en Virginie. En 1957, Twombly déménage à Rome en Italie et épouse Tatia Franchetti, soeur de son mécène Giorgio Franchetti. Ses peintures sont principalement des oeuvres calligraphiques de grand format, proches du graffiti et recouvertes d’annotations sur des fonds unis (généralement gris, beiges ou blanc cassé). Ses peintures et oeuvres sur papier plus récentes empruntent davantage au « symbolisme romantique » et leurs
titres peuvent être visuellement interprétés grâce aux formes et mots représentés.
Twombly cite régulièrement dans ses oeuvres les poètes comme Mallarmé, Rilke et Keats, ainsi que de nombreux mythes et allégories classiques. Par exemple, son Apollo and the Artist et une série de huit dessins composés uniquement d’inscriptions du mot « VIRGIL ». On dit que Twombly a influencé de plus jeunes artistes tels Basquiat, Kiefer et Schnabel.

Un grand nombre de ses oeuvres fait partie des collections permanentes de la plupart des musées d’art moderne du monde entier, notamment la Menil Collection à Houston, la Tate Modern à Londres et le Museum of Modern Art de New York, entre autres. Le musée du Louvre lui a également confié la réalisation d’un plafond d’une grande salle.

Edwin Parker "Cy" Twombly Jr. was born in Lexington, Virginia in 1928. In 1947, Twombly studied at the School of the Museum of Fine Arts in Boston, followed by the Washington and Lee University in Lexington in 1949 -50. Twombly moved to New York in 1950 and continued his studies at the Art Students League, where he got to know Robert Rauschenberg. In 1951, he relocated to the Black Mountain College in North Carolina. A year later Cy Twombly and Robert Rauschenberg journeyed to South America, Spain, North Africa and Italy. The following year he returned to New York and began teaching at the Southern Seminary and Junior College in Buena Vista, Virginia.
In 1957 Twombly moved to Rome, Italy where he married the Italian Tatia Franchetti, sister of his patron Giorgio Franchetti. His paintings are predominantly large-scale, freely scribbled, calligraphic and graffiti-like works on solid fields of mostly grey, tan, or off-white colours. Many of his later paintings and works on paper shifted toward Romantic Symbolism, and their titles can be interpreted visually through shapes and
forms and words. Twombly often quoted the poets such as Mallarmé, Rilke and Keats, as well as many classical myths and allegories in his works. Examples of this are his Apollo and the Artist and a series of eight drawings consisting solely of inscriptions of the word ‘VIRGIL’. Twombly is said to have influenced younger artists such as Basquiat, Kiefer, and Schnabel.

Many of his works are in the permanent collections of most of the museums of modern art around the world, including the Menil Collection in Houston, the Tate Modern in London, the New York’s Museum of Modern Art and many more. He was also commissioned for a ceiling painting of a wall of the Musée du Louvre in Paris.

ANDY WARHOL (1928 - 1987)
Andy Warhol  Panda Bear, 1983  Signed and dated on the overlap  Acrylic and silkscreen on canvas  36 x 28 cm
Andy Warhol
Panda Bear, 1983
Signed and dated on the overlap
Acrylic and silkscreen on canvas
36 x 28 cm | 14.2 x 11 in.
Provenance Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
Private collection

Figure emblématique du mouvement du pop art américain, Andy Warhol est l’un des personnages publics et artistiques les plus exaltés du 20e siècle.
Né en 1928 à Pittsburgh(Pennsylvanie) aux États-Unis, il déménage à New York en 1949 et commence à travailler comme dessinateur publicitaire durant le boom de la consommation d’après-guerre.
Sa première exposition, organisée en 1952 à la Hugo Gallery, est accueillie par un mélange de louanges et de dérision. Intéressé par la culture populaire et le langage publicitaire de la production de masse, Warhol commence à intégrer ces éléments dans ses créations à partir des années 1960. C’est à cette époque qu’il réalise ses emblématiques sérigraphies Campbell's Soup Cans. En 1962, Warhol participe à l’exposition New Realists à New York, considérée comme la première manifestation majeure du pop art. Explorant les relations entre expression artistique, culture de la célébrité et médias de masse par l’intermédiaire de la télévision, des magazines et de la publicité qui fleurissent dans les années 1960, les oeuvres multimédia de Warhol sont devenues des représentations iconiques d’un changement majeur des mentalités culturelles et sociales américaines. L’importance flagrante qu’il accorde au caractère commercial de ses oeuvres est un miroir révélateur du consumérisme moderne et l’expression de l’esprit du temps de la culture américaine dans les années 1970.

Selon son souhait, la Andy Warhol Foundation for the Visual Arts est créée après sa mort. Un grand nombre des oeuvres de Warhol fait partie des collections permanentes de la plupart des musées d’art moderne du monde entier, notamment le Museum of Contemporary Art à Los Angeles, la National Gallery of Art à Washington D.C., le Metropolitan Museum of Art à New York, le Solomon R. Guggenheim Museum à New York, le Museo Guggenheim à Bilbao, la Tate Modern à Londres et les NationalGalleries of Scotland à Édimbourg ou le Centre Georges Pompidou à Paris.

A leading figure in the American Pop Art movement, Andy Warhol is one of the most exalted artistic and public figures of the 20th century. He was born in Pittsburgh, Pennsylvania in 1928 and moved to New York in 1949 where be began working as a commercial artist making drawings for advertisements during the post-war consumer boom. His first solo exhibition at the Hugo Gallery, New York in 1952 was met with a mixture of acclaim and derision. Interested in popular culture and the mass-produced language of advertising, Warhol began integrating these elements into his work from the 1960s, producing during this time his iconic Campbell's Soup Cans screen prints. In 1962 Warhol participated in the New Realists exhibition in New York, which was hailed as the first significant survey of Pop Art. Exploring the relationship between artistic expression, celebrity culture and mass media through television, magazines and advertisement that flourished in the 1960s, Warhol’s multimedia works have become iconic representations of a major shift in American cultural and social mentalities. His blatant commerciality in his lifetime became a brilliant and revealing mirror of contemporary consumerism and the Zeitgeist of American culture in the 1970s.

As per his desire, the Andy Warhol Foundation for the Visual Arts was established after his death. Many of Warhol’s works are in the permanent collections of most of the museums of modern art around the world, including the Museum of Contemporary Art in Los Angeles, the National Gallery of Art in Washington D.C., the Metropolitan Museum of Art in New York, the Solomon R. Guggenheim Museum in New York, the Museo Guggenheim in Bilbao, the Tate Modern in London and the National Galleries of Scotland in Edinburgh, the Centre Georges Pompidou in Paris, France, and many more.

TOM WESSELMANN (1931-2004)
Tom Wesselmann  Sunset Nude (Variation #1), 2002  Signed on the reverse  Oil on canvas 170 x 193 cm
Tom Wesselmann
Sunset Nude (Variation #1), 2002
Signed on the reverse
Oil on canvas 170 x 193 cm | 67 x 76 in.
Provenance Private collection, USA
Certificate Claire Wesselmann, executor of the Estate of Tom Wesselmann,
has confirmed the authenticity of this work
This work is referenced in the Wesselmann studio Archives under the number #CD85

Tom Wesselmann est né en 1931 à Cincinnati (Ohio) aux États-Unis. Il commence à réaliser des bandes dessinées durant son service militaire dans l’US Army en 1952. Après sa démobilisation, il termine ses études de psychologie et de dessin à l’Université de Cincinnati. Il s’installe à New York après avoir obtenu ses diplômes et devient membre fondateur de la Judson Gallery, où il expose pour la première fois son oeuvre fondatrice The Great American Nude. Au cours des années suivantes, il expérimente avec les motifs patriotiques, les images publicitaires, des objets trouvés et des assemblages pour former un esthétisme qui juxtapose des éléments et des représentations contrastés. Bien que régulièrement associé au mouvement pop art, Wesselmann se distance souvent du groupe en indiquant que ses oeuvres intègrent, plutôt que critiquent, l’objet consumériste dans son art.

En 2005, le Museo d’Arte Contemporanea de Rome organise une rétrospective de son oeuvre, suivie l’année suivante par une exposition majeure à la galerie L&M Arts à New York. Ses oeuvres sont également exposées dans de nombreux musées et institutions comme le Museum of Modern Art et le Whitney Museum of American Art à New York.

Tom Wesselmann was born in Cincinnati, Ohio, USA in 1931. He began producing cartoons while serving stateside in the US Army in 1952, and after his discharge completed degrees in psychology and drawing from the University of Cincinnati.
He moved to New York shortly after graduating and became a founding member of the Judson Gallery, where he first exhibited his seminal piece The Great American Nude. Over the next few years he experimented with patriotic motifs, advertising images, found objects and assemblages in an aesthetic that juxtaposed contrasting elements and depictions. While most closely associated with the Pop Art movement, Wesselmann often distanced himself from the group in the claim that his works incorporated, rather than critiqued, the consumerist object in his art.

In 2005, the Museo d’Arte Contemporanea di Roma held a retrospective of his work, followed by a major exhibition the following year at L&M Arts in New York. His works are also been exhibited at the Museum of Modern Art, New York and the Whitney Museum of American Art, New York, among numerous other museums and institutions.

KEHINDE WILEY (born 1977)
Kehinde Wiley  China Samantha Nash, 2013  Signed and dated on the reverse  Oil on canvas 173 x 143 cm
Kehinde Wiley
China Samantha Nash, 2013
Signed and dated on the reverse
Oil on canvas 173 x 143 cm | 60 x 48 in.
Provenance Stephen Friedman Gallery, London
Private collection

Kehinde Wiley est né à Los Angeles (Californie) en 1977. Il est diplômé du San Francisco Art Institute et de la Yale University School of Art. Travaillant exclusivement la thématique du portrait, Kehinde Wiley mêle les formats traditionnels et les motifs par des modes de représentation modernes. Sélectionnant des oeuvres de maîtres anciens comme Pierre Paul Rubens ou Jacques-Louis David, Wiley remplace les figures historiques par des jeunes femmes et des jeunes hommes noirs. Dans sa série World Stage, les figures héroïques de Wiley sont représentées devant des motifs de fond colorés qui font référence aux textiles et aux motifs décoratifs de différentes cultures allant des
découpes de papier judaïque du 19e siècle aux nuances de couleurs intérieures de Martha Stewart. Le penchant de Wiley pour les juxtapositions détonantes vient de son désir de compliquer les notions communautaires traditionnelles. « Comment pouvons nous dépasser les stéréotypes médiatiques sur l’identité nationale? », a-t-il dit. « Je ne me perçois pas seulement en tant que jeune Américain noir gay, et je ne communique pas non plus avec mes amis brésiliens, mexicains ou juifs selon ces critères identitaires. »

Les oeuvres de Kehinde Wiley font parties d’importantes collections publiques ou privées comme le Metropolitan Museum of Art à New York, le Museum of Fine Arts à Boston ou le Museum of Contemporary Art à Los Angeles.

Kehinde Wiley was born in Los Angeles, California, USA in 1977. He graduated from the San Francisco Art Institute and Yale University School of Art. Working exclusively in portraiture, Kehinde Wiley fuses traditional formats and motifs with modern modes of representation. Selecting Old Master works like Peter Paul Rubens or Jacques-Louis David, Wiley replaces the historical figures with handsome young black men and women. In his related World Stage series, Wiley’s heroic figures are depicted in front of colourful background patterns that make specific reference to textiles and decorative patterns of various cultures, from 19th century Judaica paper cutouts to Martha Stewart’s interior colour swatches. Wiley’s penchant for jarring juxtapositions stems from his desire to complicate notions of group identity. “How do we go beyond the media stereotypes about national identity?” he has said. “I don’t really think about myself as a young gay black American, nor do I interface with my Brazilian or Mexican or Jewish friends that way.”

His works feature in important public and private collections, including the Metropolitan Museum of Art in New York, the Museum of Fine Arts in Boston, the Museum of Contemporary Art in Los Angeles.

 

LE MUSEE PRIVE

tél: (33) 09 75 80 13 23
Port.: 06 08 06 46 45

 
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 Patrick Reynolds
Directeur de publication

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